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 I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]

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Satibelim Asher

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MessageSujet: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Jeu 25 Juin - 15:36

Je suis arrivé depuis environ une semaine. Je viens de terminer une soirée  de travail très acharnée. La lune de vendredi est celle qui me dit que c'est enfin terminé pour ce soir, car elle s'expose librement à nous au même moment des douze coups de minuit. À la ferme j'étais habitué à travailler pendant des heures, mais je pouvais prendre mon temps pour apprécier la terre et la vie. Par contre cette fois, je dois écouter les serveurs mélanger des ingrédients exotiques avec des cadavres d'animaux exotiques pour en faire quelque chose de nourrissant et de comestible. Je sais que je peux avoir l'air incompétent comme ça, c'est juste que je ne suis pas habitué à travailler avec ce genre d'équipement encore moins avec ce genre de nourriture. J'ai juste apris hier la définition d'un fish And chip. Comme d'habitude, je vérifie les commentaires des clients. généralement, c'est positif, même si je parais trop stupide pour me servir d'un four à charbon. Heureusement que les techniques de grillades se ressemblent un peu, même si la source de chaleur est différente, normalement j'utilise du bois alors utilisé du charbon est nouveau pour moi. Heureusement, que des clients ont la gentillesse de commander la surprise du chef ce qui me permet de préparer des plats qui me sont plus familiers comme la tourte a la patate, le waterzooi ou des pates sauce tomate. J'ai juste besoin d'entrainement pour m'habituer à l'équipement puis de maitriser la langue anglaise car je la baragouine un peu mais j'ai l'impression d'être complètement débile.

Une fois mon service terminé, je ramasse mes outils de travail pour les mettre dans le lavabo. Je ferai la vaisselle demain matin si je dois m'occuper de ça, parce que l'hôtel manque beaucoup de personnel et je ne sais même pas s'il y a un plongeur ou même un concierge. alors, je me retrouve à devoir tout laver après mon boulot. Je ne sais pas si c'est normal.

J'examine la cuisine autour de moi, je me mets la main gauche sur le front en réalisant le bordel que j'ai fait ce soir. Des tâches de soupe salée pour la table d'un garçon myope sur le mur, le thé au poivre du Sichuan d'une cliente très réputé et des pelures de patate sur comptoir depuis que j'ai préparé un waterzooi à la patate pour une fille qui a une fleur dans ses cheveux. Puis finalement des goutent de sueurs un peu partout venant de moi.

C'est ce que j'ai laissé comme principal carnage dans la cuisine, mais il y en a d'autres saletés. La crasse sur le four, la pate crue partout sur mon tablier, la peau ratatinés a force de me laver les mains, la spatule couverte de graisse animal et un léger saignement de nez parce que j'ai glissé dans du beurre ce matin. jespère simplement que la vermine ne viendra pas se nourrir avant le balai du concierge. d'ailleurs je devrais l'informé.

Peut-être pas!

Si jamais il s'énervais contre moi parce que j'ai foutu la pagaille dans la cuisine a cause du stress de mon travail ou bien qu'il me cri des injures parce ue je lui donne plus de travail que prévu ou pire encore!

Qu'il me jette de l'eau au visage en récitant des mots dans une bible!
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Lewis E. Nathanaël

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Ven 26 Juin - 17:43


Je ne sais pas pourquoi, mais, depuis quelque temps, je n'ai plus à faire le ménage dans la cuisine et à nettoyer derrière ces imbéciles de cuisinier qui en mettent toujours partout. Vraiment partout. J'ai trouvé de la sauce tomate à des endroits insoupçonnés, comme le sel et le poivre. Des fois, il y a tellement de graisse que ça me prend des heures à tout racler, à tout enlever. Il faut aussi dire que je ne le faisais pas tous les jours, à peu près deux fois par semaine pour le gros ménage. Je n'avais pas le temps pour le faire tous les soirs, j'avais un paquet d'autres tâches à accomplir. Et ça, les chefs, ils ne le comprenaient pas. Dans leur tête, leur seul travail consistait à faire cuire de pauvres animaux sur le feu et à laisser tout le reste dans les mains d'un autre. Non, eux, ils n'avaient pas à faire le ménage. Ce n'était pas leur travail, pas besoin de se forcer à faire ce qu'ils n'avaient pas besoin de faire. Moins on en fait, mieux on se porte, c'est toujours comme ça, peu importe la race, divinité ou non. Je leur écraserais bien le visage dans la graisse pour voir et leur en faire avaler la totalité au passage. Pourquoi ne pas utiliser leur langue pour nettoyer le tout? Hm? Ouais, ça doit être ce genre de pensées qui m'avaient fait tomber des cieux. Enfin, ce n'était que des pensées, je ne ferais jamais une telle chose dans la réalité. Je leur verserais plutôt mon seau d'eau sale sur le sommet de leur crâne, le tout accompagné d'un air faussement désolé.

Ça devait bien faire une semaine que la vaisselle, à mon arrivée, était déjà lavée et même rangée. Et ça devait aussi bientôt faire une semaine que je ramassais jour après jour des petits cadeaux dans la salle de bain. Du vomis plein le carrelage, tout autour de la toilette parce que le client n'avait soi-disant pas eu le temps de se rendre. Il ne savait surtout pas viser oui. Ça empestait. Et les odeurs nauséabondes ne venaient pas que de là, mais aussi directement des cuvettes. Beaucoup avaient l'affreuse manie d'oublier de tirer sur la chasse d'eau. Je sais que c'est assez nouveau, que ce n'est plus juste un trou sans fin, mais la cordelette n'était pas là que pour faire joli mon gars ou ma fille. Parce que les femmes étaient loin d'être mieux, je dirais même que c'était les pires parfois. Ça dépendait des jours. Quoi qu'il en soit, ça restait vachement déplaisait, peu importe la journée. Que ça soit au Nouvel An ou à Pâque. Je me disais vaguement que c'était peut-être dû à ce qu'ils mangeaient, à ce que leur estomac ingurgitait et que ça ne devait pas plaire à leurs intestins. Ils se rebellaient et les pauvres clients en payaient fortement le prix. Je soupirai me disant que je devrais peut-être en glisser un mot aux cuisiniers.

D'ailleurs, c'était vers les cuisines que je me rendais, armé de mon fidèle torchon et de mon seau d'eau. Je ne pensais pas en croiser un, j'arrivais quand même un peu tard. Le temps me manquait pour venir m'occuper du tout durant la journée ou la soirée. Sérieusement, le directeur allait me tuer à me faire travailler ainsi, comme un bœuf. J'avais besoin d'un collègue, mais vraiment. Je pourrais lui refiler toutes les tâches ingrates qui m'encombraient et lui apprendre la dure vie de concierge. En espérant qu'il ne s'enfuit pas comme le dernier au bout d'à peine deux semaines, voire moins. Ha, je vous jure, ça rechignait toujours à travailler. Ce n'est pas un camp de vacances! Tu n'es pas là pour te prélasser et draguer au bar, tu es là pour récurer le plancher. Il ne l'avait pas accepté, pas du tout même. Et il avait disparu dès l'aube, ce trouillard. Il aurait au moins pu me rendre une petite visite pour m'annoncer qu'il filait d'ici et allait parcourir le monde, que sais-je! Ou, encore, au moins me glisser un petit mot sous la porte de ma chambre, ce n'était pas très sorcier.... Sauf s'il ne savait pas écrire. Là, on pouvait en reparler. Enfin, c'était irrespectueux, quoi! De disparaître comme ça du jour au lendemain sans le moindre avertissement!

Bref, trêve de bavardage intérieur, je poussai doucement la porte de la cuisine. Elle s'ouvrit en silence, moi qui avait pris la peine de grincer huiler* les gonds voilà déjà quelques jours. On n'arrêtait pas de se plaindre du bruit, de cet affreux grincement sinistre, alors je m'en étais occupé dès que je m'étais trouvé un peu de temps, entre le nettoyage du plancher et de la literie, ce qui relevait assez du miracle. Sans bruit, vieille habitude que j'avais, j'entrai dans la pièce avant de figer, manquant d'échapper mon seau et d'étaler l'eau partout sur le carrelage. Je clignai des yeux, je reclignai des yeux et je rereclignai des yeux avant de finalement les frotter à tour de rôle de ma main libre. C'était quoi ça? Je devais rêver, dites moi que je m'étais pour une fois endormi et que ce véritable bordel devant moi était un cauchemar! Je ne remarquai pas dans l'immédiat la personne qui se tenait au beau milieu de ce désordre. Il faut dire que ça faisait un moment que je n'avais pas eu le droit à une pièce aussi chaotique. Ça me prendrait une bonne partie de la nuit tout nettoyer! Et il fallait que ça le soit, ça devait être propre pour le lendemain matin, pour que les cuisiniers puissent faire leur déjeuner. Foudroyant l'homme du regard, je lui dis d'un ton assez sec j'dois bien l'admettre : "Toi, j'espère sérieusement que t'as l'intention de ramasser ton bordel." Oui, je l'accusais, oui je disais que c'était sa faute pour toute la crasse qu'il y avait. Même si j'avais vraiment aucune, mais franchement aucune idée si c'était bel et bien lui qui avait commis ce crime contre la propreté.  

Sans réellement attendre de réponse, je me dirigeai vers un placard dans le fond de la pièce, l'ouvrant brusquement avant d'en sortir un balai de paille et de refermer durement les portes. Un gros « clack » bien bruyant résonna dans la cuisine, se répercutant contre les parois des murs, tandis que je laissais un gros soupir m'échapper. Il était déjà minuit, j'étais crevé et, putain, je n'avais franchement pas envie de me taper autant de boulot. Je reportai mon regard sur sa personne, plissant les yeux en le dévisageant. Je ne le connaissais pas, mais là pas du tout. Je ne l'avais encore jamais croisé dans les couloirs. C'était un nouvel employé? Peut-être même un client qui s'était égaré, maintenant que j'y pensais. J'écartai vite cette hypothèse en apercevant son tablier tâché qui ornait sa taille. Non, ça semblait être cuisinier. "Mais au fait, tu es qui déjà? Tu fous quoi ici et à cette heure-ci?" J'allais au moins m'enquérir du minimum, je l'engueulerais comme du poisson pourri après coup. Ha, c'était vrai, je ne devais pas non plus oublier de lui mentionner le problème avec les clients qui vomissaient à tour de bras. Enfin, si c'était un cuisinier. Sinon, je garderais mon mécontentement pour le grand chef demain matin en lui disant de changer le menu et que, non, il n'y avait pas place à discussion mon vieux.
_______________________

* Je me suis rendu compte après coup que j'avais écrit « grincer » au lieu de « huiler »! x'D


Dernière édition par Lewis E. Nathanaël le Mar 30 Juin - 15:09, édité 1 fois
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Satibelim Asher

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Mar 30 Juin - 14:51

Au moment où j'hésite à sortir de la cuisine pour demander de l'aide, la porte se met à grincer et une femme équipée d'un seau d'eau et d'un torchon arrive vers moi. Elle a des cheveux brun foncé, un corps assez athlétique puis des yeux cernés et un visage frustré comme si elle portais une médaille écrite "j'aurais préféré être ailleurs" écrit dessus. Je ne sais rien sur elle encore moins ce qu'elle fait ici et pourquoi est-ce qu'elle n'a pas de fesse sur la poitrine? C'est vraiment perturbant. Mon premier réflexe est de figer sur place par panique. Depuis mon incident avec les fanatiques, j'ai un peu peur des étrangers. Si je leur dis quoi que ce sois ça peut aboutir dans les oreilles d'individus qui cherchent à m'éliminer ou pire encore, je peux accidentellement lâcher un secret gênant comme ma difficulté à différencier les hommes et les femmes et ma pan sexualité.

Je sais ce n'est pas la meilleure solution, je sais que ne pas bouger est un truc pour faire partir un chien énervant ou une guêpe agitée. Face à une autre personne l'immobilité représente que la bêtise incarnée. Je ne suis pas dans un jeu pour enfants où on ne bouge que quand l'adversaire a le dos tourné.
J'ai vraiment peur...

Puis vient le moment fatidique ou elle me dévisage avec son visage de calamars frustré. Je ne sais pas pourquoi un calamar. ah oui! c'est parce que j'ai fait frire ces trucs-là durant la soirée et j'y pense encore. "Toi, j'espère sérieusement que tu as l'intention de ramasser ton bordel."

Je ne suis pas trop certain d'avoir compris ce qu'elle a dit puisque j'ai encore du mal avec ma troisième langue. Je crois qu'elle m'a désigné et qu'elle veut que je pique ma masse.

Attends je n'ai pas de masse seulement un attendrisseur à viande.
Juste à voir ses déplacements et la brutalité de ses gestes, c'est évident qu'elle est en colère. Puis, elle se retourne vers moi et me demande.



"Mais au fait, tu es qui déjà? Tu fous quoi ici et à cette heure-ci?"


Je ne suis pas certain de comprendre veut savoir ce que je fait ici? du moins, je me poserais la question si j'étais a sa place. vu qu'elle ressemble a une concierge je suppose que c'est son boulot d'être ici.

J'essaie de répondre du mieux que je peux avec le peux de mot que je comprends.

"hmm... je viens de finir de travail, car vendredi soir, beaucoup visiteur, alors beaucoup cuisine."

Je m'avance vers le lavabo je commence à faire couler l'eau pour nettoyer les chaudrons. J'évite de trop parler parce que je ne suis pas très doué avec la langue locale et je ne sais pas encore quel mot ne doit pas être dit. Je ne sais même pas s'il y en a juste un mot interdit.
je sors aussi des chiffons pour commencé à laver mes dégâts.
Peut-être qu'elle ne se fâchera plus contre moi.
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Lewis E. Nathanaël

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Mer 8 Juil - 9:23


Il ne disait rien, absolument rien comme s'il était muet, comme si, étrangement, quelqu'un lui avait arraché la langue. Il me laissait parler, ne bougeant pas le temps que je fasse quelques petites choses. Notamment, manquer de briser les portes du placard sous la force que je mis pour les refermer. L'armoire à ses côtés tangua d'ailleurs, menaçant de tomber sur ma personne dans le but malsain de m'aplatir comme une crêpe et, une boîte logée sur le dessus, elle, n'y manqua pas. Je la replaçai avant qu'elle ne tombe, la tapant du haut de mon balai, le morceau de bois résonnant contre celui de la caisse qui reprit bon gré mal gré sa place. Si j'me souvenais bien, il y avait du vin dedans. Du vieux bon vin bien cher et je n'avais franchement pas envie de nettoyer le sol à la suite d'un déversement improvisé. Ou de payer la note. Très peu pour moi. J'en avais déjà bien assez à faire comme ça, je n'allais pas en rajouter une couche par-dessus le marché. Et, surtout, je ne croyais pas que celui-là, l'autre homme là, allait m'aider à ranger le tout. J'étais certain qu'il allait imiter ses collègues et prendre la poudre d'escampette pour on ne sait où. Peut-être pour aller fricoter avec les incubes et les succubes? Qui sait. Okay, je l'admets, je n'avais guère une très grand opinion des cuisiniers, ni même un tant soit peu d'estime pour eux. Ça foutait le bordel et ça disparaît et je sais que je me radote, mais c'était vrai bordel!

Sauf que, visiblement, je me trompais. Ces temps-ci, je me trompais souvent au sujet des gens, me fiant à des impressions qui se relevaient au final fausses. La preuve, de ce que je comprenais des quelques mots qu'il baragouinait, il était resté exprès pour ranger un peu le tout. Et, en plus, il semblerait avoir eu une journée chargée. Oh, alors je n'étais pas le seul à m'être fendu en quatre aujourd'hui? C'était encourageant à savoir, ça laissait moins un goût amer, âcre, sur ma langue, de me dire qu'il y avait encore des gens travaillants. Même, sans attendre, il alla direction le lavabo sans que j'aie à le lui ordonner, s'occupant de nettoyer la vaisselle. Tiens donc, alors c'était lui le mystérieux personnage qui lavait les chaudrons sales avant de les ranger? Je me permettais de l'avancer, ne croyant pas qu'il y avait autre personne qui le ferait. Je connaissais les autres cuisiniers, sauf lui. Il devait être nouveau, il devait être celui qui avait du baume au cœur et un peu d'intégrité. Ma foi, la petite colère qui tourmentait le bas de mon ventre en apercevant l'état de la cuisine se calmait, s'apaisait quelque peu.  

Évidemment, je n'étais pas idiot, j'avais aisément compris que l'anglais n'était certainement pas sa langue première. Les quelques mots qu'il avait employés, basiques et simples, étaient un indice et, par-dessus le marché, on pouvait ajouter son accent qui m'était un peu familier. Il faut dire qu'en deux siècles d'errance ici-bas, j'avais eu le temps d'en attendre, de ces langues et même d'en apprendre quelques unes. J'avais toujours aimé les langues et c'était un vrai plaisir pour ma personne d'en apprendre, d'en découvrir les secrets qu'elles recelaient. Toutes ces petites choses qui donnent le ton et qui les caractérisent si bien. Elles font partie d'une culture et l'une comme l'autre s'influence. C'est fascinant. Même les gens qui partagent une langue, mais qui sont dispersés à différents endroits auront leurs propres expressions, des mots qui diffèrent et un accent parfois si fort qu'on se demande réellement s'il s'agit de la même langue. Et lui, je me demandais, si ce n'était pas l'anglais, qu'elle était-ce? Et pourquoi se murait-il dans le silence, pour une fois que j'avais quelqu'un avec qui me taper tout ce ménage, j'aimerais bien qu'il me cause, qu'on se fasse une petite jasette pour passer le temps parce qu'on allait passer un long moment en compagnie de l'un comme de l'autre. Que ça lui plaise et que ça me plaise ou non.

Je n'allais pas le renvoyer, il allait m'aider.

Je déposai mon seau d'eau près de l'armoire, y appuyant le balais avant de m'approcher et de piquer un essuie près du lavabo, tendant la main pour récupérer les chaudrons et autres qu'il nettoyait. "Hm... Toi, l'anglais, c'est pas ta langue première hein?" que j'fis remarquer d'un ton assez ironique, du genre que je disais l'évidence même et qu'il aurait fallu être idiot pour ne pas le constater. Je n'attendis pas sa réponse, enchaînant sur une autre question qui m'intéressait : "Du coup, c'est laquelle ta langue première?" Vaguement, je me disais que peut-être je la connaissais et que, peut-être, nous pourrions discuter. Je doutais de pouvoir lui faire part des problèmes reliés à l'estomac de nos chers clients s'il ne comprenait pas un traître mot de ce que je disais. Oui, parce qu'à mon avis, s'il avait du mal à parler, il avait aussi du mal à comprendre. Un peu perdu dans mes pensées, quand j'attrapai un chaudron en fonte, j'oubliai un instant à quel point c'était lourd et il m'échappa pour venir s'écraser sur mon pied, broyant les os de mes orteils au passage alors que je me pliais en deux, hurlant un long juron. En fait, pour être plus exacte, plusieurs jurons. Encore et encore, ils quittaient ma gorge les uns après les autres. Je retirai vivement mon pied, laissant le chaudron à sa place et tomber lourdement sur le plancher, tandis que mes mains s'appuyaient sur le comptoir et que je penchais la tête vers l'avant, mordant ma lippe et mettant tout mon poids sur mon autre jambe. Oh putain de merde, ça faisait un mal de chien.    

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Satibelim Asher

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Jeu 16 Juil - 12:08

Depuis de j'ai commencé a nettoyer mes outils de travail, l'atmosphere est beaucoup plus détendu. du moins, c'est une impression basé sur les mouvements de la personne qui est dans la même pièce que moi en ce moment.

Quand je regarde toute la saleté dans cette cuisine, je réalise que je suis le seul a rester la nuit pour laver la fonte et ranger les plats. C'est a me demander si les autres employés manquent de bon sens. Je comprend un mieux pourquoi elle est grognonne . Elle se retrouve a néttoyer dérière nous après le service.

Je suis le seul a laver un peu derière moi, même le chef Gordon jette tout le monde a grand coup de pied a la fermeture. (Ne pas prendre au pied de la lettre.) Je ne fais que partir et revenir pour laver un peu. ça dois être pour ça que je ne me suis pas fais prendre depuis le temps. Les autres cuisiniers pensent que c'est la concièrge qui rend le tout propre.

Je suis un peu dégouté par la paresse de mes collègues, On dirait que je suis le seul qui a commencé a travailler a l'age de 7 ans dans une ferme les mains dans la terre et les patates. ok... il y a beaucoup d'autres boulots, mais le principe est le même. J'ai apris a vivre par moi-même et contribuer a la famille. On dirait que les autres cuisniers s'en fiche du moment qu'ils sont payés.

Alors que je t'en un chaudron a ma camarade, elle me dit des truc que je ne comprend pas très bien. Je crois qu'elle me disait que mon anglais mange du chou. Je crois que j'ai rien compris.

Puis après je crois qu'elle dit quelque chose a propos de mon langage. Je devrais essayer de parler en français juste pour voir. Ou encore flamant, mais je ne pense pas qu'elle parle le flamant, car personne parle le flamant en Angleterre. Mon francais n'est pas parfait, mais il fera l'affaire.

En réalité, je suis Hollandais et je suis née dans une petite campagne a Amsterdam dis-je en français mélanger a mon accent hollandais.

Puis subitement, elle échappe de la fonte sur son pied. La douleur provoque un son horrible venant de sa bouche qui crache des mots incompréhensibles. C'est bizarre elle a une voix drôlement grave pour une jeune femme.

Mon premier réflexe est de courir vers elle de retirer le chaudron des lieux. (c'est vrais qu'il est lourd.) Je me penche vers son pied je demande d'enlever sa chausure toujour en français.

"Enlevez votre chausure, je veux voir si c'est enfler."  

Avant même qu'elle m'accorde la permission, je commence a lever légèerement le pied de la blessé et retiré le soulier.
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Lewis E. Nathanaël

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Lun 20 Juil - 15:39


Mes oreilles étaient toutes ouïes, attendant avec une certaine impatience de connaître sa langue natale.  J'étais curieux, je l'admets. Et lorsqu'il me révéla dans un français presque impeccable, du moins, dans ses mots, car il y restait un fort accent que j'aurais dit.... Oh, flamant. S'il venait d'Amsterdam, ça devait être flamant. Pour une fois, mes lèvres s'étirèrent en un sourire, ce qui était une vue plutôt rare. Mais enfin, le français! C'était une belle langue, elle était merveilleuse à l'écrit. Tant de mots, tant d'expressions que l'on ne retrouvait malheureusement pas en anglais. Le vocabulaire était parfois un peu plus limité, bien moins large. Le choix était plus réduit. Je le remarquai bien, moi qui lisais dans les deux langues et dans bien d'autres. J'aimais mieux lire un livre dans sa langue originelle, car une fois traduite, il perdait les beautés de ses racines. Les écrits sont modelés par la langue et la culture qui s'y véhicule, ce qui diffère d'une langue à l'autre. Elle perdait de sa saveur, de son intérêt. Ce n'était plus tout à fait la même œuvre à mon humble avis. Même si c'était des traducteurs hors pair, de grands écrivains qui transcrivaient les œuvres d'un de leurs compères, elle sera inévitablement influencée par sa plume. J'étais difficile, je le sais bien! Je préférais de loin pouvoir constater de mes propres yeux ce que voulait dire l'auteur, ce qu'il voulait nous faire comprendre sans qu'aucun autre ne vienne y mettre son grain de sel.

C'était peut-être parce que j'étais perdu dans ses pensées, ravi qu'il parle une si charmante langue, que j'attrapai du bout des doigts le manche du chaudron en fonte et que je l'échappai.  Plié contre le comptoir, je retenais quelques larmes. Elles perlaient au coin de mes yeux, reluisant sous la lumière. La douleur avait monté, longeant ma jambe en s'atténuant lentement vers ma hanche. Elle y disparaissait, toutefois, je m'en rendais à peine compte, bien trop concentré sur mon orteil. J'avais l'impression qu'il était en mille morceaux, mille miettes, un peu comme un pain sec qu'on écraserait au-dessus d'une soupe. Que l'os était fracassé et je me doutais que c'en était probablement le cas. Je l'avais échappé de haut et c'était un poids lourd. J'avais fermé les paupières, m'enfermant dans ce monde de ténèbres tout en serrant les dents. Allez, souffle, ce n’est rien. C'est juste un petit bobo qui partira bientôt. Je ne l'aperçus donc pas s'accroupir, je l'entendis seulement me demander de retirer moi-même ma botte. "Tu peux pas plutôt l'enlever toi-même!?" Que je lui crachai presque en français, reprenant une langue qu'il comprenait vraisemblablement bien. Je n'étais pas réellement en colère contre lui désormais, mais seulement, seulement... en colère sous la douleur. Elle pouvait nous rendre facilement irritables, nous rendre si différents. J'étais plutôt calme normalement, c'était même ma nature. Cependant, elle était tout bonnement insupportable et je n'avais franchement pas envie de me pencher pour retirer ce soulier. Hors de question.

D'ailleurs, c'était plus une botte qu'un soulier propre. Il était lacé, montant un peu plus haut que ma cheville. Je ne voyais pas l'intérêt de porter ces jolies chaussures de cuir alors que je travaillais dans la saleté. C'était un plan pour les ruiner en moins de deux. Ça serait stupide de ma part et je me croyais assez intelligent pour porter une tenue de travail convenable. Enfin, j'avais à peine eu le temps de terminer ma phrase qu'il entreprenait déjà de la retirer et c'est là que j'ouvris les yeux, les portant sur lui ou, plutôt, sur le sommet de son crâne aux cheveux blanchâtres. Un peu comme ces lapins. Ils ont souvent le pelage blanc après tout. Son corps cachait en grande partie mon pied, m'empêchant de voir les dégâts. Mais je le sentais enflé, j'étais certain que, déjà, mon gros orteil prenait bien plus d'ampleur que normalement au travers de mon bas de laine. Entre autres, je n'avais pu retenir un petit geignement plaintif lorsqu'il avait retiré la botte. La barrière de mes dents comme de mes lèvres n'était pas suffisante, il faut croire. "Attends, j'vais m'asseoir sur le comptoir. Je suis loin d'avoir la meilleure des équilibres et je crois pas que tu aies envie que je t'écrase." Que je lui dis, continuant à déclamer mes paroles en un français presque sans accent. Celui qui s'y trouvait n'était pas anglais, il était simplement un mélange de plusieurs langues.

Comme je lui avais dit, je sautillai les quelques centimètres qui me séparaient du meuble avant de prendre un élan et de m'y asseoir plutôt agilement. J'étais peut-être dépourvu d'équilibre, mais je n'étais pas totalement un cancre. C'était dans une grimace que mon fessier atterrit sur le comptoir froid encore un peu sale. Je n'avais pas trop regardé où j'avais décidé de poser mon arrière-train, mais je me doutais quelque peu que ça devait être sale et que mon pantalon allait en pâtir. Parfait! Pourquoi pas! Je le laverais donc avec la literie. Tiens. Bien sûr. En espérant que ce ne soit pas de la sauce tomate et qu'il ne soit pas taché. De la farine ou du jus de citron, ce serait plutôt bien. Passant une main dans mes cheveux, les renvoyant vers l'arrière en dégageant dès lors mon visage des mèches qui l'encadraient normalement. "Est-ce que vous avez une trousse de premiers soins ou un truc qui peut servir de bandage dans la cuisine?" Je posai à nouveau mon regard de suie sur lui, mes iris quelque peu camouflés par mes longs cils.  "Si ce n'est pas le cas, on s'arrangera autrement. Et j'irais me plaindre à Godron demain qu'il devait en mettre une." Que je rajoutai d'un ton un peu râleur, ronchon et sec. En fait, j'étais presque sûr qu'il n'y en avait pas. Pourquoi aurait-il pris la peine d'en mettre une? Ça ne lui ressemblerait pas. Et puis, avec les créatures qui trainaient ici, très peu trouvaient une utilité à garder une trousse près d'eux. Mes chers, j'avais beau être un ange déchu dont la guérison était affreusement rapide, je restais essentiellement mortel. Comme les humains. Et, putain, je pouvais me blesser et avoir mal. Très mal.
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Satibelim Asher

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Mar 28 Juil - 4:18

Elle me demande s'il y a une trousse de soin dans la cuisine et la seule réponse que je peux donner c'est un non. Je n'ai jamais vu ce genre d'objet, car j'en ai jamais eu de besoin, car quand je me blesse, ça guérit presque tout de suite et en général, la douleur ne reste pas. Par contre, je crois qu'on a de la glace, de la menthe ainsi que du jus de citron qui pourrait être utile contre ce genre de blessure. Je m'en servais quand on père avait la main enflé a cause d'un accident de travail. J'espère juste que la concierge à la voix grave se calmera un peu.
Les mains tremblantes, je fouille dans les armoires pour la menthe, dans la réserve pour les fruits jaunes puis je récupère un seau rempli de glace récupéré dans le congélateur. Pourvu que ça marche.

"Je connais un truc de grand-mère pour soigner ce genre de bobo, c'est un mélange de menthe, de citron et d'eau glacée" dis-je en préparant un mélange dans un bol. Je ferai un bandage avec un chiffon une fois que son pied aura dégonflé à cause du froid.

Je mets ensuite la glace dans mon grand bol rempli de ma mixture.
Quand je me retourne vers elle pour l'aider je remarque qu'elle s'est assise sûr de la confiture de raisin. Oh l'ironie le concierge se salit alors qu'elle se repose. En plus, elle se retrouve avec une des pires saletés du monde. Je ne peux m'empêcher de rire un moment en réalisant l'erreur qui s'est produit.

"Tu as mis tes fesses sur de la confiture de raisin hahaha euuu..."


...

J'arrête immédiatement de rire et je fige de nouveau réalisant à quel point j'ai été méchant. Puis, je me penche vers elle pour placer le bol de liquide glacé sous on pied avant de mouiller le pied en question.
Cette eau est froide brr....

Je m'attends à ce qu'elle recommence à me hurler dessus comme la veille frustrée qu'elle est. Si c'est le cas, je renverse tout, je casse sa jambe et je mets le feu à la cuisine, car plus question que je me fasse traiter en idiot sandwich. Quoi? Est-ce que je viens vraiment de penser à ça? Normalement, je suis gentil avec tout le monde, même avec Gordon qui est pourtant si dure avec moi.

Peut-être que je suis fatigué. Ça  doit être ça! La fatigue a probablement affaibli ma volonté et le côté démoniaque de ma personne en saisie l'occasion. Je suis peut-être fragile en ce moment et je devrais peut-être ne parler pour éviter que ça dégénère en folie furieuse. Je sais que ce n'est pas dans mes habitudes de faire mal aux autres, j'ai un grand sens moral, mais aussi un côté de ma personnalité que je réprime facilement d'habitude, mais ce soir j'ai travaillé 12 heures de suite et j'ai les nerfs fragiles, j'espère que le réservoir n'explosera pas.


"S'il vous plaît, je n'aime pas quand on utilise une grosse voix inutilement madame. Ça me rend... nerveux. alors essayons de faire en sorte qu'on puisse oublier l'incident après. Ah! Au fait, je m'excuse d'avoir ri de votre malheur concernant la confiture. "

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Lewis E. Nathanaël

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Lun 17 Aoû - 7:42


La douleur se faisait lancinante, montant et longeant ma jambe avec malice. Je prenais de grandes respirations, cherchant par là à me calmer et à ne pas recommencer à hurler sous la souffrance et, surtout, à ne pas passer mes nerfs sur ce jeune cuisinier. Je m'étais assis sur le comptoir, c'était bien trop difficile de rester droit et de ne pas tomber. Parions que si je perdais l'équilibre, je me casserais inévitablement autre chose. La main cette fois-ci, et pourquoi pas!? Je n'avais pas regardé où je posais mon fessier, je n'y pensais pas n'ayant qu'envie de m'asseoir et d'enlever ce poids sur mes jambes. La douleur avait cette vague tendance à perturber légèrement la tête et à jouer de nos pensées, on ne réfléchit plus clairement. Je sentis bien quelque chose sous moi, je me doutais qu'au final je m'étais installé sur de la nourriture et gluante par-dessus le marché. Toutefois, je fis mon autruche, faisant comme si je n'avais pas remarqué et priant encore que ce soit de la farine. Je râlerais sur le sujet un peu plus tard, quand j'aurais moins envie de m'arracher le pied pour mettre un terme aux élancements.

Mes mains se posèrent sur les bords du comptoir, les serrant fermement. C'est fou comment ce geste anodin pouvait m'apaiser, dévier mes pensées. Mes yeux se portèrent vers lui, le regardant prendre à la va-vite toutes ces choses. J'arquai un sourcil lorsqu'il prit la parole, m'annonçant que c'était une recette que j'oserais dire miracle de son grand-père. Je dis miracle parce qu'en cet instant j'avais surtout l'impression que rien ne pouvait calmer la douleur et que tout allait l'empirer. Un peu de défaitisme? Probablement. Disons que je n'étais pas d'humeur à positiver en cet instant précis. Quoique ça n'a jamais été ma grande force, c'était peut-être même une qualité qui me faisait défaut. Je poussai donc un grognement peu convaincu, qui hurlait que je doutais de ce petit traitement. "J'espère que tu sais ce que tu fais parce que, sinon, je te jure que je te fais ravaler ta mixture." J'étais grognon, j'étais ronchon, seulement, je savais aussi que ces mots étaient des paroles en l'air. Il cherchait tout de même à m'aider, je n'allais pas repayer sa gentillesse à lui faisant avaler le bol entier. Cependant, ça, je ne lui dirais pas. J'étais tout bonnement bien trop frustré pour sortir de douces, tendres et gentilles phrases pour le remercier. Ce n'était pas non plus dans mon caractère, il faut l'avouer.

Je tournai des yeux à son commentaire, grognant un peu plus lorsqu'il se mit à rigoler. Oui je venais de tacher une paire de pantalons, oui on dirait alors que je me suis fait dessus, oui je vais avoir l'air d'un bel idiot, merci bien! Ma prise sur le bord du comptoir se resserra, j'avais presque l'impression de pouvoir enfoncer mes ongles dans celui-ci. C'est que je n'y allais pas de main morte pour y passer à la fois ma colère et ma souffrance. Il n'y avait pas de trousse de premiers soins, je devrais me contenter de son traitement. Alors, qu'il s'approchait, je fis l'effort de me pencher, une main délaissant le comptoir pour attraper doucement mon bas et le retirer tout aussi délicatement, grimaçant de ces airs plaintifs, tandis que je lui disais : "Tu as fini de rire!? C'est en effet très drôle, je me tords de rire moi. Ha, ha, ha." On savait que j'étais énervé quand je plongeais dans le sarcasme, l'ironie et le cynisme. Un long geignement m'échappa quand je retirai le reste du tissu. Il s'était collé à mon gros orteil et au sang, un morceau d'ongle qui s'était cassé sous l'assaut de la fonte se retirant à son tour. "Bordel de merde!" Que j'hurlai, lançant furieusement mon bas au sol d'un geste sec avant d'observer les dégâts, bien dégoûté.

Mon ongle s'était fendu au beau milieu, la moitié s'étant retrouvée arrachée avec le bas et le sang coulait à flots, salissait le plancher jusqu'à ce qu'il mette le bol sous mon pied. Je n'hésitai pas à y mettre mes orteils tout d'abord, puis le reste. Je frissonnai, Dieu que c'était froid. Super, juste, super. Au moins, la cuisine était en théorie la dernière corvée que j'avais à faire pour aujourd'hui, je pourrais me reposer et me soigner convenablement après coup. Enfin, j'allais au moins passer par le petit traitement du cuisinier et trouver un quelque chose pour bander mon pied avant d'attraper le balai et de nettoyer le plancher, puis le torchon et les comptoirs, la table, le reste de la cuisine en somme. J'essayerai alors de ne pas trop marcher sur la jambe blessée, je claudiquerais comme un clochard. J'en étais là dans mes pensées quand il m'en sortit, quand il reprit la parole pour dire une ineptie qui aurait pu m'en décrocher la mâchoire à vrai dire. Elle s'ouvrit d'ailleurs, grande ouverte même.

Madame.... MADAME!? Ce petit idiot, il venait de dire la chose que je détestais le plus, que je haïssais autant que je hais les incubes. "MADAME!? Peux-tu me dire d'où j'ai l'air d'une femme!? Je suis un homme, un homme de A à Z." Que je ne pus m'empêcher de hurler, agitant ma main dans tous les sens, visiblement assez outré. J'avais un visage et un corps androgyne, je le savais bien, mais je ne supportais pas lorsque l'on me prenait pour une fille. Je ne sais pas pourquoi, cela avait tendance à m'irriter. Je n'avais rien contre la gent féminine, loin de là, mais j'appartenais à la gent masculine. Ce n'était pas tant une insulte ou peut-être que si au fond. Quoi qu'il en soit, ce choc de ce mot prononcé avec innocence me fit oublier ce qu'il disait ou, plutôt, je ne portai pas attention à la suite. Cela passa par une oreille pour ressortir par l'autre, et ce en un coup de vent.  

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Jeu 20 Aoû - 15:47

Suite à la déclaration du concierge, mes yeux deviennent ronds comme des billes réalisant mon erreur et ma stupidité.

Alors depuis tout ce temps... depuis le début de la nuit... depuis le début de sa vie...
C'est un homme?

Un homme avec des cheveux longs... Pourquoi est-ce que je n'ai pas pensé à ça quand J'ai entendu sa voix grave? Mais... eut. que. AH merde!

Pas étonnant qu'il soit si grognon C'est de ma faute c'est de ma faute, je l'ai traité comme une fille depuis le début de la nuit.

Pour le confirmer je touche du doigt son bras droit en appuyant un peu. Sans rien dire parce que je suis encore sou le choque.

Je sens quelque chose comme du caoutchouc dur sur son bras. Normalement les femmes n'ont pas ce caoutchouc dans les bras. Ça veut dire qu'il dit la vérité.

La vérité...

Est-ce qu'il me méprise ou il s'énerve sur moi parce qu'il est blessé? Peu-importe la raison, ça me déplaît et je suis dégoutté. Qu'il me suffise de croire que je suis un fardeau, un bon à rien, un sandwich à l'idiot. Si c'est juste parce qu'il est énervé par la douleur ou si c'est vraiment qui lui cause problème. Ça ne change rien. J'ai des songes qui me pousse dans les tripes à cause de lui. J'ai juste envie de... HAAA!

C'est vrai ce n'est pas dans ma nature de me sentir comme ça. Normalement, même quelqu'un est en colère ou triste, je lui fais un câlin pour montrer que je suis prêt à l'aider à se sentir mieux. Pourtant maintenant, j'ai du mal à gérer et je suis épuisé par mon vendredi soir.
J'ai placé ce chaudron durant mon service est-ce que c'est ma faute?
Finalement, je décide d’examiner le pied blessé plus en détail en ignorant la crise du concierge énervé parce que je suis un bon garçon et les bons garçons ne s'énervent pas sur les gens qui s'énervent. Même quand les fanatiques m'avaient enlevé, je suis resté calme.

Aie! C'est horrible son pied est complètement écrabouillé et le sang se met à couler. Son pied est dans une salle état je ne pense pas qu'il soit en mesure de nettoyer la cuisine dans cet état. Encore moins marcher.

Alors je pars prendre des serviettes et j'improvise un bandage puis je remplit un sac de glace. Je décide de couvrir le pied avec les serviettes et je tends le sac de glace dans la main du concierge.

« C'est à cause de moi si tu es dans cet état, je vais te porter jusqu’à ta chambre et terminer ton nettoyage. Demain matin, on ira voir l'infirmerie pour te soigner. Car, en ce moment tu tiens à peine debout »

Je commence à passer mon bras droit vers le dessous de ses genoux et son épaule mais je ne pense pas qu'il acceptera que je fasse cela.

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Sam 22 Aoû - 6:52


Et bien dis donc, on dirait que l'idée que je sois un homme n'était même pas passée par sa tête, se contentant plutôt de me considérer comme une femme. Je ne savais si ses yeux de merlan frit devaient me faire rire ou m'énerver un peu plus. Étais-je réellement si étonnant que j'ai quelque chose dans le pantalon? On se méprend souvent et à chaque fois j'ai le droit à ce visage étonné, mal à l'aise. Quoique normalement, les gens s'en rendent compte dès que j'ouvre la bouche et que je parle, même si ma voix n'est pas la plus masculine du monde. Certes gracile, fluette, elle reste aussi grave et profonde. Et, bordel, à ce que je sache, je ne portais pas de longues robes!? Les femmes, à notre époque, étaient toujours drapées dans leurs atours, le tissu tombant jusqu'à leurs chevilles et, à chaque fois que je les voyais, je me disais que se déplacer dans cette tenue devait les épuiser, encore plus sous le soleil tapant de midi. Je me demandais aussi, parfois, comment elles pouvaient respirer avec ce corset qui serrait leur taille à les étouffer. Vraiment, j'allais me contenter de mon veston et de ma chemise.

J'arquai un sourcil, sentant cette pression contre mon bras qu'il faisait de son doigt. Mais qu'est-ce qu'il faisait, celui-là? Le dévisageant, je le laissai faire. Il semblait curieux et je crois que ce fut ce geste qui le convainquit de mon allégeance à la gent masculine - ne me demandez pas pourquoi. Enfin, tant qu'il le comprenait, c'était bien suffisant. Lentement, je reprenais mon calme, prenant de grandes respirations saccadées. Ce n'était pas la mer à boire, ce n'était qu'un petit accident de sa part. Je n'allais pas piquer une crise de nerfs pour si peu. Même si c'était bien parti pour. Douleur, colère et fatigue, ça ne faisait pas un bon ménage. Ça m'irritait, me mettait à fleur de peau. Allons, allons, soupire, soupire, tout va bien.

Mais non, tout n'allait pas bien.

Une fois le pied dans le mélange, je renvoyai la tête vers l'arrière, me mordant la lèvre inférieure en tapant sur le comptoir, sifflant la douleur entre mes dents. Encore. Encore. Encore. Oh, ça faisait un mal de chien. Qu'est-ce qu'il avait mis là-dedans? Je n'avais pas réellement regardé. Peut-être aurais-je dû? Je repris mon souffle, ramenant ma tête vers l'avant, histoire de bien voir ce qu'il en était. Sa mixture avait désormais pris des teintes rouges, tourbillonnant sous mon pied et autour de celui-ci. Je n'osais réellement le bouger, je n'essayais même pas de redresser mes orteils. Ce n'est pas comme s'ils m'auraient écouté, de toute façon. J'imaginais bien qu'ils refuseraient de se mouvoir, peu importe le nombre de fois où je le leur ordonnerais. Ils ne feraient que trembler légèrement. Vivement que cela guérisse, dans quelques heures. Du moins, j'espérais que cela guérirait dans quelques heures et que, demain, je serais remis sur pied - jeu de mots un peu pourri, je l'accorde.

Machinalement, mes yeux sombres le suivirent, tandis qu'il se relevait, parcourant la cuisine jusqu'au congélateur à nouveau tout en prenant une serviette. Il revint vers moi après coup, me donnant un sac en toile empli de glace, tandis qu'il s'occupait de bander ma blessure. Je serrai les dents pour éviter de geindre ou, encore, de lui gueuler dessus à nouveau, me contentant de grogner sous les élancements : "Hé bien... tu sais t'y prendre. Tu en as l'habitude?" Je voulais me changer les idées et quel meilleur moyen de se changer les idées qu'en discutant? S'occuper l'esprit pour reléguer les maux aux oubliettes, c'était un peu lâche. Peut-être. Seulement, c'était assez relativement insupportable. Ma main enlaça ledit sac, l'écrasant. C'était glacial, presque autant que sa mixture. Cependant, je trouvais tout de même plus agréable ce froid dans ma paume que sur la plaie. Même si je savais que c'était nécessaire pour permettre à l'enflure de diminuer. Il faut avouer que ça ressemblait désormais plus à un ballon qu'autre chose.

Ses mots me firent arquer les sourcils, alors que le dévisageais pour une seconde fois. "Pardon?" Il se sentait coupable, mais pour quoi exactement? Je penchai la tête sur le côté, soupirant longuement avant de renvoyer mes cheveux vers l'arrière, y passant une main. Même si je l'avais fait quelques instants plus tôt, mes mèches bien trop fines pour m'écouter étaient retombées, voilant mon visage de pénombre. "Mais qu'est-ce que tu racontes là!? Ce n'est pas de ta faute, voyons donc! C'est moi qui ai mal attrapé la fonte et qui l'ai échappée." Que je lui renvoyai, car c'était bien la réalité. Il n'avait pas à s'en faire pour ça. Est-ce qu'il croyait que je lui en voulais pour ça? Même si ça avait été de sa faute, ça aurait été un accident, pas de quoi crier au drame. Puis, sa proposition me prit de court. Il voulait nettoyer? Il voulait tout nettoyer seul? Lui qui, sûrement, n'y était pas habitué, ça allait prendre toute la nuit! Il avait, lui aussi, sa journée dans le corps et il devait plutôt rêver d'aller s'étendre dans son lit, s'allonger sous les couvertures et plonger dans le monde des songes plutôt que de choper un balai, un torchon et seau d'eau.

Me massant les tempes, je lui dis : "Ça va te prendre un temps fou et c'est mon travail, pas le tien. Je ne vais pas te refiler mon boulot simplement parce que je me suis blessé." Je me redressai, cherchant à descendre du meuble tout en rajoutant :"Et, de plus, demain matin, je devrais être guéri. C'est assez pathétique pour un ancien ange de prendre autant de temps à guérir." Que je laissai tomber sans trop réfléchir au poids de mes mots. S'il travaillait ici, c'est qu'il était un être surnaturel et, au fond, je ne le sentais pas humain. L'atmosphère qui se dégageait de lui. Je pourrais m'y attarder, elle avait un petit quelque chose de perturbant. Sauf que j'avais autre chose à faire que de la décortiquer et tandis que je cherchai à descendre, il me prit à nouveau de court. Je me crispai en sentant ses mains, lui lançant un regard interdit. "H-hey, tu n'as pas l'intention de me transporter en mode princesse quand même!?" Que je m'enquis, un peu livide. Ça serait la honte.
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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Jeu 27 Aoû - 16:06

Eu... Quoi?

Je le lâche mais sans m'éloigner, car je volait le voir de plus prêt.
Es-ce vraiment un ancien ange?
Non c'est impossible, dire qu'on est un ancien ange c'est comme dire qu'on a déjà été un garçon. On ne peut pas ne plus être un ange sauf si on est déchu.

Un ange déchu...

Je croyais que ce n'était qu'un mythe. En même temps, je suis un mythe quand on y pense.

Mais si c'est vraiment un ancien ange? pourquoi es-ce qu'il ressemble à un humain? Dans mon cas, J'ai des traits qui me trahissent. Par exemple, mes cheveux blancs et mes yeux gris, mais lui c'est différent. À part ressembler à une femme Il n'a rien d'étrange chez lui et...

Je met ma main droite sur ma joue, je tourne mes pupilles vers haut part la droite et je reste ainsi pendant 10 secondes.

Oh mais attend si ce qu'elle dit est vrais, elle pourrait m'apprendre des trucs concernant mes origines. Si j'ai d'autres pouvoirs magiques ou comment m'en servir et... et...  

Si je suis malveillant au fond de moi.

J'ai tellement de question à lui poser. Par quoi es-ce que je commence? Peut-être plus tard, parce le concierge n'est pas vraiment disponible pour me parler de ça en ce moment, mais je ne peux pas résister à la tentation.

D'ailleurs, es-ce que c'est imprudent de ma part de dire qu'on partage un point à commun? Si jamais c'étais un espion des fanatiques  qui visent à me faire avouer que je suis un néphilim.

J'avoue que ça ne serait pas vraiment possible étant donné que même si je le dit en ce moment, personne ne pourra prouver quoi que ce soit. Sauf si je sort mes ailles, mais je ne ferai pas ça.

J'essaie de resté lucide et calme face a la situation, je suis très agité par ce que je viens d'apprendre, mais je ne veux pas qu'il s'énerve encore plus.

Je vais le traîner jusqu’à sa chambre, puis je discuterai avec lui en chemin.

"euuhhh... tu veux que je t'aide a te rendre a un endroit plus confortable?"

je me met a gauche de lui et je passe son bras autours de mon cou. S'il répond oui, je met ma mains sou son épaule et on marcherais ainsi j'usquà sa chambre. Sinon je ne saurais plus trop quoi faire.

Et je rajoute en faisant mine de ne pas avoir remarqué avant. D'un grand sourire, je dis:

Attend tu es un ange? Oh mais ça veut dire qu'on a un point en commun!

ça doit être la fatigue, a la base je voulais me retenir de le dire, parce que je me méfiait. Je ne suis qu'un idiot...

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Lun 31 Aoû - 14:41


Je ne m'en vantais pas, d'avoir un jour été un ange et d'être désormais déchu, mais je ne le cachais pas non plus forcément. Le dire ne me faisait relativement ni chaud ni froid. C'était un fait, un fait dont je ne me souvenais même pas. La mémoire, même pour un ancien ange, pouvait faire défaut et décider de plier bagage, d'apporter avec elle les souvenirs d'un temps. Même si je le disais, même si je hurlais sur les toits que j'avais un jour vécu dans les cieux, le petit hic, c'est que je n'en avais aucun souvenir. Je ne sais même pas à quoi ressemble le paradis, comment était ma vie, ce que j'y faisais, les règles et tout le tralala. Il fallait croire que lorsque j'étais tombé, le choc en avait été si grand que j'en avais perdu la mémoire. Enfin, quelques segments de ma mémoire. À vrai dire, seulement du temps où j'avais des ailes blanches et pures et non désormais où elles étaient noires comme suie. Je ne sais même pas qu'elle était mon rang. Ça faisait déjà plus de deux siècles, je me rapprochais du troisième et, pourtant, je ne savais encore rien. Rien ne m'était revenu. Alors, j'avais beau le dire, ce que j'avais été, je n'avais rien à rajouter sur le sujet après coup.

Seulement, cette petite révélation sembla perturber quelque peu le jeune cuisiné, m'offrant un spectacle bien étrange. J'arquai un sourcil alors que ses pupilles disparaissaient vers le côté droit. Qu'est-ce qu'il me faisait là? Je me penchai, l'observant sans trop oser interrompre son manège. Il assimilait l'information? Ce n'était pas comme si j'étais le seul ange dans le manoir, il devait y en avoir deux ou trois autres qui trainaient dans les parages par-ci ou par-là, il suffisait de les trouver. Peut-être qu'il n'en avait pas rencontré d'autres en chemin? Il y avait, au fond, un paquet d'êtres surnaturels, un amalgame, et faire le tri était parfois bien étonnant. Démons - ces saletés -, vampires, animagus, incubes - ces cochonneries -, nymphes, sirènes, loup-garou - ces sales bêtes -, et bien d'autres, la liste des créatures folkloriques n'avait pas de fin et on en récupérait d'un peu partout dans le monde. C'était un peu comme un zoo, sauf que les animaux n'étaient pas en cage et passaient leur temps avec les clients, tournant au tour un peu comme des vautours. C'était parfois exaspérant et ça me donnait aussi parfois envie de briser mon balai, lorsque j'entendais les tirades des succubes pour attirer un homme - souvent marié, bien sûr, ils semblaient plus attirants avec un anneau au doigt, ne me demandez pas pourquoi - dans leur lit, sous leur couverture et les draps.

Finalement, il réagit de nouveau, passant mon bras autour de son cou que je le veuille ou non, il avait bien décidé qu'il allait me transporter autre part, on le dirait bien. Je soupirai longuement, me massant les tempes de mon autre main. "D'accord, d'accord... On ira à ma chambre, je me lèverais plus tôt demain matin pour venir faire le ménage." Elle allait être longue, la journée de demain, je le sentais déjà. "Vous commencez à préparer les repas vers quelle heure?" Que je m'enquis, sachant que je devrais avoir terminé de tout nettoyer et de tout ranger leurs saletés avant que les cuisiniers n'entrent et ne commencent à préparer les plats du jour. Tiens. D'ailleurs, je n’avais pas quelque chose à dire sur le sujet, déjà? Je ne m'en rappelais plus réellement, pour être franc. Il faut dire que la colère et la douleur avaient éclipsé pas mal de choses qui trainassaient dans ma tête. Serrant les dents, je sautai au sol sur mon pied non blessé, bien entendu. Cependant, le mouvement se répercuta tout de même jusqu'à mon autre jambe et cela m'arracha un léger geignement plaintif. Douloureux ha si douloureux. Je ne refusais pas son aide, car même si je ne le disais pas à voix haute, elle était au fond la bienvenue. Autrement, aller savoir si je réussirais à me rendre sans jurer mille jurons avant d'arriver. Probablement pas. J'aurais pu sortir mes ailes et voler jusqu'à ma chambre, le petit hic étant que si je croisais un client, comment m'expliquerais-je? Hm? Ils n'étaient pas assez cons, je crois, pour nier la réalité. Ou peut-être que si, en fait.

Son second commentaire me prit, je dois dire, de court. J'arquai les sourcils, le dévisageant un moment sans bouger, m'appuyant sur ma jambe valide et ses épaules. Un point en commun, hu? Je m'approchai de lui, plissant les yeux avant de humer son odeur, fronçant un peu plus les sourcils. Je n'avais pas trop pour habitude de m'attarder sur ce qu'était mon prochain dans le manoir, j'avais autre chose à faire que deviner leur race - sauf quand je tombais sur un incube ou une succube, eux, je les fuyais comme la peste, les reconnaissant rien qu'à leur démarche. Penchant la tête sur le côté, je le dévisageai un peu plus. Ce n'était pas un ange à proprement parler, il y avait autre chose. Cette drôle impression que j'avais eue un peu plus tôt revenait me hanter. "Tu..." Je le jaugeai, pas tout à fait certain de ce que j'allais avancer. "Tu es à demi ange?" Car je sentais, maintenant que je portais plus attention à l'aura qui l'englobait, qu'il y avait une part de divin en lui. Toutefois, il y avait aussi une autre part, une part plus sombre que je n'étais pas sûr de reconnaître. Ou, au fond, si, je le reconnaissais, j'avais une idée sûrement juste de ce qu'il en était, mais je refusais de le croire, de le comprendre. J'attendrais plutôt qu'il me dise ce qu'il en était de vive voix, qu'il me raconte la chose au lieu de trop supposer. Je n'avais pas envie de me gourer royalement, ça en serait embarrassant.
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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Ven 4 Sep - 15:00

''Te laisser moisir ici ne se fait pas, même si tu géris vite. C'est une question de bon sens. On ne laisse pas un collège souffrir tout seul même s'il est désagréable.''

Alors on se déplace Vers l'extérieur de la pièce. Je sens bien que le concierge ne veux pas vraiment se faire aider, je sais qu'il voudrait laver cette cuisine, mais il ne tien même pas debout. Il doit au moins récupérer.

"Vous commencez à préparer les repas vers quelle heure?"

Je répond:
''Normalement on commence à 6 heures du matin, car plusieurs clients sont lève-tôt.''

C'est vrai que le restaurant prépare les repas à partir de six heures, mais je fais partie de l'équipe de soir demain et on a plusieurs rotations. Je demanderai à un autre cuisinier de me laisser préparer un plat ou d'en faire un pour moi qui serai destiné au concierge. Je ne sais même pas ce que ça mange un ancient ange. Peut-être la même chose que moi?

Je demanderai quand on sera arrivé.


Je prends aussi attention un moment car il met sa tête un peu plus proche de moi, comme si on essayait de me renifler ou de me détecter. Serait-il en train d'essayer de voir si je suis vraiment un ange comme j'ai prétendu? Le concierge aux cheveux longs persiste dans son examen. On dirait qu'il sent autre chose en moi comme si j'avais de la moisissure. Je crois qu'il commence à comprendre en quoi je suis fait, mon aura grise n'est plus si secrète. J'espère que ça ne le mettra pas de mauvaise humeur.


"Tu..."
"Tu es à demi ange?"

Devrais-je être rassuré ou terrorisé? La vérité, le monsonge ou l'omission? C'est vrai que je suis un demi ange, mais suis-je forcé de dire la nature de mon mélange? Je me tourne vers lui tremblant comme une feuille avant de dire:

''Oui je suis un demi ange''

on me dit souvent que si je me retrouve a me faire posser ce genre de question de répondre par la réponse la plus conne possible. Ça veux dire de resté sur le sujet sans jamais dire autre chose que ques-ce qui est relier à la question. Dire oui ou non ou encore je suis cuisinier, mais jamais donné de détail. Par contre, je déteste faire ça, car après on réagis de la même façon sur moi et je me retrouve à rien apprendre sur personne.  

Toujours en trainant comme des écloppés de guerre, on arrive vers les escaliers qui mêne à nos chambres. Les escaliers pour les employés semblaient être une montagne a escalader quand je dois aider un blessé a monter. même si c'est recouvert de tapis, une chute serait douloureux. Même si je guéris vite, je ne veux pas me retrouver assomé par tere devant gordon demain. Il va dire que je fais la sièste et me traiter de larve. Je vais monter marche par marche et l'aider en cas de besoin.

Je ne sais pas vraiment pourquoi j'aide cet homme qui souffre. Même s'il a été presque méchant avec moi je ne peux pas m'imaginer abandonner une personne dans le bonne ou même la moindre forme de vie. On dirait que faire du bien autour de moi permet de préserver mon humanité.

Juste avant de commencé a monté les marches, un homme en serviette au corps adipeux et a la barbe grise passe a coté de nous. Il avait l'air groggy et déanbulait comme si quelque chose de toxique lui rongait le cerveau. J'ai entendu dire que trop de bière et de boule peuvent ramolir la tête, mais je n'ai jamais compris le sens des boules. Le tas de graisse portais une bague de grande valeur au doigt et il sentait bizarre comme de la bière, mais en plus fort avec un peu de raisin.

Il se tourne vers nous plongeant son regard vide et brun vers rien du tout puis repars vers les toillettes.

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Lewis E. Nathanaël

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Jeu 17 Sep - 8:17


Je continuais de parler dans cette langue qu'il comprenait, histoire que mes paroles ne se retrouvent pas à passer par une oreille pour ressortir par l'autre. Par contre, j'avoue, quand des gros mots et de magnifiques jurons me venaient, je les émettais en Anglais - pour ne pas dire que je les hurlais presque en pestant lorsque mon pied s'accrochait, par exemple, dans l'une de ces nombreuses marches, le bout de mes orteils endoloris s'y empiétant. À chaque fois, un large élancement, tout sauf agréable, longeait mon échine et il me faisait serrer des dents. La prochaine fois que je prendrai une casserole en fonte, je la tiendrais solidement, fermement et je ferai en sorte de ne pas l'échapper. Je le notais dans un recoin de ma tête. Ou, en fait, si je la laissais tomber à nouveau, je la laisserais s'écraser sur le plancher, tant pis si les lattes de bois s'en retrouvaient enfoncées ou éclatées, créant alors une hécatombe de brisures en chêne. Car oui, au final, j'avais décidé de le suivre, claudiquant maladroitement à sa suite. Ce n'était pas un mauvais bourg, ce petit, même si je m'entêtais à ronchonner, à lancer des regards par-dessus mon épaule, tandis qu'on quittait la cuisine. Je détestais ne pas terminer un travail, surtout quand je l'avais à peine commencé.

En grande partie, je m'étais contenté de soupirer longuement à sa remarque. Je n'allais pas m'en outrer, je savais très bien que mon caractère était loin d'être celui du joyeux luron qui arrache des sourires aux gens, comme cet idiot d'incube en somme. Non, c'était tout sauf le cas. "Il y a quand même pire que moi." Que j'avais tout de même grommelé, prenant plus ou moins ma propre défense. Quoi que... dois-je admettre que c'était loin d'être très convainquant et plus enfantin qu'autre chose. Puis, en réalité, une personnalité désagréable n'est pas tant un problème, il y a seulement beaucoup moins de personnes qui te tournent autour, tu n'as donc pas un troupeau de vautours qui t'accompagne partout où tu vas. Au fond, j'étais certainement quelque peu asocial, ma solitude me plaisait et elle ne me causait pas de problèmes, contrairement à certains imbéciles incapables de penser par eux-mêmes et dont l'on doit s'occuper. J'ai déjà bien des choses à m'occuper ici, literie, nettoyage, astiquer, etc. que je n'allais pas non plus penser à intégrer les relations sociales dans le tableau. À moins qu'elles m'aident à accomplir mes tâches, sauf que je doutais qu'elles aient envie de passer leur après-midi à quatre pattes sur le sol, leurs rotules allaient les torturer et crier à l'infamie. Quant à leurs mains, elles termineraient tant ridées que ça en serait souffrant, leurs doigts ne voudraient même plus s'écarter sous peine que ça en soit douloureux.

Bref, étrangement, les gens n'avaient pas tant envie de faire partie de mes connaissances et encore moins de mes amis. Je m'en contentais.

M'appuyant sur ses épaules, à regret, je soupirai longuement, venant me masser les tempes. Il était déjà tard et j'allais devoir me lever tôt. Trop tôt. Déjà que je n'arrivais pas à bien dormir, mes nuits étaient coupées par l'insomnie, en plus de cette douleur, j'étais prêt à parier que je ne dormirais pas un seul moment, passant le temps en regardant le plafond, attendant que les aiguilles de l'horloge indiquent l'heure du réveil. "Du coup, 4h15 demain  matin, si je veux avoir le temps de tout nettoyer." Et je soupirai à nouveau, cherchant à agencer tout ce que j'avais à faire durant la journée de demain. J'allais devoir en répartir sur le jour d'après, je crois. Comment un rien pouvait chambouler mon horaire, il faut croire. Tant pis, je sacrifierais quelques heures de mon précieux sommeil pour les prochains jours en même temps que mes heures de lecture. J'en profiterais cette nuit, pour lire un peu.

Les marches me parurent exagérément hautes, un peu comme s'il y en avait bien plus que d'accoutumée. C'était qu'une impression, je sais, mais ça allait me prendre un temps fou pour les monter une à une, j'espérai qu'au contraire de ma personne le cuisinier soit bien patient, car s'il me plantait là, en plein milieu des marches, j'allais péter les plombs. Il reprit mes mots, approuvant par là qu'il était en effet à demi-ange, omettant toutefois de me dire l'autre partie. Je lui avais lancé un certain regard quelque peu suspicieux. L'atmosphère qui l'englobait n'était pas mensongère, j'en avais en quelque sorte la certitude. Cette autre part était aussi bien trop mauvaise pour être celle d'un humain, même si, parfois, l'un d'entre eux possédait une aura si immonde qu'elle me donnait envie de vomir autant que celle des démons. Enfin, je ne posai pas de questions sur le sujet, je savais faire preuve d'un minimum de tact. S'il n'avait pas envie d'en parler, soit, n'en discutons pas. La causette, de toute façon, n'avait jamais été mon fort. Je ne savais que râler. J'étais doué là-dedans, cependant, en ce qui concernait une vraie discussion avec de vrais échanges d'idées ou d'opinions, on pouvait m'oublier.

Sautillant, j'essayais de ne pas perdre l'équilibre, mes yeux rivés sur le tapis, et la sueur perlant sur mon front, roulant à la jonction entre mes cheveux d'ébène et ma peau. Ça ne paraissait peut-être pas, seulement, ça demandait un effort fou de sauter d'une jambe à la prochaine marche, même si je m'aidais de son épaule pour me soulever encore et encore. En plus que j'avais ma journée dans le corps. Pour être franc, j'ai à peine remarqué cette autre personne, quoi que j'en tournai tout de même des yeux. Encore un, encore un qui s'était laissé aller à la fête, qui s'était fait envoûter par les incubes et les succubes. Oui, j'avais tendance à tout remettre sur eux, car, il faut l'avouer, ces diables étaient de ceux qui causaient le plus de problèmes. D'après eux, qui nettoyait leurs draps une fois leurs parties de jambe en l'air terminées? "Il va finir par perdre son âme, lui." Que je murmurai, davantage pour moi-même que pour n'importe qui d'autre. À force de jouer avec le diable et les pêchés, c'est ce qui arrivera. Pour sûr.

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Mar 29 Sep - 13:22

Une âme?... Dis-je a ma conscience.
Une âme? Cette entité invisible qui est incrusté dans le corps des mortels. Ce truc qui sort du corps quand on meurt. Je devrais lui poser des questions plus tard à propos de cela, car un ange pourrais en savoir plus que moi.

En réalité, je ne sais pas ce qu'il a dit d'autre a pat ce mot, mais j'ai l'impression que ça me concerne indirectement. Si je me fit sur ce que j'ai appris des prêtres à l'Église c'est que les démons prennent les mauvaises âme et les conduisent en enfer. Es-ce que c'est en partie ce que je dois faire? Non... Je suis une bonne personne, la preuve, je transportes une personne blessée.

D’ailleurs, Chaque marche me donne l'impression de marcher plusieurs lieux, car comme mon collègue refuse que je le porte, je dois servir d’appuis et le tenir contre moi pour qu'il puisse faire un un petit saut. Pour moi, c'était une simple promenade par rapport à ce que le concierge fait. C'est comme grimper à un arbre alors que tu as un bras casser alors que moi je ne fais que faire la courte échelle. C'est douloureux, pénible et difficile autant pour le corps que pour l'esprit. Si j'étais dans la même situation je crois que j'aurais rampé comme un morse. Ah non! pas les morses! J'ai peur des morses ils ont de si grosses défenses.

Rendu au à la dixième marche de l'escalier. Je m'arrête avec lui et je demande:

"es-ce que vous pouvez continuer?"

Par la suite, on reprend notre épreuve d'endurance en essayant de ne pas perdre l'équilibre. Je tourne ma tête à plusieurs vers mon partenaire blessé remarquant a quel point sa blessure lui cause de pénible effort. Juste à voir les gouttes de sueurs on réalise à quel point son corps a bout de force. Juste a voir le mien on voit que j'ai connus pire, mais ça reste que même si mon corps n'est pas aussi abîmé, ma tête n'est pas aussi solide. Je n'ai pas son courage.

J'aurais abandonné depuis un moment s'il y avait personne à aider.

On se déplace ainsi depuis environ dix minutes mais j'ai l'impression qu'on est là depuis 10 heures Je dois vraiment être fatigué, car j'en perd la notion du temps.  

Puis, un sourire atteint mon visage quand devant la fin des marches d'escalier on est arrivé. Enfin j'ai cru m’effondrer avant d'arriver. J'ai les jambes engourdie, les paupières lourdes et mal à l'épaule. Je crois que je dormirais toute la journée en plus de cette nuit.

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Sam 10 Oct - 5:57


L'âme, concept étrangement abstrait, lointain et aussi familier. C'était léger, invisible pour le commun des mortels tout autant que la plupart des êtres surnaturels. Seulement, c'était une chose au fond si importante. Elle définissait une personne, elle lui donnait son aura. Les gens n'y prêtaient toutefois pas l'attention qu'elle méritait. Ils ne la voyaient pas, ce n'était donc pas tangible. Peut-être pensaient-ils que cela n'existait pas? Que leurs actions, leurs pensées, n'affectaient pas cette aura qui valsait autour d'eux? Cette atmosphère qu'ils donnaient, cette atmosphère qui les caractérisait, elle était pourtant bel et bien là. Ce n'était pas de la fantaisie et je la voyais fréquemment les englober. Différentes couleurs les teintaient, ça pouvait être magnifique, flamboyant, comme terne, attristant, déprimant. Tout variait selon ce qui se trouvait en face de ma personne. Il n'y avait pas que les humains qui en possédaient. C'était aussi le cas pour les êtres surnaturels, seulement, leur aura était plus fine ou plus floue. Elle changeait selon la race, selon l'espèce. Certaines arboraient même une certaine odeur, parfois douce et enivrante, parfois forte et nauséabonde. C'était un amalgame de petits éléments et cet amalgame se retrouvait bien malmené lorsqu'il était mélangé, lorsque deux espèces avaient un rejeton.

Sauf que j'évitais de décortiquer les auras, me refermant sur le sujet et devenant en quelque sorte aveugle. J'avais l'impression de fouiller dans ce qui était personnel, de transgresser l'intimité et de voler quelques secrets à autrui. Ça m'horripilait, alors je faisais en sorte de ne pas y prêter attention et c'est ce que je faisais avec le cuisinier. Je n'avais pas envie d'apprendre sur lui des choses dont il aurait préféré garder secret. Ce n'était pas ma place de farfouiller où je ne le devais pas et je me contentai donc de sautiller, grognant sourdement à chaque marche. J'aurais pu simplement user de mes ailes noires, les sortir et voler. En deux, trois coups de battements d'ailes, j'aurais changé d'étages et je n'aurais pas eu à me tuer sous la tâche - d'accord, j'exagère, mais c'en était vachement douloureux, chaque soubresaut me lançant des élancements et des éclairs interminables de douleur. Le petit hic, c'est que nous n'étions pas les seuls êtres vivants dans ce manoir et qu'il y avait des clients. On venait même d'en apercevoir un, même s'il semblait ailleurs, prisonnier des mirages de la boisson. Ça ne serait que des inepties déballées par un ivrogne le lendemain. Toutefois, ils n'étaient pas tous épris de l'alcool dans le coin et j'aimais mieux prendre mes précautions. Je n'avais pas envie de gérer les conséquences que ça engendrait autrement. J'avais déjà pas mal de choses pour m'occuper, pas besoin d'en rajouter.

Quand il me demanda si je pouvais continuer, je grognai un "Oui" tout en retroussant légèrement la lèvre supérieure. Comme si j'allais m'arrêter maintenant, surtout en si bon chemin. On en voyait presque le bout, hors de question de prendre une pause et de m'étaler dans les marches. Ce serait tout bonnement stupide. En prime, si je m'arrêtai, je ne voudrais certainement pas recommencer. Du coup, il valait mieux poursuivre jusqu'à atteindre le sommet. Ce n'était pas non plus très sorcier. D'un côté, je m'appuyai sur ses épaules si gentiment offertes et, de l'autre, je m'appuyai sur la rambarde. Je m'aidais de mes bras pour me soulever, pour sauter sur la prochaine marche - en passant parfois deux à la fois pour me dépêcher un peu. Il y avait seulement la fatigue qui rentrait en ligne de compte et qui alourdissait la tâche. J'avais déjà passé la journée à nettoyer le manoir entier, à frotter, à astiquer et mes bras en pâtissaient quelque peu. Enfin, pas que j'allais m'en plaindre à voix haute, j'allais plutôt garder mes complaintes pour ma personne. Il n'avait pas besoin de le savoir, surtout qu'il semblait presque plus épuisé que moi une fois arrivé au début de l'escalier. Pourtant, je crois bien être celui ayant mis le plus d'effort dans la montée.

Un peu pantelant, je jetai un coup d'œil derrière moi. Parfait. Une chose de faite, allons à la chambre maintenant. Ainsi, je lui indiquai qu'elle était la mienne, le numéro, et je désignai le couloir en face de nous. Ma voix était rauque, assez essoufflée, je dois l'admettre. J'avais la bouche pâteuse et je rêvais d'un verre d'eau. J'avais aussi besoin de passer aux toilettes, d'ailleurs. Elles étaient au fond du couloir. "... Tu m'emmènes aux toilettes avant?" Que je demandai en détournant les yeux, assez mal à l'aise de dépendre de son aide juste pour aller me vidanger la vessie. C'était assez pathétique de ne pas être en mesure de m'y rendre seul. Ce n'est pas comme si j'avais des béquilles dans ma chambre qui m'attendaient impatiemment, je ne traînais pas ces choses avec moi. Il faut dire que je n'avais pas non plus tendance à m'écrabouiller le pied durant mes heures de travail. Ce n'était pas courant et j'espérais sincèrement que ça ne se reproduise plus.

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Dim 18 Oct - 14:19

Suite à la requête du concierge grognon, je arque un sourcils d'étonnement, je me penche pour regarder  son pied blessé. Je le touche de l'index, puis mon regard s'oriente vers son visage. Comme il serre les dents, Je décide de l'aider à se rendre au toilette.

Je suis inconfortable a l'idée de l'amener là bas juste a pensé que je dois entré dans les toilettes avec un autre homme, j'espère que je n'aura pas à le déshabiller et toucher à sont gros machin tout mou qu'on appelle pénis.

Je ne sais pas trop pourquoi, je suis souvent perturbé quand on parle de morceau intime de son corps. J'ai peur de cela. Je ne touche au poitrine tellement ça me rend nerveux. Sauf une fois durant une fête de mon village. J'ai bu un peu et j'ai réunie les jeunes et c'est rapidement devenu une orgie. Depuis, je deviens nerveux quand je pense a tout ce qui y touche de prêt ou de loin.

C'est peut-être pour ça que des fanatiques religieux ont essayer de me détruire.

Non... probablement pas.


Ce n'est pas vraiment le moment d'y penser, je me contente de l'aider a se rendre au toilette. Je dois me laver les mains de toute façon car j'ai transpiré.

On se dirige vers les toilettes mais comme j'ai encore du mal a lire l'anglais. Je ne comprend pas ce qui est écrit sur la porte.

a droite c'est écrit "gentleman" et a gauche, c'est écrit "lady"

Toujours en portant la moitié du corps du concierge, je pointe du doigt de gauche à droite les portes. Ensuite, je recommence dans le sens inverse, parce que je ne sais pas du tout quel porte choisir.

Je n'ai plus vraiment la crainte de paraître complètement con devant lui ,car je sais qu'il est conscient que je ne suis pas familier avec l'anglais.

"C'est quel porte la toilette des hommes." demandais-je


Il m'indique "gentleman" puis j'ouvre la porte.

Je ne suis même pas entré au toilette que je sentais une odeur désagréable m'assiéger les narines. On dirait du vomi mélanger à du caca moisie. Mais ques-ce qu'ils mangent pour que ça pue ainsi. L'odeur était tellement inattendu que je me suis boucher le nez. Je ne sais pas si c'est a cause du client ivre qui a vomi partout, mais c'est vraiment dégouttant.

Une minute... les clients mangent ce que je leur prépare, j'espère que ce n'est pas a cause de moi...

C'est peut-être l'alcool oui c'est surement l'alcool, ou bien les ingrédient peut-être. Je devrais en parler à Gordon.

Pour le moment, je me content de me diriger vers ou ça sent moins et je laisse mon partenaire sur le cabinet. Je préfère le laisser vider sa vessie par lui même.

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MessageSujet: Re: I'm a idiot sandwitch? [ PV • Lewis E Nathanael ]   Ven 1 Jan - 19:40


Mon souffle était court et mes poumons réclamaient l'air, ce qui était plus que normal. J'avais l'impression d'avoir couru des kilomètres sur des kilomètres. Alors que je n'avais pourtant monté qu'un vulgaire escalier. Ce même escalier que j'empruntai chaque jour depuis des décennies, voilà qu'il devenait mon pire ennemie. C'était pathétique, c'était frustrant et je me retenais de grogner, voire même de hurler. J'avais l'impression d'être un simple animal blessé, un loup à la patte cassée. Enfin. L'épreuve était finalement histoire du passé et je me retrouvai au sommet des marches en compagnie du cuisinier. Par contre, évidemment, tout ne pouvait pas soudain être rose et je devais faire un tour aux toilettes. Une vessie se devait de se vidanger une fois de temps à autre, qu'on le veuille ou non. Ce n'était pas quelque chose que l'on décidait avec la raison. Ce serait bien trop beau. Bref. Toilettes.

Heureusement, il ne rechigna pas à m'aider et je pus utiliser son épaule telle un béquille jusqu'aux cabines. Là, sa question me prit de court et je lui lançai un regard semi-interpellé. Il ne savait pas différencier les toilettes dédiées aux dames de celles dédiées aux hommes? Comment faisait-il donc jusqu'à aujourd'hui? Il lançait une pièce et se fiait au hasard? Face, c'est les femmes, pile, c'est les hommes? Je gardai toutefois les appréhensions pour ma personne, préférant éviter de tourner le couteau dans la plaie quant à son ignorance, et je lui indiquai du menton la bonne cabine. Il m'aida à m'y rendre, m'ouvrant même la porte tel un gentleman et j'y entrai tant bien que mal. Pour le reste, je saurai me débrouiller. Hors de question de demander pour plus. Ce n'était pas mes doigts qui s'étaient retrouvés broyés, émiettés, et je pouvais donc facilement retirer mon pantalon et ouvrir mes sous-vêtements. Ce que je ne tardai pas à faire. Me tenant en équilibre sur une jambe, je fis ce que j'avais à faire et je me vidangeai en grimaçant. Je n'avais vraiment jamais aimé quand quelqu'un était dans les parages et qu'il pouvait entendre l'urine tomber dans la cuvette. En plus, l'odeur était nauséabonde. Je ne savais si oui ou non je pouvais me compter chanceux d'y être habitué.

Je me dépêchai donc, ne prenant pas une éternité, puis je sortis des cabines, sautillant jusqu'à la table de toilette. Je lavai mes mains rapidement avant de les sécher en les secouant dans tous les sens. Les gouttelettes d'eau virevoltèrent à gauche et à droite, s'écrasant contre les murs et même mes vêtements - que j'utilisai d'ailleurs comme serviette. Je revins vers Asher, venant prendre appuie sur son épaule sans même demander son avis. Dans mon esprit, c'était évident que je reprendrai place là et qu'il accepterait sans protestation. Pourquoi refuserait-il maintenant, tandis qu'il était celui qui m'avait proposé de l'aide? Ou même, plutôt, qui me l'avait imposé. Si j'avais refusé, il m'aurait pris dans ses bras, je crois bien. Toutefois, je doutais fortement qu'il eut été en mesure de me transporter jusqu'à ma chambre. Ses bras étaient trop maigrichons et monter les marches l'avait déjà épuisé. Il n'avait qu'un peu de mon poids sur son épaule. Alors, imaginez si ce fut tout mes kilogrammes dans ses bras? Il m'aurait décidément échappé.

D'un autre mouvement de tête, je lui indiquai que j'étais prêt à reprendre la route et que je souhaitais me rendre à ma chambre. Je parlai avec un peu de difficulté, lassé de cette situation quelque peu honteuse - avais-je dit que dépendre des autres m'horripilait? « Une fois dans ma chambre, je saurai me débrouiller pour le reste. Désolé pour le contre temps... » Je repris ma respiration, soupirant longuement, expulsant tout l'air de mes poumons. « Et merci de ton aide, ça aurait été une vraie galère de me rendre jusqu'ici sans toi. » Je n'étais pas assez buté ou ingrat pour le nier. Sans lui, je serais certainement encore au pied de l'escalier, jurant autant de jurons qu'il y a de contes dans celui de mille et une nuits. Je pouvais très bien me montrer un tant soit peu reconnaissant et poli. Je devais tout de même respecter la courtoisie dont les membres du personnel devaient faire preuve. J'étais son aîné, lui montrer l'exemple était au final l'un de mes devoirs. Je ne pouvais pas passer mon temps à beugler, ce serait inapproprié. Même si ça me soulageait et me faisait un bien fou. Il n'avait pas à subir mes crises de nerfs. Je pouvais les contenir pour mon oreiller ou tenter de les apaiser une fois dans le lit, livre en main.

Alors qu'on marchait et qu'on se dirigeait vers la porte (probablement), je faufilai ma main dans mes poches et fouillai pour retrouver mes clefs. Pendant un court instant, je sentis la nervosité me retourner l'estomac lorsque je ne les trouvai pas immédiatement. Mais, heureusement, mes doigts encerclèrent le métal froid et je les sortis de ma poche arrière. Bien, j'étais fin prêt à rentrer me reposer. En théorie.

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