Partagez | 
 

 Tu vois la poubelle là? Oui, là. METS TES PUTAINS DE DÉCHETS DEDANS!!! | Nathanaël.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lewis E. Nathanaël

Personnel du Red Castle

Personnel du Red Castle
avatar
• Avatar : Kotarô Katsura de Gintama

• Messages : 70
• Date d'inscription : 17/05/2015



MessageSujet: Tu vois la poubelle là? Oui, là. METS TES PUTAINS DE DÉCHETS DEDANS!!! | Nathanaël.   Dim 24 Mai - 15:21






Lewis E. Nathanaël



• Sexe ; Pas féminin. J'te jure.
• Âge ; Bonne question.
• Origine ; Lève la tête. Tu vois les nuages dans ciel? Tu as ta réponse.
• Race ; Il paraît que ça se nomme « Ange Déchu ». Quoique, je me serais bien passer du déchu.
• Sexualité ; J'ai pas de temps à perdre avec ça. Donc, en gros, c'est une information assez inutile.
• Groupe ; Personnel, concierge.
• Personnage utilisé ; Kotarô Katsuya (Zura ja nai!) de Gintama.


Questionnaire ;

Signes distinctifs; « Une chevelure aussi sombre que l'ébène descendait jusqu'au bas de ses épaules, en dessous de ses omoplates et de ses cicatrices bosselées. Les mèches étaient soyeuses, si douces qu'elles glissaient aisément entre les doigts. Elles étaient impossible à capturer, sauf dans cette ficelle blanchâtre, parfois grisâtre et même noirâtre, qui les emprisonnait en une queue de cheval bien haute. Deux d'entres elles, cependant, s'évadaient et retombaient toujours, encadrant son fin visage. Autant féminin que masculin, ayant des sourcils minces, bien dessinés, de longs cils couvrant un regard à l'iris noir et pourtant de braise, des lèvres rosées et pâles ainsi qu'une mâchoire quelque peu carrée. Certes, c'était à peine, juste pour signifier son allégeance à la gente masculine, mais il était bien là, amenant une certaine harmonie au tout. Des longs doigts de piano dont les ongles étaient limées presque à la peau ornaient ses mains ni larges, ni petites. Et, sur sa peau opaline, pas une cicatrice ne la parcourait - à l'exception de ceux décorant son dos. Elles étaient la marque, l'endroit où apparaissait dans un bruit de chair déchirée ses magnifiques ailes. D'un plumage lisse et noire, reluisant à la lumière de reflets violacés, elles s'ouvraient de leur imposante stature pour balayer l'air. Chacune mesurait deux mètres, rivalisant avec sa taille modeste d'1m75. Elles englobaient son corps peu courbé, aux hanches d'homme, le camouflant dès lors dans la pénombre. » Uh. Joli texte, sauf que ça n'existe pas, de telle personne avec un tel physique dans la vraie vie. Je déposai le vieux papier jauni, le replaçant dans la vieille bibliothèque et, en me retournant, je fis face à un miroir.  "..."


• Ton épice préférée ; Hm, j'hésite entre le persil et le basilic.  
• Ta couleur favorite ; Je dirais bien le noir, sauf que ce n'est pas une couleur.
• Vin ou bière ; Je n'aime pas l'alcool, mais si je n'avais pas le choix, j'opterais pour une petite coupe de vin rouge et sucré.
• Animal favori ; Je n'en ai pas vraiment. Ce qui est mignon, surtout les bébés tels que les chiots, les chatons, les agneaux, etc. J'aime bien.
• Ton habit préféré ; Des vêtements, c'est des vêtements. Tant que ce n'est pas une robe - à froufrou en prime -, je n'ai rien à redire.
• Ton passe-temps favori ; Lire & jouer du violon - et, ce dernier, j'évite de m'en vanter ou de le raconter sur tous les toits. J'aime jouer dans la tranquillité et pour ma seule personne. Les concerts, très peu pour moi.
• Pégase, Poney ou Licorne ; On n'a pas déjà les trois dans l'écurie?


Caractère ;


Gros Tsundere - Râle toujours, mais, au fond, ne sait pas dire non ni laisser quelqu'un dans le besoin - Végétarien - Exagérément prude

Je sais faire preuve d'éloquence, aligner les mots et les paroles pour en faire de jolies et charmantes phrases, même si on ne le dirait pas. Pourquoi? Parce que ça me fait assez chier en fait, alors je ne le fais pas ou que rarement. Ça m'exaspère, tourner autour du pot. On peut tout aussi bien dire la vérité franche au lieu de l'envelopper dans de la dentelle ; elle fera tout aussi mal une fois que la personne l'aura comprise. Elle n'est pas assez solide pour le supporter? Ce n'est pas mon problème. La réalité, c'est la réalité, et elle n'est pas toujours tendre. Elle a même tendance à revêtir l'apparence du pire des bourreaux, le plus perfide, le plus sadique, le plus ignoble d'entre tous. Et ce plus fréquemment qu'on ne le pense d'ailleurs. Si elle n'a pas été un tant soit peu exécrable avec toi, elle l'a été avec une autre personne. Simple logique. Je n'aime pas mentir ; j'évite de mentir. Je suis cru, sans tac, sans empathie, qu'on me dit, et bien soit. Au moins je ne me pavane pas sous l'étendard de l'hypocrisie. Les mensonges de politesse? Je n'en fais pas. J'évite de répondre dans ces cas-là ou j'émets l'un de ces charmants grognements dont j'ai le tour, de ceux qui démontrent clairement que tu es en train de m'emmerder et que j'aimerais avoir la sainte paix. La franchise est un bien comme un mal, je le sais bien et je m'en fiche assez bien aussi. Me casser la tête avec toutes ces âneries de politesses et gnyah gnyah gnyah? Très peu pour moi, j'ai autres choses à faire que de m'occuper de ton petit coeur fragile, mademoiselle, monsieur.  

Compliquer sa vie, c'est pour ceux qui n'ont rien d'autre à faire et qui ont du temps à perdre. Moi, j'ai des choses à faire et pas de temps à perdre. Je m'occupe, je m'occupe et je m'occupe toujours ; nettoyer les planchers, les fenêtres, les cuvettes, les draps, les tapis, les escaliers, les lustres, les chambres, les bains, la vaisselle, les comptoirs, la bibliothèque, en somme, tout ce qui peut être astiqué. Et, après, s'il ne reste plus rien à laver, que je commence à en être un peu trop fatigué ou que mes muscles menacent de lancer la rébellion, je lis des heures durant. Des pièces de théâtre, des romans de tout genre, même des contes comme le petit chaperon rouge ou des recueils de poèmes ; Molière, William Shakespeare, les frères Grimms, Victor Hugo, Voltaire, Alexandre Dumas, Charles Dickens, Edgard Allan Poe, Jule Verne, Homère, et la liste est encore longue, elle pourrait s'étendre sur des pages et des pages, ne pas avoir de fin. Et si je commençais à citer tous les ouvrages que j'ai lus, que j'aimerais lire ou que je voudrais même relire, cette fin serait encore plus éloignée. Je m'occupe toujours l'esprit ou je m'épuise le corps ; je m'arrange pour ne pas avoir à penser, à réfléchir à des choses inutiles, complètement futiles.

Seulement, y'a des jours où je n'y arrive pas et que les pensées que je le veuille ou non dérivent vers le passé, vers mes questions qui n'ont aucune réponse. Alors, je recommence à m'occuper. Je ne veux pas penser à ce trou noir qui occupe ma mémoire. À cet abyme dont je ne connaîtrais malheureusement jamais le fond. Ce n'est pas réellement fuir le problème, c'est simplement le connaitre, mais ne pas en faire un drame. J'ai tendance à avoir une bonne résilience, à m'adapter facilement aux nouvelles choses. Enfin, ça dépend lesquels. Mais puisque je ne semble pas près de mourir, il faut bien que je m'acclimate aux époques changeantes. Elles ne restent pas figées dans le temps à jamais. Elles évoluent sans cesse, et devrais-je me contenter chanceux de pouvoir y assister ou non? Une autre bonne question que seul l'avenir me dira.

La nuit, l'heure du coucher, est le moment de la journée que je hais le plus, que je redoute le plus. Car là, dans un lit, dans le silence, il est difficile de ne pas penser. Donc, je compte les moutons et je me suis déjà rendu assez loin dans mon décompte. Je les imagine sauter par-dessus une barrière de bois décrépie, leur pelage blanc rappelant les nuages, rappelant d'où je viens. Ouais, bon, j'ai arrêté les moutons. Je compte les bateaux maintenant. Des voiliers aux gros paquebots. Tout ce qui flotte sur l'eau et avance. Cela me fait penser que je devrais apprendre à nager un jour, tiens. Je sais voler, mais je ne sais pas nager. Hm. J'aimerais bien éviter de me noyer si possible. Enfin, ce n'est pas comme si j'aimais me prélasser à la plage ou sauter dans la mer de toute façon. Parfois, la nuit aussi lorsque je n'arrive pas à dormir - du coup, presque toutes les nuits -, je me lève et attrape mon violon, entamant une douce et vieille mélodie. J'en emplis la pièce, ma chambre, et me laisse bercer par son son si envoûtant. C'est l'une des rares choses qui me calme, qui apaise mon esprit et me fait vaguement sourire. Je ne sais pourquoi, peut-être un vestige de mon passé que j'ignore, mais cet instrument est mon doux élixir pour mes douloureux maux. Je me sens si bien une fois que je l'ai en main et que je le fais chanter. De temps en temps, j'ai l'impression d'entendre une voix par-dessus mes notes, l'accompagnant d'une belle chanson qui me semble si lointaine et nostalgique. Elle me rassure et m'attriste à la fois. Je me sens toujours mieux, mais aussi toujours un peu mélancolique après coup. Toutefois, ça, c'est un secret. L'un de mes précieux secrets qui n'est que pour moi et moi seul. C'est mon unique havre de paix que je veux conserver pour ma personne et que je refuse de partager avec quiconque. C'est l'un de mes rares souhaits égoïstes que j'oserais dire.      


Histoire ;

Un trou béant, noir et gigantesque, englobe une large partie de mon passé, de mon histoire. Quand j'essaye d'y penser, à ces années qui se sont déroulées plus de deux siècles auparavant, je ne me heurte toujours qu'à un mur, qu'à du néant. Il n'y a rien, absolument rien. Il ne subsiste aucune image de mon temps au paradis et, aujourd'hui, je me demande même s'il existait, s'il y a réellement un monde au-dessus des nuages. Quand je commence à me poser des questions là-dessus, c'est là que je fais tout pour m'occuper l'esprit. Il est difficile de croire en une chose dont tu n'as aucun souvenir. Seulement, la question revient sans cesse, dès que mon attention est un instant délivrée d'occupations. Alors, je la chasse du revers de la main, j'essaye plutôt de penser au pourquoi je ne me souviens de rien, pourquoi ce temps m'a-t-il été arraché de ma mémoire. Ça non plus, ce n'est pas si aisé à trouver comme réponse. Et j'me dis que c'était à cause de la chute, de cette déchéance dont j'ignore la raison. Pourquoi suis-je sur Terre en compagnie des mortels et non au paradis en compagnie de ce qui était censé être les miens? Qu'ai-je fait pour mériter ce châtiment? Et ça, c'était ce qui me tourmentait plus que tout.

***

Londres, vers le XVIIe siècle,

Le réveil ne fut pas brutal, il se fit en douceur, tes yeux s'ouvrant lentement sur le nouveau monde qui t'attendait. La première chose que tu vis fut le plafond de bois et la première chose qui sortit de ta gorge fut un geignement, tandis que moi j'étais à ton chevet et t'observais. Je déposai une compresse d'eau froide sur ton front, le tissu étant un peu sale, je m'en excuse, nous n'étions pas riche et tu le sais bien, enfin, tu le savais bien. Tes prunelles noires comme nuit se posèrent dans les miennes bleutées, les miennes qui voyaient seulement depuis peu. C'était grâce à toi, néanmoins, l'avais-tu oublié. Tu avais tant oublié de choses, tu me semblais si perdu. Un peu comme une brebis égarée et, toi qui normalement les guidais, devait à son tour être guidé. Caressant ta joue, je renvoyais vers l'arrière tes cheveux de suie. Ils étaient si soyeux. Je te susurrai de doux mots, rassurants et apaisants. C'était toi qui m'avais ainsi appris à parler, ainsi appris à être d'une nature calme et à calmer les troubles des autres.

Pinçant ma lèvre, je regardai tes ailes devenues d'ébène, ces ailes que, la première fois que j'avais entendu battre, s'ouvraient de leur prestance majestueuse et de leur blancheur éclatante. Je ne les avais certes pas vus, j'étais aveugle à cette époque. Mais c'était ainsi que me le décrivait ma sœur jumelle, s'émerveillant à chaque fois que tu venais nous rendre visite, alors que nous n'étions que des enfants. C'était le bon temps, le temps joyeux qui nous manquait tant et qui, parfois, nous faisait verser quelques larmes la nuit venue. Tu nous manquais, atrocement, quand tu ne pouvais venir nous cajoler, jouer avec nous, remplacer ce qui devait être nos parents. J'étais si malade, cependant, en ta compagnie, je reprenais des forces et ce n'était que bien plus tard, lorsque j'avais l'âge de penser, que je réalisai pourquoi. Nathanaël, l'ange des Médecins. Tu me soignais un peu plus à chaque fois, tu passais ton temps à soigner les malades, et ce en secret. Après tout, les miracles ne devaient pas arriver si souvent sinon, ne seraient-ils plus des miracles. Sauf que ça, jamais nous ne te l'avons dit de notre vivant. C'était mieux de ne rien savoir, c'était mieux de simplement essayer de vivre une vie humaine comme tu nous avais un jour dit souhaiter avoir.

Nous ignorions pourquoi, ma sœur et moi, mais nous avions décidé d'exaucer ce petit souhait. J'avais dû user de tous les jolis mots possibles pour te garder auprès de nous, pour ne pas que tu t'envoles et disparaisses au loin. Au départ, tu ne disais rien, parlait à peine. Un oui pour le repas, un non pour si tu avais sommeil. Tu voulais te rendre un peu utile, alors tu aidais tant bien que mal avec le ménage. Que tu n'étais pas doué! Tant de rires nous avaient échappé et peu à peu tu t'étais accoutumé à cette vie, je pense même que tu étais venu à l'aimer, même si tu ne le disais pas de vive voix. Nous étions douées pour te comprendre, pour t'embêter, pour te redonner ce sourire que tu avais perdu. C'était le bon temps. Je t'avais donné un violon, tu m'avais demandé pourquoi, je t'avais dit que ni ma sœur ni moi ne savions jouer. La musique, à part le chant, n'a jamais été notre point fort. Tu rappris vite à faire danser les cordes, à le faire chanter, lui et nous. Nous ne t'avions pas dit que c'était à nouveau, que lors de tes visites du temps où nous étions enfants, il t'arrivait parfois d'en jouer. Toutes ces belles mélodies que nous connaissions, c'était en réalité toi qui ne nous les avais apprises.

Et les ans passèrent, les décennies, puis vint le jour de notre mort. Nous étions chanceuses, nous quittions ce monde à deux, mais nous t'y laissions seul. Car même si nous t'avions considéré comme un humain toutes ces années, tu ne l'étais pas. Tu ne vieillissais pas, restant dans cette apparence juvénile alors que nous, nous devenions vieilles et ridées. Nous sommes désolées, si désolées de te laisser seul à nouveau. Mais les humains sont égoïstes et nous ne voulions pas te perdre. Pas une seconde fois.

Nous t'aimions Nathanaël, plus que tu ne pourras jamais le croire.

***

Manchester, vers le XVIIIe siècle,

Je t'ai trouvé, comme ça, qui trainait dans mon écurie, couché dans le foin. J'avais presque failli t'embrocher de ma fourche, tu le sais ça? Et toi qui venais à peine d'échapper à une mort assez douloureuse, avouons-le, tu t'étais levé, penaud, prêt à quitter l'endroit sous la pluie battante tout en t'excusant du dérangement. Tu faisais peine à voir mon gars, si tu savais. Tu avais l'air d'errer à un endroit puis à un autre sans savoir où t'arrêter, où était ta place. Du coup, je t'avais invité à rester à la maison, au moins pour la nuit, ma femme un peu bedonnante de notre troisième gamin avait été assez surprise, alors que je te ramenais à l'intérieur de la maison, près du foyer. C'était l'hiver aussi, tu voulais mourir de pneumonie? Tu semblais si mal à l'aise, il faut se détendre dans la vie mon garçon, crois-en le vieux monsieur que je suis. Étrangement, mes deux autres marmots t'avaient aussitôt apprécié, ce qui était nouveau tu peux me croire là-dessus.

Dès l'aube, je t'avais surpris sur le point de partir sans dire au revoir à personne, me remerciant cette fois-ci de l'hospitalité. Je ne sais pas ce qui m'avait pris, je n’ai jamais réellement compris, j'avais simplement l'impression que je ne pouvais pas te laisser seul. Tu me semblais davantage mort que vivant. C'était une triste vision. Si jeune et déjà plein de désespoir. Alors, je t'avais rattrapé fermement par le bras, te proposant de déjeuner avec nous. Et une boucle se créa. À chaque fois que tu désirais partir, je te rattrapai et te proposai une nouvelle chose, te demandait de l'aide pour l'écurie, pour nettoyer les cheveux, leur donner du foin, m'aider avec la grange, tout et rien. Un an, je pense, oui cela avait perduré un an. Peut-être même un an et demi? Difficile à dire. Tout ce que je peux affirmer, c'est que ce jour changea beaucoup de chose, le jour où je faillis mourir en tombant du toit et que toi, par un miracle que je ne connaissais pas, tu m'avais rattrapé avant que je ne m'écrase au sol, sur tous les outils que je n'avais pas pris la peine de ranger - et, après coup, je n'oubliai plus une seule fois de les remettre à leur place, une fois que j'avais terminé de les utiliser.

Je dois t'avouer que j'avais été bouche bée, que je ne savais que trop répondre, quoi dire, les mots restaient coincés au fond de ma gorge, tandis que mes yeux admiraient ce plumage noir, lise, majestueux, ces ailes immenses. Seulement, je n'avais même pas eu le temps de dire une seule parole que tu t'excusais et que tu disparais. Et que jamais plus je ne t'ai revue.

Tu sais, j'aurais aimé te revoir. À chaque fois que je venais à la grange, je brassai le foin à ta recherche. C'était vain, je le savais, mais c'était un petit rituel désormais auquel même je ne pus me départir jusqu'à ma mort. Les enfants disaient que tu leur manquais, demandaient sans cesse quand tu repasserais, quand tu viendrais nous rendre visite à nouveau. La petite Maria pleura quelques nuits et même lorsqu'ils avaient grandi, ils ne t'avaient pas oublié. Ton image était certes devenue un peu vague, mais ils leur arrivaient parfois de me parler de toi et se demandaient ce que tu devenais, comme ma femme, comme moi.

J'aurais tant aimé te revoir, ne serait-ce que pour te dire merci et m'assurer que tu mangeais bien et à ta faim, que tu avais un toit où dormir, que tu avais trouvé une place où rester, des amis, des compagnons, une famille. J'espère que tu te portes bien, Nathanaël. C'est mon seul souhait.

***

Quelque part en Angleterre, vers plus ou moins la fin du XIXe siècle,

C'est l'épilogue de l'histoire, celle qui n'est pas encore terminée, qui est en train de s'écrire tout doucement. Voilà peu que ton errance a pris fin, voilà peu que tu t'es trouvé un endroit où rester. Cela fait bien une bonne vingtaine d'années, ce qui te paraît à toi bien peu, après toutes ces décennies, que cet homme t'a invité à résider au manoir. Au départ, tu étais hésitant, mal à l'aise, et tu l'es toujours un peu. Ce n'est pas réellement chez toi, tu n'as pas de chez-toi, mais cet endroit te plaît. Tu t'y sens bien. Et tu n'es pas le seul à être « différent », à ne pas être humain et à avoir le fardeau de l'éternité sur le dos. Et tu fais ce que tu sais faire, ce qu'elles t'ont appris à faire ; le ménage. À longueur de journée. Mais ça te va. Ça, tu sais le faire et ça t'occupe l'esprit, contrairement à tous ces ans d'errance à gauche et à droite. Voilà, pour l'instant, pour le moment, c'est ici que tu vas vivre, c'est ici que tu vas écrire un nouveau chapitre de ta vie et, celui-là, ne le perds pas, tu as bien assez perdu de chapitres, ne penses-tu pas?



TON PSEUDO ;


• Comment es-tu là ; À cause d'une certaine fonda ._.
• Code ; J'me le valide moi-même, n'okay? ♥
• Pays ; Québec! *tousse, tousse* Canada ._.
• Âge ; XXI depuis peu ♥

© Flyremoon.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Tu vois la poubelle là? Oui, là. METS TES PUTAINS DE DÉCHETS DEDANS!!! | Nathanaël.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Comme rien ne va de suite à la poubelle
» Décidément je vois double, Jaeger Lecoultre Geophysic inside ;)
» L'homme poubelle
» Vos trois Mets préférés de casse -croutte
» Allez hop, moi aussi je m'y mets!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Red Castle :: Présentoir :: Nos dossiers :: Registre-