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 Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥

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Donovan Michael

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MessageSujet: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mar 21 Juil - 13:57









C'était bruyant. Les bruits de pas résonnaient dans les couloirs, suivis des rires, des paroles et des regards orgueilleux de ces fières personnes qui allaient et venaient dans ce manoir. Encore et encore. De nouveau cette même rengaine qui se répétait. Je pouvais les observer pendant des heures, les voir déambuler d'une pièce à l'autre, puis les applaudissements qui venaient d'un côté, la voix d'un chanteur de l'autre. Il y avait toujours quelque chose à faire, à découvrir. Pourtant, je ne connaissais rien de cet endroit, au final. Je découvrais les spectacles de derrière mon comptoir, tendant parfois l'oreille pour distinguer un bruit que je reconnaissais pas. Au final, je n'avais pas de réelle importance. Ces personnes venaient me fixaient à peine, me demandant leur chambre, ou le programme. Je n'avais pas de collègue lors de mes services, je ne voulais simplement pas être accompagné de quelqu'un. C'était bien quelque chose que j'aimais, au final, la solitude. Elle m'allait à merveille, d'ailleurs. Ces personnes sont toutes bien trop sournoises, trop manipulatrices. Et ces créatures ? Difficile de leur faire confiance. Finalement, elles sont toutes comme les autres, ces personnes. Et je me contentais bien de rester à observer calmement, à imaginer leur vie derrière ce meuble en bois.

Un soupir gagnait mes lèvres alors que je voyais mon remplacent arriver. C'était déjà l'heure ? Bon débarras. Il devait être vingt heures et cet homme s'occuperait correctement de la suite, peut-être qu'il serrait d'ailleurs bien plus aimable que moi. Il était beau, lui, avec ses longs cheveux blancs qui lui retombaient fièrement dans le dos. Son sourire était charmeur, il duperait n'importe qui. Toutes ces femmes se trémoussent devant lui, sans se douter que sous ses airs de gentleman se cachait un suceur de sang, qui n'attendait que son repas du soir.

Pour ma part, au final, je pouvais m'estimer heureux de ne pas avoir une quelconque autre spécification. Être un chien, c'est bien. Il faisait beau, ce soir, non ? Une petite balade de me ferait pas de tord, je pense. Alors que je marchais vers la sortie arrière, je réfléchissais. Et si je n'étais jamais venu au monde, est-ce que ça aurait réellement changé quelque chose ? Est-ce que ce monde avait réellement besoin d'une personne aussi insignifiante que moi ?

Un autre soupir se manifestait, tandis que mes pas retentissaient dans ce couloir vide de toutes personnes. En même temps, personne ne venait ici. Les spectacles avaient commencés et plus aucun client ne se donnerait la peine de rejoindre les jardins, ni de traîner ici à ne rien faire.

Je pourrais, si je le voulais, rejoindre la pièce où ces danseurs remuaient leur corps, à me demander comment ils faisaient pour se divertir de la sorte. Est-ce que c'est juste pour se faire remarquer ou ces personnes s'amusaient réellement ? Tout plein de choses me passaient par la tête pendant que je rejoignais l'extérieur, que je foulais du pied ces dalles rondes en pierre qui traversaient les herbes, me dirigeant lentement vers une grande fontaine.

La pénombre avait gagné les lieux, quelques lampes se trouvaient à proximité, éclairant le strict minimum afin de ne pas se perdre. C'était vide, c'était silencieux. Ça faisait un bien fou. La fraîcheur était également agréable. Un pâle sourire se dessinait sur mes lèvres alors que je continuais ma route vers le fond du terrain, recherchant un buisson que j'avais trouvé, derrière les autres, assez relus. Il me ressemblait un peu. Pas comme les autres, plus petit, un peu mal taillé. Peut-être que le jardinier l'avait oublié ? Je retirais mes soulier, les cachant par dessous ainsi que mes chaussettes. Je n'avais pas besoin de vêtements pendant que je me changeais en animal. Ils m'encombreraient et c'était bien trop compliqué de se transformer en humain tout en les gardant sur le dos. J'avais juste envie de courir dans les bois, de m'échauffer et de frapper l'air de mon pelage. Mon linge était plié, bien à côté de cette plante mal entretenue. Personne ne verrait rien à cet endroit là, je le faisais souvent.

Puis je laissais mon corps se transformer, ne laissant pas mon corps nu plus longtemps. La fourrure naissait sur mon corps, alors que je me retrouvais plus bas. Mon dos s'allongeait, les os craquaient et une queue apparaissait à son tour, suivant la continuité de ma colonne vertébrale. Ni une ni deux, je m'élançait à travers les bois. Ma truffe était humide, humant toutes ces odeurs différentes. Je préférais la forêt, tiens. Elle était bruyante à sa manière. Une chouette hululait, un écureuil grimpait à l'arbre. Une biche passait, fuyant à mon passage. Puis un lapin commençait à courir face à moi. Je faisais la course avec lui, laissant les feuillages me fouetter le visage, me forçant à rabaisser mes oreilles, à les éviter. Ce n'est pas que j'appréciais grandement de me prendre des trucs en pleine figure, vous voyez ? Le bois faisait mal et les feuilles coupaient. Non, ce serait des blessures ridicules.

J'avais perdu de vue le lapin, mais je continuais ma route. Observant le paysage, gambadant fièrement à travers les bois. Je me sentais plus fort, plus libre sous cette forme. C'était agréable, de pouvoir être méconnaissable. La seule chose qui pourrait m'agacer étaient les puces. Ces sales bêtes n'apparaissaient que et uniquement lorsque je me changeais en chien. C'était loin d'être agréable.Elles me grattaient, me donnaient envie de me rouler au sol pour les faire partir.

Mes pattes foulaient le sol. Il était sec, aucune pluie depuis quelques jours, juste un grand soleil qui laissait ensuite place à la Lune, à la fraîcheur du soir. Je préférais me changer vers la nuit, c'était plus supportable au niveau de la fourrure. Depuis combien de temps, je courrais ainsi, déjà ? Oh. Il faudrait peut-être que j'y retourne. Mh. Je n'avais pas réellement envie, sincèrement. Mon souffle déraillait, un peu comme si je venais d'utiliser une drogue, quelque chose de puissant, capable d'enivrer quelqu'un.

Je reviendrais à toi, la nature. Ne t'en fais pas. Mais là bas, on a encore besoin de moi. Vous voyez ? Alors je me redirigeais vers le bâtiment, rejoignant ce jardin si coloré avant de retrouver le buisson qui … Attendez. C'est une blague ou … ? Les vêtements n'étaient plus là. Je tournais un peu autour, avant de reprendre forme humaine. Je me glissais derrière une plante, ou deux. Sincèrement, pourquoi ? Je les avais bien déposés là... Alors... Je... C'était qui, lui ?

Mon regard se portait sur la personne assise sur un banc, avant de voir mes vêtements, ma chemise, mon pantalon, ma veste, mon cache-col ainsi que mes chaussures.

Qui était cet homme ? Il … Il ne m'inspirait pas confiance. Alors je restais méfiant, avant de me glisser près d'où il était, avant de murmurer, de grommeler d'une façon que je souhaitais aimable. Ma main droite se posait sur mon œil invalide, voulant le dissimuler au maximum, ma cicatrice n'était pas agréable à voir.

« … Monsieur ? Vous … Enfin. Ces vêtements sont à moi. Je pourrais les récupérer ? »


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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mer 29 Juil - 10:50


La tourelle était de ces endroits calmes, de ces rares endroits qui m'apaisaient et desquels je profitais. Ce n'était pas inhabituel que je m'y rende, que je m'assoie sur le rebord de la fenêtre, mon dos s'appuyant contre l'encadrement, et que je laisse mon regard divaguer sur les jardins et ses alentours. La vue était imprenable et elle l'était encore davantage lorsque tu te mêlais à ce cadre. En cette soirée où la brise, bien que légère, était froide et frisquette, tu me fis ce plaisir de t'apercevoir sous les lueurs des lampes. La lumière se reflétait de mille feux dans tes cheveux blonds, créant cette tendre mosaïque dont les vitraux des Églises, comparés à ce tableau, ne seraient qu'une pâle imitation. Ils feraient bien piètre figure. Ces couleurs chaudes qui se mélangeaient étaient magnifiques, attiraient inévitablement mon attention à chaque fois que tu te promenais dans ces allées dallées. Car c'était loin d'être la première fois que je te voyais ainsi passé, te faufiler jusqu'au jardin. J'avais cessé de compter le nombre de fois où je t'avais contemplé effectuer ce petit manège. Que je sois en service ou non, lorsque je t'apercevais, je cessai un instant ce que je faisais et t'observais, penchant la tête sur le côté.

C'est que tu avais une odeur, une présence, bien à toi qui m'intriguait. C'est que tu avais encore cette innocence, cette pureté, qui, quant à elle, avait cette affreuse tendance à taquiner ma faim, à piqueter là où il ne fallait pas. Certes, tu n'étais pas humain, mais peu importe. Il n'y avait rien de plus exquis, de plus alléchant, qu'un corps vierge de toute impureté. Et le savais-tu? Lorsque je croisais une personne si pure, j'avais inévitablement envie de la faire mienne, d'être le premier à marquer ce corps, ton corps. Le plaisir charnel, tu ne le connaissais pas. Il t'était étranger, je le sentais. J'aimais tout particulièrement l'idée d'être cette personne qui te ferait découvrir cedit plaisir. Tu avais un peu l'aura d'un enfant sur le sujet, ignorant tout de lui, n'ayant même pas un petit indice. Je voulais alors te l'apprendre de la plus exquise des façons. C'est que les vierges et les puceaux étaient l'un de mes plats favoris et tu en resterais probablement délicieux, et ce même si tu étais un Animagus. Oui, d'où j'étais, je t'avais déjà vu te transformer en ce splendide chien loup. C'est que j'avais une bonne vue, c'est que je ne te lâchais pas du regard. Je refusais de te perdre de mes yeux temps et aussi longtemps que tu étais dans les parages. Je te l'ai dit, je te contemplais et je le faisais parce que j'aimais ça, parce que j'aimais ton apparence, ta démarche, cette odeur que tu dégageais, bien que d'ici je ne pouvais la humer. Pas cette odeur corporelle, car je dois avouer qu'elle sentait parfois le chien mouillé, non, un arôme plus profond. Cet arôme si innocent qui te caractérisait. Je ne savais la qualifier, je ne trouvais rien de comparable, rien d'aussi chaste, d'aussi vertueux. Peut-être la flagrance des lilas ou celle des marguerites? Quelque chose de candide.  

Je jetai un coup d'œil rapide à la pièce. Elle était vide. Tous profitaient des spectacles ou du bar, peu pensaient à venir profiter du calme de la tourelle. Je n'étais pas en service aujourd'hui, j'avais ma soirée libre et, cette soirée, je décidai que j'allais la passer en ta compagnie, l'étirer peut-être toute la nuit jusqu'au petit matin. Je n'avais pas envie de parcourir tous les couloirs pour atteindre l'entrée, la porte qui menait au pavé. Non, il était bien moins compliqué de simplement sauter pour te rejoindre au plus vite. Je voulais être en ta présence, là et maintenant. Ainsi, je me laissai tomber dans le vide, mes jambes absorbant durement le choc. C'est que j'avais un corps d'incube, un corps de démon. C'était bien différent de celui d'un humain, de celui d'un animal. Il était résistant, bien que la chute ne plut certes pas à mon  corps, une certaine douleur s'élançant dans chacun de mes membres. Toutefois, elle n'était pas insupportable. Ce n'était qu'un moindre mal pour te retrouver bientôt, je pouvais supporter bien pire pour t'avoir près de moi, t'avoir en ma compagnie.

M'engageant dans la voie dallée de pierres rondes, je secouai délicatement mon pantalon, une montée de poussière sous mon atterrissage l'ayant quelque peu sali. Je devais être présentable, surtout pour toi. Je connaissais ta routine pour l'avoir si souvent étudiée de mon perchoir et je me dirigeai vers ce buisson mal taillé. D'où j'étais, je ne le voyais pas très bien, ce que tu faisais dans ces buissons, mais je te voyais par la suite en ressortir sous cette forme animale et filer en direction de la forêt. Tu avais du courage. C'est que la nuit, elle semblait si hostile, si effrayante. Elle était imposante, au point que c'en était troublant. Elle avait ses allures sinistres, sauf que toi, tu n'hésitais jamais à t'y engouffrer comme si l'endroit t'appartenait.

Je m'approchai de cedit buisson, car il portait ton odeur que j'avais si souvent sentie au détour d'un couloir où lorsque je venais chercher un client à la réception. Avais-tu remarqué que je te lançais alors souvent un regard et un mince sourire, toi qui avais le visage de marbre? Enfin, j'y trouvai ton linge, bien plié et caché. Il était posé sur l'herbe fraîche, presque humide, et je ne me gênais pas pour le prendre, m'en accaparer. J'avais remarqué, en m'approchant, qu'il y avait un banc de marbre assez large pour que trois personnes de grosseurs moyennes puissent s'y asseoir. Autrement dit, il y avait bien assez de place pour toi et moi. J'y posai mes fesses, tes vêtements sur mes genoux et tes souliers à mes côtés. Puis, je t'attendis tout bonnement. Je ne me fis pas impatient, je n'allai pas à ta recherche. Tu avais besoin de respirer, de profiter de ce moment de solitude et je le respecterais donc. Le temps était toutefois long, les secondes s'écoulant lentement, atrocement lentement. C'est que j'avais hâte que tu reviennes, que ta balade s'achève. Et lorsque l'on attend quelque chose avec une telle hâte, les aiguilles de l'horloge semblent bouger avec une lenteur interminable. C'est un peu comme si elles se faisaient un malin plaisir de me narguer. Allez, dépêche-toi. Ton bain d'air a bien assez duré, tu ne crois pas?

Lorsqu'enfin j'entendis des bruissements, je relevai la tête, sans toutefois bouger. Non, tu viendrais à moi, tu n'avais pas le choix. Tu devrais t'avancer jusqu'à ma personne. Et c'est ce que tu fis, te mouvant derrière tout d'abord des plantes avant de finalement en sortir pour aller à ma rencontre. Tu cachas ton œil en un geste qui paraissait bien naturel. Que camouflais-tu? Une blessure, une vilaine cicatrice? Mais tu ne devais pas, j'avais envie de tout voir de toi, de te contempler dans ton ensemble. Rien n'était laid de ta personne, tu étais adorable. Tu me laissais apercevoir ta nudité sans trop de gêne, te rendais-tu seulement compte de ce que cela signifiait? Que cela pouvait attiser des désirs peu avouables? Mon regard se porta sur toi, te détailla, te reluqua de mes yeux aux éclats ambrés, aux éclats dorés si intenses. C'est qu'ils étaient perçants, qu'ils hurlaient qu'ils t'observaient. Ta voix s'éleva, grognant comme le chien qu'au fond tu étais. Je te répondis alors, souriant mystérieusement : "Je le sais." Je savais que c'était tes vêtements et c'était bien pour cette raison que je les avais pris. Pour être franc, je te préférais en tenu d'Adam que dans ces habits. Tu étais beaucoup plus joli, beaucoup plus attrayant. Ça me donnait envie de te dévorer, là et immédiatement.

Je te fis signe d'approcher d'une main, l'autre restant appuyé sur tes vêtements alors que je te murmurai presque dans un susurre : "Approche, je vais te les rendre." Je te les rendrais, en effet, mais pas tout de suite. Je voulais profiter de la vue que tu m'offrais, de ce sublime tableau. De ma voix à la fois suave et douce, je rajoutai : "Mais avant, discutons un peu, veux-tu? Allez, viens t'asseoir." Je te désignai mes genoux et non le banc. C'est qu'il serait froid sans tes vêtements, ta peau gèlerait contre le marbre glacé. Tu n'étais plus dans cette apparence canine, avec cette fourrure pour te protéger et te couvrir du léger froid. Je ne voulais pas que tu tombes malade, que tu attrapes un rhume ou une grippe et encore moins une pneumonie. Mes jambes te garderaient au chaud tout en étant bien plus confortables que ce banc dur. Je pouvais te le dire, mes fesses ne l'appréciaient guère. Entre autres, car cela faisait un long moment que j'attendais et, pour cette peine, j'avais bien l'intention de monopoliser ton temps à venir.
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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Dim 9 Aoû - 5:29









Son regard ne semblait pas me lâcher. Il était frustrant, désorientant, si intense que je pouvais bien m'y perdre. Je penchais la tête sur le côté afin de mieux discerner ses traits, m'attardant sur cette chevelure dorée, celle qui le recouvrait les oreilles. Je ne comprenais surtout pas le pourquoi du comment. Ce n'est pas comme s'il avait plu durant mon absence. Je l'aurais senti, mes pattes n'avaient pas été humides et il n'y avait aucune goutte d'eau par dessus les brins d'herbe. L'odeur n'était pas là. Car la forêt ne sent pas la même chose après une forte pluie, non, c'était différent. Rien n'était mouillé, alors pourquoi avait-il mit mes vêtements en sûreté ? Enfin. J'avais l'habitude de me faire disputer lorsque je restais dans cette tenue d'Adam, mes anciens propriétaires me répétant sans cesse « Habille-toi, ne reste pas ainsi devant nos invités ! » ou « Vas mettre quelque chose, vite ! » tout en me prenant des regards bien plus agressifs que celui-là.

Néanmoins, il avait quelque chose de différent. Il n'était pas comme les autres, pourtant, il n'avait pas l'odeur humaine. J'étais assez près pour la discerner, mais trop loin pour parvenir à la reconnaître. Cette personne, je ne la connaissais pas. Vraiment pas. Ou bien... Oh, peut-être à la réception ? Sa tête ne me disait rien. Je l'avais certainement vu de passage, ainsi, dans le hall, mais sans plus. Il n'était pas celui que j'avais l'habitude de voir, pas un de ces portiers qui s'occupait d’accueillir la clientèle et ne me l'apporter. Je ne lui avais jamais parlé. Enfin. Je n'allais pas venir à lui ainsi, non ? À moins qu'il ne soit pas gêné ? Tout le monde me regarde bizarrement, d'habitude, lorsque je suis sans vêtements. Ils me regardent un peu écœurés, mais lui ne semble pas de cette classe.

La seule chose qui me perturbait était ce mouvement de sa main. Pourquoi tapotait-il ses genoux ? J'avais presque envie d'avoir le réflexe de grimper sur ses jambes, mais je n'étais pas sous ma forme animale. D'ailleurs, j'aurais très bien pu la prendre afin de me rapprocher. Par contre, pour créer des discutions, c'est subitement moins facile et je doute fortement qu'il comprenne le chien. Alors je me rapprochais, un peu hésitant à cause de ma nudité, mais peut-être qu'il comprenait le fait qu'on ai pas forcément besoin de ces bouts de tissus ? Bon. Je jetais un regard à ces buissons qui parvenaient à me cacher, avant de finalement m'élancer dans sa direction. Mes pieds frôlaient le sol, il était froid. Assez désagréable une fois que l'on quitte la pelouse, les graviers n'étaient pas forcément doux sous la peau. Je n'étais pas un enfant pour m'asseoir sur ses genoux, mais je n'étais pas assez franc pour poster mes fesses sur le banc certainement gelé.

C'était bien, au final, que je m'asseye sur un homme que je ne connais pas ? Bah, si ça ne le dérange pas, après tout...

« Qui êtes-vous... Et que me voulez-vous ? »

Il n'était certainement pas là pour rien. À moins qu'il ne veuille réellement parler, discuter ? Mais de quoi ? De tout et de rien ? Ou il avait juste envie de se faire un ami ? Ce n'était pas le genre de personne qui avait l'habitude de prendre parole avec moi, c'était assez déroutant. D'habitude, ces gens là me prenaient de haut, ils me fixaient et se moquaient du sac à puces que je suis. Ma forme humaine était bien, là pour une fois. Je n'avais pas envie de me gratter et je n'avais pas non plus envie de me rouler au sol pour les éliminer -ou de tenter de les éliminer.

Je me rapprochais, incertain tout en gardant correctement ma main sur mon œil. En m'asseyant sur les genoux de cet inconnu, une légère crainte venait me titiller. Je n'avais jamais approché quelqu'un d'aussi près et encore moins du premier jour. C'était étrange, d'être si peu vêtu et de se poser sur les jambes d'un homme. Enfin, c'était confortable. Plutôt chaud, avec ça. Je me rapprochais du mieux que je pouvais, assis sur le côté, ne lui tournant ni le dos, sans toutefois lui faire face. Non pas que j'étais gêné, loin de là. Mais ça me permettait de mieux pouvoir dissimuler cette sale cicatrice, elle n'était pas belle. Puis je tendais la main, pour vouloir au moins récupérer mon cache-œil. Au pire, juste ça ? Ou ma chemise.

« J'ai froid... »

En posant ma main sur le tissu, j'attrape la petite cordelette du tissu noir pour mon œil inexistant, avant de me mettre à humer son odeur. Elle était forte, pas comme un humain. Mais... Délicate, envoûtante. Il sentait bon. Je remuais mon nez, avant de m'approcher de lui de mon visage, le fixant presque de manière intense. Je sais que c'est mal, de fixer les inconnus, mais il avait pas l'air si méchant. Ce n'était certainement pas un animal ou un loup, bien que son regard était intimidant.

« Qu'êtes-vous, au juste ? Je n'arrive pas à reconnaître votre odeur. »


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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Jeu 20 Aoû - 13:33


Ta démarche avait quelque chose de gêné tout en ne l'étant pas, elle me fascinait et mes yeux se perdaient dans tes mouvements. On y retrouvait ce mélange d'aise qu'avait les chiens à se balader en tenue d'Adam et ce malaise des humains, ce petit malaise qu'ils avaient de découvrir leur peau et de l'exposer aux yeux des autres. Du moins, pour cette époque, pour cette région. Plus tu t'avançais, plus tu quittais ses buissons qui te dissimulaient, plus j'étais ravi. Observer ton corps, le détailler d'où j'étais était réellement un pur délice. Peut-être aurais-je pu même passer des heures à le faire? Au fond, graver cette image dans ma mémoire était l'un de mes buts les plus ardents de la soirée. Elle était belle, elle était séduisante. Je baissai les yeux, te contemplant à ta juste valeur et je n'hésitai pas à reluquer cette virilité qui bougeait au rythme de tes pas. Tu t'approchas, tes pieds nus frôlant l'herbe avant de marcher sur ces petits galets que je devinais fort peu agréables pour tes pieds. Pardonne-moi pour ce petit désagrément, j'espère que ce n'était pas trop souffrant. Voudrais-tu que je te soigne? Que j'y dépose un baiser doux, dit magique, et les cajole doucement? Peut-être, mais je ne te poserais pas la question tout de suite, il n'y en avait pas de besoin.

Tu me fis l'honneur de venir jusqu'à moi, posant même tes fesses sur mes genoux, alors que je retirai tes vêtements qui y étaient posés pour les déplacer, les mettre sur le banc. Je voulais que tu t'assoies sur mes propres pantalons et non les tiens. Je ne crois pas que tu aies envie de les friper? Aussi, dois-je t'admettre que je voulais te sentir le plus près possible de moi et qu'une seule barrière était bien suffisante et déjà bien trop. Tu ne me fis pas dos ni ne me fis face, te plaçant simplement de côté et m'offrant comme vue ton corps de profil, de même que ton visage pour un court instant, le temps que tu te retournes pour me faire face et que tu m'observes de ton unique œil. Ta main n'avait pas quitté l'autre, continuant de le cacher, de le camoufler à ma vue. Je l'ai dit, il n'y a rien de toi qui soit laid, alors, tu peux baisser cette main, je ne m'indignerais pas ni ne me montrerais choqué, je te le promets. Avant de t'asseoir, tu m'avais posé la question de qui j'étais et de ce que je te voulais. En réponse, j'avais tout bonnement laissé planer un silence coupé par les criquets et les oiseaux de nuit. Je ne t'offris qu'un sourire mystérieux et pourtant bienveillant, doux et tendre. Ce n'était peut-être pas encore l'heure d'y répondre.

Machinalement, l'une de mes mains se posa sur tes jambes, les couvrant quelque peu de mon bras avant de longer ta cuisse faisant face au labyrinthe de mon avant-bras, mes doigts bouillants pressant ta peau froide près de ta hanche comme pour te garder près de moi, comme si j'avais en somme peur que tu disparaisses un peu comme un mirage, une petite illusion de brouillard que j'aurais happé que pour un court instant. C'était l'impression que tu me donnais, d'être un mirage, car, au fond, comment un être si pur pourrait bien exister? Je le sentais, maintenant que tu étais près de moi, je le sentais et ma faim se faisait d'autant plus présente, grondant silencieusement. Tu n'étais pas ma nourriture, mais tu attisais mon appétit, un peu comme ce dessert à l'apparence alléchante dont, pourtant, l'on sait que le goût n'y rivalisera pas. Un peu comme un dango aux sésames noirs. L'enveloppe semblait délicieuse, alors que l'intérieure avait un goût ignoble. Je ne dis pas que tu serais mauvais, que tes lèvres ne pourraient avoir le goût d'une pêche sucrée, seulement, je n'étais pas en mesure de te savourer comme je l'entendais.

Quand tu cherchas à récupérer ton bandeau, je posai ma main sur celui-ci, le pressant contre le marbre du banc et t'empêchant dès lors de le prendre, tandis que je me rapprochai de ton oreille, y soufflant en son creux d'une voix envoûtante : "Alors rapprochez-vous, collez-vous à moi, vous n'aurez plus froid." Ce n'était ni vrai ni faux. J'étais chaud, je bouillais d'ardeurs comme toujours et il allait de soi que les parties de ton corps contre le mien se réchaufferaient irrémédiablement, mais celles fouettées par la légère brise se refroidiraient. Je ne pourrais pas t'empêcher de te rhabiller bien longtemps, je le savais, cependant, je tentai d'en profiter le plus longuement possible. Ta peau était magnifique sous les rayons lunaires qui, quant à elles, la berçaient tendrement d'une douce lueur blafarde. Elle rendait ta peau un peu plus pâle, attisait un peu plus mon admiration. À ces derniers mots que j'avais prononcés, je te rapprochai un peu de plus de ma main posée contre ta cuisse, simplement pour approuver mes dires. Quand ton corps me sembla assez coincé contre le mien, je délaissai ma prise sur tes vêtements, relevant mon autre bras en effleurant malicieusement ton dos, le longeant du bout des doigts avant d'en faire le tour. J'attrapai dès lors ton poignet avec délicatesse, cherchant à retirer cette main qui dissimulait une partie de ton visage. Je te soufflai dans un murmure : "Laissez-moi voir, je vous en pris." Ce n'était pas dit d'une voix moqueuse ni dit d'une voix intriguée par une curiosité morbide. Non, moi, je voulais tout connaître de toi, tes cicatrices comme ta chair immaculée. Alors, veux-tu bien me laisser te contempler?

Ton œil qui me fixait intensément, j'y plongeai mon regard, m'y perdant dans cet océan bleu. Je le supportais sans grand mal, je le trouvais même captivant. Pas une seule seconde je m'en dérogeai. Tu me redemandais qui j'étais, peut-être devrais-je te répondre? Cependant, tu enchaînais tout de suite sous un autre aspect, ce qui me fit sourire de cet air à la fois charmé et charmeur. Tu étais mignon et franc. "Mathias Worcestershire, c'est mon nom, et vous?" C'était à ton tour de décliner le tien, que je puisse enfin attitrer une identité à cette jolie bouille. Je te souris un peu plus, approchant davantage mon visage du tien, mes iris ambrés dans le tien bleuté. "Et à quelle odeur vous fais-je donc penser?" Que je m'enquis, moi qui savais que ma flagrance en cet instant s'adaptait à tes goûts, à ce que tu trouvais sentait bon. Alors, dis-moi, à quoi te faisais-je penser?
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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mar 25 Aoû - 2:15









Ses mains étaient douces. Elles entouraient mon corps pour le rapprocher du sien, certainement parce qu'il faisait froid ? J'hésitais dans mes pensées, mais je suppose que ça devait être pour cette raison. Pourquoi y en aurait-il une autre ? Et surtout laquelle ? Je ne m'attardais pas trop sur ce genre de détails inutiles et me demandais plutôt pourquoi ses yeux ne faisaient que me fixer, détailler le moindre endroit de mon corps. C'était gênant. Mais en quoi l'était-ce, réellement ? Plein de questions se faufilaient dans les coins de mon esprit, me perturbant un peu avant que je ne plisse les yeux à l'instant où ce dernier me suppliait de voir l'autre partie de mon visage. En quoi est-ce que ça viendrait à l'intéresser ? Mh ? Puis... Qu'étais-je réellement en train de faire, là... Je devais déjà avoir enfilé mes vêtements depuis longtemps, je devrais retourner au Red Castle et rejoindre ma chambre, comme d'habitude. Je n'aimais pas trop ce genre d'imprévus et encore moins lorsque c'était avec une personne totalement inconnue. Son regard me semblait néanmoins intense, terriblement attirant, mais étrangement, je ne savais pas dire pourquoi. Ses caresses étaient douces, réchauffantes. Je n'avais qu'une envie, me pencher vers lui, fermer les yeux et me reposer contre sa chaleur. Le problème était que je ne pouvais faire ce genre de chose. C'était beaucoup trop... Comment disaient-ils déjà ? Ah, oui, irrespectueux.

Mais sa main me ramenait vers le monde normal et non pas dans mes pensées les plus profondes. À cet instant, je manquais de retirer ma main de mon visage. Un large frisson me parcourait l'échine, me faisant trembler sous cette caresse délicate. C'était quoi, ça ? Je ne savais pas mettre de mot sur ce sentiment nouveau, sur cette étrange situation. Mais je ne pouvais que regarder sa main, celle qui retenait mon poignet afin que je lui montre. Voulait-il réellement le voir ? Mais qui était-il, à force ? Je restais silencieux. Puis, ce n'était pas joli. C'était balafré, ma peau était fissurée et avait laissé un toucher pas très agréable.

Je n'avais pas peur, j'étais juste accablé sous les questions que je me posais, celles-ci mourant au fond de ma gorge, n'étant pas prêtes de sortir de si tôt. Est-ce que si je lui montrais... Il me laisserait tranquille ? Est-ce que je pourrais rapidement rentrer au chaud ? Alors petit à petit, je baissais la main, laissant la clarté de la Lune éclairer cet œil invalide, entrouvert et certainement vide de toute vie. Il était blanc, un peu comme si toute la vie qui se trouvait à l'intérieur s'était évaporé. Je ne voyais plus rien et je ne sentais plus aucune sensation de ce côté là. Je n'avais plus mal, sauf quelques fois lorsque je me le frottais machinalement le matin. La cicatrice n'était pas jolie non plus et on voyait que j'avais du mal à garder cette paupière ouverte, alors je la refermais, détournant mon regard du sien. C'était gênant. C'était la première fois que je le laissais apparaître devant quelqu'un. Devais-je lui faire confiance ? Peut-être que je pourrais enfin avoir un ami ici ?

« Ce n'est pas très beau... »

Un autre frisson me prenait de court, certainement à cause du froid, j'éternuais un peu, avant de me rapprocher par pur réflexe. Il était bouillant, ça faisait du bien. Est-ce que cet homme était réellement aussi chaud ou c'était une image de ma part ? Mais, je dois dire que j'étais de plus en plus à l'aise.

« Je m'appelle … Michael. Donovan Michael. »

Il n'avait pas l'air si méchant... Au final. La seule chose étrange était que je me retrouvais nu. Non pas que cette tenue me gênait, après tout, c'était naturel, mais le fait qu'on m’ait répété tant de fois de me vêtir face aux autres personnes me restait dans un coin de la tête. Puis, il me posait une question. À quelle odeur ? Je ne sais pas. C'était fort, assez relevé, du soufre. Ça ne me piquait pas les narines, loin de là. C'était un peu doux, quand même. C'était spécial.

« À une créature que je ne connais pas encore. Un peu ... Comme l'odeur du soufre. C'est ... Assez attirant. »

C'était doux, au final, je m'y habituais. C'était un peu comme cette odeur, celle que les esprits sentaient, ou ces démons. Mais une autre forme ? Je n'arrivais pas à remettre le doigt dessus, alors je réfléchissais, avant de lui accorder un autre regard, de me rapprocher de son visage pour humer d'un air naturellement neutre, fermant les yeux avant de frôler ses mèches de cheveux du bout de mon nez. En était-ce un ? Je veux dire, un démon ? Mais... J'en avais déjà vu deux ou trois, ils ne possédaient pas ce style d'odeur. Ce n'était pas aussi doux, aussi attirant. C'était habituellement fort, ça m'arrachait les sinus. Pour lui, c'était autre chose, ça me donnait plus l'envie de rester à ses côtés, de poser ma tête dans le creux de son cou et de ne plus bouger durant des heures.


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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mar 25 Aoû - 12:13


Ton œil unique, je l'observais plus que le reste, plongeant mon regard dans cet océan bleu. Je tentais de le sonder, d'y déceler ce que tu pensais. Les yeux sont le reflet de l'âme, le savais-tu? Pour posséder une couleur si limpide, elle devait être bien pure, plus que je ne l'imaginais encore. Car, le vois-tu, maintenant que je t'avais près de moi, je le sentais un peu mieux. Mes mains qui t'effleuraient malicieusement, qui en aurait fait frémir plus d'un d'envie, toi, ton regard, il restait dépourvu de lueur lubrique. Pourtant, tu ressentais ce frisson, je le savais. Ta peau frissonnait sous mes doigts, elle te ramena de tes pensées. À quoi réfléchissais-tu? Qu'est-ce qui t'obnubilait tant? Qui accaparait ton esprit? J'étais curieux, tu me rendais bien curieux. Qu'est-ce qui se cachait, derrière ce bleu envoûtant? Pourrais-je le découvrir, faire ressurgir ce qui te perd ainsi? Je voulais ton attention, je la quémandais et, pour être franc, je n'avais pas envie que tes pensées divergent sur autre chose que sur ma personne. Je ne savais sur quoi elles se portaient en cet instant précis, je l'ignorais et cela me frustrait légèrement. Allez, pense, pense, mais ne pense qu'à moi.

Pour mon plus grand plaisir, tu consentis à baisser ta main et je la guidai vers le bas, mes doigts montant, délaissant ton poignet pour recouvrir le revers de cettedite main, mes doigts allant alors se mêler aux tiens, les enlaçant avec tendresse. Je la dirigeai jusqu'à ta cuisse face au labyrinthe de haies où reposait mon autre main, je voulais te garder serré contre moi, refusant obstinément de te laisser partir si l'idée te traversait l'esprit. Je t'avais enfin attrapé, alors je te garderais pour moi en cette soirée. Je pouvais être égoïste parfois et tu étais celui en cet instant qui faisait surgir mon égoïsme. En prendras-tu la responsabilité? Tu étais précieux, un joyau intouché, et je te voulais. Parfois, je me disais que je pouvais ressembler aux hommes, aux humains, lorsque je me montrais capricieux. Ces gestes me rappelaient les leurs, tout comme ces envies irrépressibles. Enfin, n'est-ce pas eux qui, de toute façon, m'ont donné vie via leurs désirs charnels? Et toi, ce petit défaut, pourrais-tu l'accepter ? Tu l'attisais. Plus que tu ne pourrais jamais le croire, je te le dirais ou te le murmurerais. Les joyaux, ils embrassent la convoitise et tu embrassais la mienne. Suis-je insistant sur le sujet? Certainement. Car il était vrai.    

Tu disais que ce n'était pas très beau, je ne le croyais pas. J'observai la cicatrice, ma main libre délaissant ta cuisse pour venir la cajoler, la caressant doucement de mon pouce. Tu avais un petit visage pour cette main, j'aurais pu l'englober. Ma peau passa sur la tienne bosselée, même si je me doutais que tu ne ressentais probablement plus rien. Secouant doucement la tête, ma main glissa derrière la tienne, l'empoignant tendrement, avant de la ramener plus près encore de la mienne. Je me penchai en même temps, allant déposer un léger baiser sur la balafre tout en soufflant suavement : "Ce n'est pas laid. C'est une part de vous et, de vous, rien n'est laid." Et je me redressai à nouveau, te souriant avec bienveillance. Avais-tu honte de cette cicatrice? Je me le demandais. Te complexait-elle? Ce serait dommage. Elle n'était certes pas fameuse, dire le contraire serait mentir, toutefois, elle te donnait un certain charme, elle donnait envie de te bercer dans ses bras et de susurrer de doux mots. De même, elle appelait à la protection. Comment dire? Sur mes jambes, tu me semblais si frêle, si petit, si innocent, et cette blessure me rendait bien plus triste pour toi qu'elle n'attisait ma pitié ou mon dégoût. Je voulais te protéger afin que cela n'arrive jamais plus.

Un petit éternuement t'échappa, c'était adorable. Réellement adorable et cela m'arracha presque un « hawn », mais je le retins, me contentant de t'accueillir un peu plus contre moi quand tu te blottis contre mon corps. Avais-tu froid? Certainement. Et je sais que j'étais à la fois irresponsable et même cruel de refuser de te rendre tes vêtements, sauf que je l'ai dit, veux-tu bien supporter encore un peu mon égoïsme? Tu me donnas ton nom, Michel Donovan. C'était un nom qui te seyait bien, t'allait même à merveille. Tout t'irait à merveille. Je t'appelai de cette voix envoûtante et mielleuse dont j'avais le tour, laissant les mots flotter au bout de ma langue et voler jusqu'à tes oreilles : "Et bien, Monsieur Donovan, enchanté de vous rencontrer." À défaut de te tendre la main pour une poignée, celle qui caressait ta joue redescendit, venant serrer tes jambes encore un peu plus contre ma personne. C'était à croire que j'avais peur que tu disparaisses, sérieusement. Étais-tu, au final, plus frêle qu'un mirage? Qu'une simple fumée ou une buée manquant de se disperser au moindre courant d'air? Au moindre geste de ma part? Je rajoutai après quelques secondes : "C'est un joli nom." Un nom dont je me souviendrais. Du moins, que je tenterai de me souvenir.

Quand tu me dis que je sentis le soufre, je ne pus m'empêcher d'arquer légèrement un sourcil avant de rire doucement. C'était donc l'odeur qui te plaisait, celle du soufre? Dois-je t'avouer que c'était la première fois que l'on me disait ça. Cela me prenait quelque peu de court, mais ce n'était pas mauvais, non, c'était intéressant. Tu étais intéressant, mon petit Michel. "Content qu'elle vous plaise, cette odeur." Je te laissai me humer, ton nez se perdant dans mes cheveux soyeux, tandis que je continuais de te contempler. Je ne cessais de te contempler, cherchant à te toucher le plus que je pouvais sans en devenir obscène. Je ne voulais pas t'effrayer. "Et cette créature que je suis, auriez-vous envie d'apprendre à la connaître, de la découvrir?" Que je m'enquis, un sourire indéchiffrable sur mes lèvres. Il les ourlait avec une malice discrète. Veux-tu savoir? Veux-tu que je te fasse découvrir qui et quoi je suis? Allez, dis-moi et je me ferais une joie de te le dévoiler.  

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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mer 2 Sep - 2:55









Ses gestes étaient si doux. Je ne comprenais d'ailleurs toujours pas pourquoi cet homme s'obstinait à vouloir me connaître. Qu'avais-je fais plus que d'habitude pour ainsi attirer son attention ? Sa peau était douce, délicate lorsqu'elle frôlait mes mains, ses doigts s'entremêlant à ceux de ma main, celle qui avait dévoilé ce côté de mon visage que je détestais tant. Il avait l'air bien curieux, comme s'il voulait chercher la vérité au fond de mon regard. Regard qui, au final, commençait à me mettre mal à l'aise. Pourquoi me regardait-il ainsi ? Il n'agissait pas comme un prédateur, mais c'était tout comme. Je ne pense pas qu'il voulait me … Me manger. Non ? Enfin, il l'aurait déjà fait si c'était le cas ? Mon regard se baissait, n'aimant pas dévoiler aussi facilement cette cicatrice et cet œil qui avait été détruit il y a déjà bien longtemps. Je m'y étais habitué, à force. Mais lui, c'était le premier à qui je le montrais.

Un sursaut me prenait, que faisait-il ?! Sa main... Elle... Je fermais les yeux, apeuré par ce geste que je trouvais brusque, jusqu'à sentir cette douce caresse sur ma joue, effleurant ma cicatrice. Je ne bougeais plus, baissant un peu la tête. La peau de mon visage était chaude. Je me sentais chaud, juste en dessous de mes yeux. Était-ce parce que je rougissais ? Que voulait dire ce sens, d'ailleurs ? Pourquoi certaines personnes deviennent rouge ? Pour quelle raison exactement ? Je ne connaissais pas bien ce genre de réaction. Ma vie était bien trop calme pour que celles-ci l'envahissent. N'osant plus faire le moindre geste, je me contentais de l'observer, sentant une pression au dos de ma tête. Mon cœur battait de plus en plus vite, alors que mon incompréhension grandissait.

Son baiser était chaud. Pourtant, je ne ressentais presque rien. Ça faisait déjà depuis longtemps que cette cicatrice était devenue une sorte de croûte, la peau étant durcie à l'endroit du coup que j'avais reçu. Ses... Ses lèvres se posaient sur cette cicatrice. Étrangement, je la ressentais. Faiblement, mais son souffle me caressait le front, me réchauffant alors que je n'avais rien demandé.

Cette situation devenait bizarre, étrange. Pourquoi mon cœur s'emballait ? Non pas que je voulais partir... Mais là, j'avais envie de me cacher, de me revêtir de ces vêtements qui m'attendaient sur le côté du banc. Je ne voulais pas qu'il me regarde, lui qui semblait si... Affectueux. Quel était ce mot, déjà ? Celui qu'on employait lorsqu'on trouvait quelqu'un de... D'attirant ? Je le trouvais beau, cet homme. Comme un loup Alpha. Il avait une prestance, quelque chose qui faisait en sorte de me rabaisser, inconsciemment. Et bizarrement, il me donnait envie de rester à ses côtés.

« Vous avez des goûts... Plutôt étranges. »

Ma voix s'éternisait, devenant de plus en plus faible. Je me recroquevillais, baissant le regard, alors que je sentais cette chaleur me prendre d'assaut, sans comprendre ce sentiment. Que voulait-il réellement ? Je sentais ses bras m'accueillir contre lui, me resserrant alors contre ce torse. J'entendais le battement de son corps, ne pouvant m'empêcher de me reposer contre lui, fermant les yeux pendant quelques instants pour me focaliser dessus. J'avais une assez bonne ouïe et je devais dire que le bruit d'un cœur qui battait me rendait toujours aussi fasciné. Comment de telles choses pouvaient vivre grâce à ce corps ? Ce corps que lui parvenait à contrôler tout seul. Sa main se levait sans même que je m'en rende compte, effleurant ma joue. Un frisson me rabrouait l'échine, me faisant rouvrir l’œil. J'avais sursauté, le regardant à nouveau pendant que mon corps était presque lié au sien. Je n'avais réellement pas l'habitude de me coller à un inconnu comme ça, déjà que je ne l'avais jamais fait à quelqu'un de proche. Avais-je seulement déjà eu quelqu'un d'assez proche pour lui faire une accolade ? Certainement pas, en fait. Ou je m'en souvenais réellement plus.

Qui était-il ? Sa peau était douce, alors que je m'approchais de son oreille, l'extrémité de mon nez l'effleurant. Est-ce que je pouvais réellement faire ça ? Personnellement, je trouvais ça normal, comme pour se saluer. J'adorais sentir les personnes qui se trouvaient autour de moi, bien que d'autres trouvaient cette manière de faire plutôt impoli. Donc, je ne le faisais plus. Sauf ici. Là, j'en profitais, de cette forte odeur qui semblait m'attirer, me donnant envie de me coller à lui. C'était un peu comme une drogue.

« Je suis assez curieux, oui...  »

Je voulais savoir ce qu'il pouvait représenter. Après tout, les créatures ne m'effrayaient pas. J'étais moi même capable de me changer en chien, en cette bête que tout le monde déteste, ou plus ou moins. J'enviais parfois certaines personnes, celles qui sont toujours entourées, celles qui parviennent à se frayer un chemin dans la société sans avoir de problèmes. Ces vampires ne m'effrayaient pas, tout comme les anges ou les sirènes. Je les trouvais beaux, au final. Et lui, était-ce peut-être un vampire ? J'étais dans le flou le plus total. Il ne sentait pas comme ceux que j'avais déjà croisé.

Je levais ma main, venant caresser ses lèvres avant de les écarter doucement, fixant ses canines avec curiosité. Il en avait des belles, mais certainement pas assez affinées pour être un suceur de sang. Je passais mon pouce par dessus, plissant l’œil comme pour les distinguer du mieux que je le pouvais. Puis, en penchant la tête sur le côté, je relâchais ses lèvres, sans me soucier du peu de salive qui se retrouvait à présent sur mes doigts.

« Vous n'êtes pas non plus un vampire, hein ? »

Non, certainement pas. Ses yeux n'étaient pas comme ceux de ces choses. Ils étaient profonds, différents. Rien à faire, je me devais juste d'attendre qu'il se présente, qu'il m'en dise ce qu'il était.  Mais en tout cas, j'étais sûr qu'il n'était pas dangereux. Au contraire, il semblait doux, tendre. Il était beau, alors pourquoi restait-il à mes côtés ? Qu'avais-je de plus que les autres ? Je n'avais rien d'attirant, et encore moins de gracieux. J'étais plus une bête qui cherchait sa liberté parmi ce monde cruel, cherchant à m'éloigner de certains humains qui me rappelaient mon passé. Non, je ne voulais plus autant m'approcher d'eux, ils me faisaient plus peur qu'autre chose.


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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Lun 14 Sep - 12:01


Tu baissas le regard, dérobant cet œil limpide et magnifique à ma vue. Avais-tu honte? Maintenant que je pouvais apercevoir cette cicatrice, maintenant que je la contemplais sans détourner les yeux, sans les dévier ni renier ce que j'avais cherché à apercevoir, en étais-tu mal à l'aise? Plus que d'être assis sur mes cuisses? Plus que d'être dénudé? Cette blessure, combien de personnes avaient-elles pu l'observer à leur guise? Étais-je le premier ou, tout du moins, l'un des premiers à recevoir la permission de la scruter? Des questions me passaient par la tête, des questions sur toi, sur ta personne, sur ce que tu avais fait auparavant, sur, peut-être, ce que je valais déjà. Si je recevais un petit traitement de faveur, ô combien j'en serais ravi, ô combien je serais le plus heureux des hommes. Ce serait un honneur que j'envelopperais dans la dentelle et garderais précieusement en mémoire. Cependant, je ne voulais pas t'embarrasser au point de te rendre nerveux, au point où ton ventre s'en tordrait, alors je caressais doucement du pouce ta main pour t'apaiser. Elle me semblait si petite, d'ailleurs. Un peu comme si c'était celle d'un enfant. Je sais bien que tu ne l'étais plus, tu avais grandi et quitté l'enfance depuis un moment déjà, et, pourtant, cet iris bleuté me donnait l'impression que tu avais cette candeur innocente des gamins.

Cette envie de l'entacher de la perversité dont les adultes raffolent me tourmentait. Toutefois, ça, tu n'avais pas besoin de le savoir, je ne voulais pas t'effrayer.

Bien que je me faisais doux, au final, je t'effrayai, toi qui sursautas et te recroquevillas sur toi-même. Adorable, tu l'étais, et un sourire attendri ourla alors mes lèvres. Tu me faisais penser à un petit animal, davantage à un lapin qu'à un chien, qu'à l'un de ces canidés fiers et robustes. Ou, peut-être, à un chiot, à un petit chiot qui découvrait pour la première fois le monde et la tendresse. Je voulais alors t'en couvrir, de ces tendres caresses, et je ne me fis que plus délicat, passant mes doigts sur ta peau rabotée comme si je dorlotais une poupée de porcelaine. Seulement, contrairement à elle, tu n'étais pas froid, tu n'étais pas glacial, non, du tout. Et, lentement, j'aperçus ces rougeurs prendre d'assaut tes joues, épousant avec une certaine grâce tes pommettes et s'estompant à ton fin nez. Je me réitère - et je me réitèrerai autant de fois qu'il le faut -, mais tu es adorable, plus qu'un garçonnet, plus qu'un chaton. J'avais envie de te croquer comme on croque les tomates, les poivrons ou les pivoines. Sauf que je ne le fis pas et je me contentai de déposer un baiser sur cette vieille blessure, la cajolant de mes lèvres pâles.

Ton cœur, il s'emballa ; ton cœur, il chercha à battre la chamade sous ton incompréhension. Je le ressentais, ça me plaisait. Ces réactions, elles t'étaient inconnues que j'oserais dire et ça me réjouissait. Je voulais te faire découvrir bien des choses, des choses dont tu ne soupçonnerais pas même l'existence, ce n'était que le début, mon petit Donovan. Te doutais-tu? De tout ce que tu pouvais ressentir, de ce que je pourrais te faire ressentir? Là, je te sentais gêné en quelque sorte, là, même si tu ne t'en rendais peut-être pas compte, tu prenais conscience de ton corps, de ta nudité si alléchante à mes yeux. Là, tu voulais à la fois me fuir et rester près de moi. Je ne crois pas que je te faisais peur, désormais, c'était autre chose. À ton avis, qu'était-ce? Le savais-tu, le devinerais-tu? Où devrais-je t'aider à mettre un mot sur ce qui se produisait, sur ce qui, certainement, te perturberait bientôt bon gré mal gré. Un petit rire s'évada, vaguant jusqu'à tes oreilles. Un brin amusé, un brin charmeur, je rapprochai mon visage du tien à nouveau, j'aimais pouvoir détailler tes traits, et je soufflai calmement : "Et ces goûts, sont-ils pour vous déplaire? Peut-être, en effet, sont-ils étranges, mais ils sont miens." Et je passai une main dans tes cheveux, dégageant ton front d'une mèche blonde avant de rajouter un peu plus suavement : "Ou peut-être est-ce vous qui ne vous en rendez pas compte? De votre charme bien envoûtant?"

Dans mes bras, je t'acceptai avec joie, te gardant tout contre moi, un peu comme si je voulais te bercer. Un petit silence subsista, le temps que tu pris à te reposer contre mon torse, moi qui te ramenai un peu plus contre mon corps, cherchant à te réchauffer. J'en frictionnai même tes jambes d'une main pour m'aider dans cette entreprise. Je ne voulais réellement pas que tu attrapes un rhume, mais je ne voulais toujours pas que ta si belle peau soit camouflée par tes vêtements, ça en serait tant dommage. Si dommage que tu ne pouvais probablement pas l'imaginer. Malgré tout, tu sursautas à nouveau quand ma main s'approcha de toi. Te faisais-je si peur ou étais-tu simplement à fleur de peau? Je ne te ferais pas de mal, il en était hors de question. Tu n'étais pas de ces êtres qui attisaient mes désirs sadiques, non, tu étais de ceux qui attisaient mes envies protectrices, taquines et lubriques. Qu'avais-tu vécu pour être ainsi? C'était une question qui me taraudait l'esprit. Pourrais-je t'habituer à mon touché? T'empêcher de sursauter à chaque fois que je m'approche de toi, à chaque fois que je te cajole, à chaque fois que je veux te prendre contre moi, car je me doutais que ce ne serait pas la seule fois où je viendrais t'enlacer dans mes bras. Une fois que l'on goûte le fruit défendu, il est impossible d'en oublier le goût.

Quand tu me dis que tu étais en effet curieux, mon sourire devient un peu plus sournois tout en restant flegmatique. Je te savais innocent, mais je ne te croyais pas idiot et tous savent qu'une mauvaise risette n'annonce en général rien de bon, qu'il vaut mieux plier bagage. Je me demandai un instant comment aborder la chose, sous quel angle je l'emmènerais et de quelle façon je t'apprendrais ce que j'étais, ce devait être de la plus exquise des manières. Cependant, je n'eus réellement le temps d'y réfléchir, tes doigts venant se faufiler entre mes lèvres et m'arrachant une expression pour le peu surprise. J'en arquai les sourcils, camouflant du mieux que je le pus mon étonnement et évitant de te dévisager. Je ne m'en plaignis pas, tout le contraire, et j'ouvris un peu plus la bouche, te contemplant. Tu plissais l'œil comme pour mieux me distinguer. Que cherchais-tu à faire? Je l'ignorais, mais il va de soi que j'en profitai. Tu semblas inspecter mes canines, soit, sauf qu'après coup je ne te laisserais pas te défiler, tu ne pourras retirer tes doigts dans l'immédiat. Non, maintenant qu'ils avaient franchi mes lèvres, je me devais de les accueillir chaleureusement, comme un bon hôte le ferait. Je n'allais pas ternir ma réputation.

Ma langue vint chercher le bout de ton doigt, se glissant sous celui-ci, tandis que je le guidai, que je l'emmenais dans l'antre qu'était ma bouche. Tout en te lançant un regard en coin, mystérieux, espiègle, je commençai à le mordiller avec tendresse, avec amour que l'on pourrait dire. Je me fis joueur, te taquinant de mes canines, mais pas une seule fois je cherchai à te faire souffrir, pas même à te laisser une quelconque marque. Ce n'était qu'un geste aguicheur et ma langue venait valser à son tour, tournant autour et cajolant ton doigt, le léchant sans une once de gêne ou d'hésitation. Tu goûtais  étrangement bon, pour un non-humain, tu goûtais la pureté, cette saveur qui ravissait mes pupilles gustatives comme nulle autre. Au final, bien qu'à regret, je le relâchai, lui rendant sa liberté avant de le longer de baiser jusqu'à ta main, mes yeux ne quittant pas ton unique œil. Souriant contre ta peau, je soufflai : "En effet, je ne suis pas de ces vampires. Puis-je me présenter par des gestes? Ils valent toujours mieux que les mots, n'est-ce pas?" Je me demandai même si tu savais ce qu'était un incube, toi qui étais si pur. Comprenais-tu réellement ce que nous étions? Peu importe, à la fin de cette soirée, en auras-tu une meilleure idée pour sûr.
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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mar 29 Sep - 21:10









Les frissons. Ces petites choses qui parcouraient ma peau sans que je ne comprenne le sens. Ils se baladaient de par mon torse, puis redescendant vers mes jambes. Voir l'inverse. C'était une situation étrange, un endroit étrange accompagné par une personne tout aussi perturbante. Quel était ce « charme » dont il parlait ? Les paroles qui sortaient de sa bouche... Je ne les comprenais pas. En quoi étais-je envoûtant ? Qu'avais-je bien pu faire pour attiser à ce point son regard ? D'habitude, je me fondais assez dans la masse afin que personne ne remarque ma présence, alors pourquoi lui ? Néanmoins, il fallait accepter le fait que sa chaleur m'attirait. C'était étrange, un peu comme le jour où j'ai pu apercevoir cette portée de renardeaux auprès de leur mère. Ils étaient tous blotti contre son corps, tous lové contre son ventre qui me paraissait si doux et accueillant. Alors, peut-être que cette personne était comme cette renarde ? Enfin, hormis le fait qu'il ne soit pas une femelle. Il n'avait pas non plus l'odeur d'un renard ni d'un autre animal. Mh.

« Je ne dois pas m'en rendre compte, non... »

J'avais murmuré un peu comme pour moi-même. Mon regard était attiré par autre chose que par sa voix, que par son être tout entier. Je me demandais juste ; qui était-il ? La curiosité avait toujours été un véritable défaut et ce, particulièrement chez moi. En tout cas, il faisait froid. Son corps était chaud, mais pas assez pour me rendre ma chaleur habituelle. Était-ce mal si je reprenais ma forme de chien ? Pas sur lui, c'en était certain. Alors... Que faire ? Je fermais les yeux l'espace d'un instant avant de sentir une fine fourrure se propager à quelques endroits de mon corps. Je l'utilisais lorsque j'en avais besoin et que les humains ne devaient pas voir mes attributs canins. Et là... Je voulais pas quitter ses bras. C'était étrange, bizarre, mais je l'aimais bien au fond. Il était pas méchant et semblait m'apprécier pour ce que j'étais, alors je resterais à ses côtés. Quelques poils blonds se faisaient apparaître au niveau de mon cou, du bas de mon dos. Puis un peu sur le dessus de mes mains, sur mes épaules. De fins reflets roux prédominaient la couleur de blé, offrant ainsi à ce « pelage » des effets que je trouvais jolis. Je devais faire attention, juste de ne pas sortir cette queue et ces oreilles, mais c'était une chose difficile. Après tout, je n'avais pas l'habitude de me changer presque à moitié de la sorte.

Quelques parties de mon corps restaient nues, comme mes hanches, mes doigts, mon nez. Seuls les côtés de mes joues étaient duveteuses, agréables au toucher. Je le savais, car des fois, je m'amusais à passer ma main par dessus, appréciant doucement cette caresse. Mais là, pour le moment, ce n'était pas le sujet. Enfin, je pense ? On me disait souvent que je passais du coq à l'âne, alors je vais essayer de rester concentré.

C'est vrai que j'avais mes doigts dans sa bouche, tiens. Mon regard était fixe, rivé sur ses canines, sur ses dents qui me paraissaient si blanches, intactes. Puis, sa langue vint se mêler à mes taquineries. Que faisait-il, au juste ? J'arquais un sourcil, avant de passer mon doigt sur cette dernière. C'était comme les renardeaux, encore une fois. Voulait-il jouer ? Oh. Je le sentais me mordiller et je ne pu que rougir faiblement sous l'attention, lui jetant un regard avant de me concentrer à nouveau. Il était joueur, c'était mignon. J'ai toujours aimé ces petites choses qui se roulent au sol et qui tentent de te mordiller les mains lorsque tu taquine son museau. Alors, était-il réellement différent des animaux ? Mh.

Puis, il me relâchait. J'étais un peu déçu, j'aimais bien ce contact chaud et humide. C'était agréable, j'avais presque l'envie d'enfoncer mes doigts dans sa bouche, de la parcourir de ma paume, de l'inspecter un peu plus. Ça ne se faisait pas, hein ? Je ne savais plus. Enfin, ce n'était pas grave, si ça ne se faisait pas, il me le dirait, non ? Cette personne était gentille. Mathias avait l'air quelqu'un de bien, donc je l'écoutais attentivement, ma pupille dilatée s'affinant à la clarté de la Lune.

« Si vous le voulez... Oui ? »

Peut-être voulait-il en profiter que nous étions seuls pour mieux me montrer ce qu'il était ? En fait, je préférais ça. Je voulais voir et non imaginer. Je voulais voir son apparence, la vraie, si il en avait une. Ses baisers étaient doux, un peu comme ceux d'une mère à son fils, d'un amant à sa femme. Sauf que je n'étais pas un amant ni une femme. J'étais juste Michael, un chien de basse classe. J'avais eu une chance de venir ici, les gens étaient gentils. Mathias était gentil. J'espérais pouvoir rester un peu plus près de son corps, étrangement pas épuisé par cette journée plus ou moins banale.

Je trépignais presque d'impatience, jusqu'à ce que ma queue ne se manifeste. Ah. Je l'avais oubliée. C'était si grave que ça ? Elle se balançait de droite à gauche, fouettant nerveusement l'air, contrairement à mon corps qui semblait si détendu, si neutre. Elle trahissait mes sentiments, démontrant la passion que je montrais à son égard, lui montrant à quel point ma curiosité pouvait me jouer de vilains tours.


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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Sam 10 Oct - 15:43


Des frissons te parcouraient, te faisaient frémir. Je les sentais sous mes doigts et ils m'enchantaient, me donnaient cette envie de sourire, bien que je le faisais déjà. En ta compagnie, ces risettes n'étaient pas forcées. Elles étaient présentes de bon gré. Plus je te sentais tressaillir sous mes attentions malicieuses, plus j'avais envie de me faire sournois, de te prendre de court et de te faire trembler, de te faire frissonner comme jamais auparavant. Plus que le vent glacial ne pourrait le faire, plus qu'une peur sourde le ferait. Je te ferais trembloter, je te ferais vibrer, je te ferais tout oublier. Ta raison se chamboulerait, perdrait le nord et son chemin. Ce petit charme innocent, réellement, me donnait de ces envies inavouables et tu ne t'en rendais pas compte. C'en était d'autant plus charmant, c'était à croquer et, bientôt, je le ferais. Je te dévorerais tout cru. Mais avec douceur, avec tendresse, avec amour. "Dans ce cas, peut-être devrais-je vous en faire prendre conscience?" Que je susurrai d'une voix suave, d'une voix envenimée. C'était de celle qui envoûte, de celle qui ensorcelle que cela en déplaise. Je savais changer le ton de ma voix et, plus la conversation avançait, plus elle devenait enjôleuse.

Mon égoïsme te faisait refroidir, te faisait greloter sous la brise, tandis que je refusais encore et toujours de te rendre tes vêtements. J'aimais sentir ta peau sous la mienne, la cajoler avec une avidité discrète. Cependant, il fallait bien que tu te réchauffes et tu te couvris alors de fins poils blonds aux reflets roux. C'en était joli et mes yeux les parcoururent, les détaillèrent même. L'une de mes mains, celle qui avait dégagé tes cheveux, descendit en serpentant ton visage jusqu'à ton cou, venant caresser cette fourrure. Elle était douce tout autant que toi. Elle était agréable au toucher et mes doigts s'y perdirent. Je me permis de te flatter, un peu comme on le ferait pour un petit chiot. J'appréciais cette sensation, c'était en somme réconfortant, rassurant même. Les chiens avaient ce don de calmer et d'apaiser. Pour ma part, cela me permettait d'oublier un instant ces envies lubriques, ces désirs indécents. Et je te dis alors ce que j'en pensai, gardant cette voix mielleuse et séductrice à souhait : "C'est doux." Peut-être aurais-je même pu passer des heures à te dorloter ainsi. Je ne mentais pas, tu avais cette atmosphère qui détendait, chose rare en ce bas monde.

Ma langue était venue jouer avec ton doigt, tout comme mes dents le taquinèrent. Je te contemplai arquer les sourcils, visiblement interloqué par ce geste. J'avoue qu'il n'était pas des plus naturels, ce n'était pas ce que l'on faisait généralement aux autres et encore moins en une première véritable rencontre. Avant, je n'avais fait que t'observer de loin après tout. Nous n'avions jamais échangé de mots, nous ne nous étions jamais autant rapprochés l'un de l'autre et j'avais certes envie de me rapprocher davantage. Évidemment, tu ne remarquas pas ce jeu de sensualité, de perversité, qui accompagnait cette danse, mes taquineries. Tu étais bien trop innocent pour ce faire et ce n'en était pas plus mal. Ça faisait ce charme si séduisant. Dès lors que je cessai de les hanter, délaissant ton doigt au froid de l'air, je te sentis étrangement déçu, triste. Ça m'en arracherait presque un sourire pour le moins pervers. Toutefois, je le contins. Ce n'était pas encore l'heure de te montrer cette facette de ma personnalité, ce caractère qui faisait de moi un incube. Je le garderais pour la cerise sur le gâteau. Ce serait une surprise. Bonne ou mauvaise, ça, il n'en tiendra qu'à toi de le décider.

Puis, tu m'autorisas à te démontrer ce que j'étais par des gestes ce qui, je dois l'admettre, me ravit plus que tu ne pourrais jamais le croire. "Ne soyez pas trop surpris." Que je te murmurai, prenant des airs un peu mélancoliques. "Et ne soyez pas effrayé." Que je rajoutai plus faiblement. Mes mains se glissèrent sur tes jambes, décidant de te faire changer de position, tandis que je lançai un coup d'œil à cette queue canine qui apparut soudainement, fouettant l'air en le faisant vibrer d'impatience. Je fis en sorte de te surélever un instant, t'attrapant par les hanches pour te placer différemment, m'assurant dès lors que tes jambes tombent de chaque côté des miennes. Je te voulais en face à face. L'une de mes mains resta près de l'une de tes hanches, mes doigts glissant vers le bas de ton dos, te maintenant dès lors contre moi, alors que mon autre main longea ton échine pour en attraper ta nuque et te ramener un peu plus vers ma personne. Avec une délicatesse digne d'un fin artiste, je déposai mes lèvres contre les tiennes. Doucement, lentement, tendrement, langoureusement. Je me fis chaste, n'allant pas chercher ta langue de la mienne, ne me faisant pas sauvage telle la bête qu'au fond j'étais.

J'en profitai qu'il n'y avait pas d'âmes qui vivent dans le coin pour te montrer ma véritable apparence. Ces dents que tu inspectais un peu plus tôt devinrent plus grandes, plus imposantes et pointues. Mes ongles sur ta peau devinrent des griffes affutées et je fis attention de ne pas t'entailler de leur tranchant. Mes oreilles, à leur tour, s'amincirent vers le haut tout en s'étirant, un peu comme mes pupilles qui, quant à elles, devinrent ovales, ressemblant à celle des chats. La couleur de mes iris se fit plus dorée, plus éclatante, tandis que de longues cornes courbées apparurent sur chaque côté de ma tête, se frayant un chemin entre les mèches de mes cheveux. Je ne crois pas que tu savais les déchiffrer, mais elles révélaient mon âge bien avancé. Leur grandeur et leur courbure en étaient les indicateurs. Tout comme toi, une queue vint aussi décorer le bas de mon dos, se faufilant entre mes vêtements à la recherche d'un peu de liberté. Elle fouetta l'air de sa teinte sombre, de cette fin en pique. C'était celle d'un diable. Elle vint à la rencontre de la tienne, cherchant à l'enlacer. Mes lèvres, toujours près des tiennes, soufflèrent d'un ton doucereux, mais aussi si meurtri : "Alors, avez-vous peur de moi, Donovan?"
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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Sam 10 Oct - 16:36









Je me demandais pourquoi il semblait si confus. Est-ce qu'il avait peur de ma réaction ? J'en avais vu beaucoup, des créatures. J'avais pas peur, sauf peut-être de ceux qui pouvaient me manger. Je n'avais pas envie de mourir, mais lui semblait différent. Je le sentais, il m'attirait d'une manière ou d'une autre. J'appréciais sa main, celle qui me caressait. J'avais toujours adoré qu'on me fasse quelques doudouces, celles qui arrivaient à me calmer, à me détendre et à apaiser cette impatience qui me triturait les intestins. Je sentais ma queue remuer, jusqu'à ce que je ne sente ses mains parcourir mon corps. Elles étaient chaudes et j'aimais son toucher. Il semblait si doux que c'en était agréable. Peut-être parce que je n'avais pas l'habitude de ce genre de contact ? C'est vrai, les câlins semblaient être réchauffant. J'aimerais en recevoir plus, mais ça semblait impossible. Peut-être qu'avec lui, ça allait changer ? Il avait l'air gentil, protecteur. Un peu comme un papa. Je voyais souvent les enfants dans les bras de leur parents, ils souriaient et ils aimaient être près d'eux. Je n'ai jamais pu avoir ça, alors peut-être que ça allait enfin commencer ? Qui sait. Je voulais le garder près de moi, même si je venais de le rencontrer. C'était étrange, mais son regard me forçait presque à rester près de lui. Il était attirant, terriblement attirant. Je passais donc mes jambes de chaque côté de son corps, lui faisant face. C'était un peu gênant, je ne sais pas pourquoi. J'avais un peu chaud, mais pas assez. C'est mon pelage et ses mains qui s'occupaient de réchauffer mon corps, le vent soufflant sur les quelques parcelles de peau qui restaient encore à l'air libre.

« Tant mieux. »

Que je soufflais lorsqu'il disait que c'était doux, lui offrant un faible sourire. Je ne souriais que rarement, mais j'adorais ce genre de compliments. J'aimais bien être près de lui. Ce n'était pas mon papa, mais je voulais être près de lui. Pourquoi je serais surpris ? Pourquoi je serais effrayé ? Il était si moche que ça ? Pourtant, il était loin de l'être. Il avait les cheveux d'or, comme les miens, ses yeux brillaient et me semblaient jolis, comme des pierres précieuses. Je l'observais, attendant impatiemment. Allez, montre moi ! Je n'aimais pas attendre, je n'avais jamais aimé attendre. J'étais comme ces enfants, ceux qui voulaient tout tout de suite. Alors je fronçais un peu les sourcils, jusqu'à sentir ses mains à ces endroits là. Je frémissais sans même en savoir la raison, me penchant un peu vers l'avant pour poser mes mains sur le haut de ses épaules. Pourquoi me regardait-il ainsi ? Mon cœur s'emballait, alors que je le regardais avec insistance. Il se rapprochait. Pourquoi ? Je ne savais pas. Trop de questions se percutaient dans ma tête et je n'avais aucune réponse. C'est lorsque je sentis cette chaleur contre mes lèvres que je clignai des yeux, sans trop comprendre. C'était quoi, ça ? C'était tout doux. C'était chaud aussi, un peu comme ses mains qui ne semblaient pas vouloir me lâcher. Je sentais son souffle et ça me faisait frémir. Je ne connaissais pas cette sensation et je ne pu que trembler contre sa bouche, sans savoir quoi faire. Qu'est-ce que je devais faire ? Je ne savais pas. Alors je restais là, à le regarder de mes yeux écarquillés.

Sauf qu'en fait, je ne pu que voir ailleurs, oubliant les lèvres qui m'avaient troublé à ce moment là. Oh. C'était... Joli. Je regardais chaque détail. Ses yeux en premier, ceux qui se changèrent et qui rendait ma pupille étincelante. C'était joli, j'avais presque envie de ne plus les quitter. Puis ses dents que je pouvais voir au niveau de ses lèvres entrouvertes. J'avais envie d'y replonger mes doigts, de les regarder à nouveau. C'était vraiment pas un vampire ? Non, les vampires avaient tout le temps les dents longues et pas aussi grosses. Lui, il avait des canines énormes, un peu comme les miennes quand je me transformais. C'était une drôle de bête. Ses ongles, après. Je les sentais sur ma peau, m'arrachant quelques drôles de frisson. Quelle était cette chaleur qui se plaçait dans mon corps ? Quelle était cette gêne qui me procurait ce sentiment ? Je me faisais curieux, observateur. Puis les cornes, qui semblaient si grandes. Elles étaient jolies, à trôner de la sorte sur le haut de son crâne. Je levais ma main pour aller en caresser une. J'y glissais mes doigts, fasciné par ces choses qui avaient poussé sur sa tête. C'était beau et solide. Il en était fier ? Je souriais, laissant ma queue se mêler à ce qui semblait être la sienne. Elle était plus fine, plus petite mais je ne pouvais que jouer avec, émerveillé par cette créature que je ne connaissais pas.

« … Vous êtes magnifique. »

J'étais émerveillé, plus troublé par ce contact que faisait les amoureux. Je n'avais jamais compris pourquoi il avait fait ça, mais j'avais un doute. Était-ce parce qu'il en avait besoin pour se transformer devant moi ? Est-ce que ça lui donnait de l'énergie ? Peut-être que c'était un peu comme une source d'énergie qu'il avait besoin pour pouvoir se montrer ainsi. Alors je le referais, j'avais encore envie de le voir comme ça. Si il en avait besoin, c'est que c'était pour une bonne cause. Enfin, je pense. Pourquoi avoir peur d'une si belle apparence ? Je ne le comprenais pas. Il avait un doute dans sa voix et je ne comprenais pas pourquoi il semblait embêté. En tout cas, moi je voyais pas pourquoi.

« Pourquoi avoir peur ? »

Je gardais ma main vers le haut, retraçant les courbes de cette corne, avant de l'agripper et de tirer un peu dessus sur le côté, pour voir si sa tête suivait avec. C'était vraiment lié à son crâne ? Alors mes doigts la longeaient, atterrissant dans ses cheveux blonds.

« Elles sont jolies. »

Je souriais un peu, avant de le regarder un peu mieux. Mes yeux croisèrent les siens. On aurait dit un chat, voir un reptile. Ou un peu des deux ? J'aimais bien le doré. C'était beau. Puis je revenais passer mes doigts entre ses lèvres, écartant les deux de mes mains, ouvrant sa bouche avant de toucher ses canines, semblant attiré par des choses aussi futiles. Je remuais la queue, mes mouvements légèrement entravés par la sienne qui ne semblait pas vouloir la lâcher. Mais ça me gênait pas, ça me réchauffait, ça m’apaisait. Si ses lèvres avaient ce goût sucré et salé à la fois, alors quel goût avait ses dents ? Je passais ma langue sur les miennes, avant de le regarder. Non, ça ne se faisait pas. Je retirais mes doigts, de fines rougeurs allant réchauffer mon visage. J'étais tout excité, comme un enfant face à un nouveau jouet. Je ne remarquais pas à quel point je m'étais rapproché et encore moins du fait que mon corps commençait à oublier le froid de la nuit, préférant m'attarder sur cette créature qui me semblait si étrange.

« C'est quoi... Cette "race" ? »

Je penchais la tête sur le côté, lui adressant un regard insistant.


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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mar 13 Oct - 14:05


Tu aimais les caresses, n’est-ce pas? Je le sentais, ce sentiment qui t’envahissait lorsque je passais ma main dans ta légère fourrure, mêlant mes doigts aux poils de blé. Mes mains aussi te ravissaient, t’enveloppaient dans une douce chaleur, dans une tendre étreinte. Seulement, elles n’avaient pas pour but de te faire éprouver l’amour fraternel, l’amour d’une famille. Ce n’était pas ce qu’elles recherchaient sauf que je garderai ce fait secret pour encore un moment. Tu le découvrirais bien assez tôt, dans quelque temps. Car, vois-tu, je ne crois pas être en mesure de me contenir face à toi. Tu étais si innocent, si adorable, je me devais de te croquer, de prendre une bouchée. Je serais fou de ne pas saisir ma chance, je mériterais l’asile si je m’avisais de passer à côté de cette aubaine, cette magnifique opportunité. Alors, ne m’en veux pas, mais j’en profiterai, de ton innocence, de  ce tempérament candide. Ma perversité était ancrée bien profondément en moi, elle s’était développée depuis des siècles et elle ne se satisfaisait pas aisément. Toutefois, j’avais la vague impression que ton corps et ta délicate odeur sauraient calmer mes ardeurs. Ainsi, je me réitère, mais ne m’en veux pas, je ne ferais que te dévorer avec tendresse, je ne ferais que répéter ce que je fais tous les jours. Je serais moi-même, une bête charnelle, et je répondrais dès lors à ton questionnement. Tu sauras ce que je suis jusqu’au plus profond de toi, en ton âme et conscience.  

Pour mon plaisir, tu te laissas manipuler, écartant dès lors les jambes pour les glisser de chaque côté des miennes. Je dus me retenir de me pourlécher les lèvres, de baisser le regard et d’observer ta virilité. Tout comme toi, elle s’avérait étrangement adorable, ayant ce petit charme qui attise l’envie de cajoler. Pas tout de suite, ce serait sous peu, mais ce n’était pas encore le moment. Tant mieux que tu dis lorsque je t’avouai que ton pelage était doux, duveteux, agréable au toucher. C’était simple, c’était sobre. Ça te convenait bien comme réponse et ça me fit même sourire davantage, les risettes creusant un peu plus mes pommettes. Toi aussi tu m’offris un sourire, le premier que je vis. Je n’en avais jamais aperçu auparavant, toi qui avais toujours cet air si neutre, si impassible. On y lisait peu de chose et je fus submergé par un sentiment de joie, si heureux de pouvoir le contempler. Je me sentais, si l’on peut dire, honoré, privilégié. C’était un beau cadeau que tu me dédiais. J’aurais voulu l’emballer dans de la dentelle et le garder auprès de moi à jamais. Ton impatience grandissait, je m’en rendais bien compte. Ce n’était pas ta principale qualité, me trompais-je? Tu étais réellement comme un chiot, un mignon petit chiot.

Mes gestes te faisaient frémir, te rendaient pour le moins confus, et tu t’appuyas sur mes épaules, tes mains y prenant appuie, alors que les miennes parcouraient allégrement ton dos. Tu étais si frêle, c’en était presque déconcertant. Quand mes lèvres se posèrent contre les siennes, tu me semblas pour un court instant perdu, interloqué, et si je m’étais écouté, je t’aurais croqué. Tu étais réellement à croquer et je rêvais de prendre une bouchée, de marquer cette peau laiteuse de mes dents, d’une belle morsure rougeâtre. Ignorant comment réagir, tu restas simplement là, contre moi, te laissant embrasser en tremblant. Je volais ton premier baiser, n’est-ce pas? Tu étais délicieux, goût exquis dont il me tardait de goûter à nouveau. Tu ne restas pas bien longtemps sur le choc, t’émerveillant sous cette apparence que je te montrais, que je te laissais apercevoir. Mes cornes trônaient fièrement, se courbant vers l’arrière, et tu vins les caresser, les dessiner de tes doigts. Ce n’était que des os, je ressentais à peine tes gestes. Je n’en dis mot, ne t’empêchant certainement pas de me toucher. Au contraire. Mes yeux, en un sens, t’encouragèrent à poursuivre. Tu acceptas la danse que ma queue de diable venait chercher à la tienne canine, les deux s’enlaçant désormais, s’étreignant dans un jeu langoureux. Je ne te permettrais plus de la relâcher, je te retiendrais aussi longtemps que possible. Pour cette nuit, tu seras mien que cela t’en déplaise. Oui, je suis égoïste, je le sais et je l’assume. Mon côté humain ressortait un peu plus encore. Tu étais trop adorable.

Tu me dis que j’étais magnifique et j’en ris quelque peu, soufflant près de tes lèvres un « merci ». Seulement, vois-tu, je te trouvais bien plus magnifique que je ne l’étais. Tu m’envoûtais. Tu ne t’étais pas offusqué de mon baiser, tu ne revenais pas sur le sujet. J’en déduisais que cela ne te rebutait pas, il faut avouer que ton corps en avait été réceptif. Le serait-il pour le reste de mes envies, pour mes prochaines caresses? C’était une question qui ne saurait tarder d’être répondue. Et tu m’en posais une à ton tour, à voix haute. À l’opposer, je gardais les miennes terrées. Ça me fit un peu plus sourire et je ne pus m’empêcher de déposer un léger baiser à nouveau contre tes lèvres, encore bien chaste et dissimulant tant bien que mal ces envies lubriques qui montaient en flèche. Mes lèvres remontèrent, déposant un autre baiser sur le bout de ton nez, tandis que je murmurai ma réponse : « Puisque je suis un démon, une bête de péchés. » Je ne te cacherais pas ce fait qui effrayait tant, je voulais connaître ta réaction. Je me demandais comment elle serait. Tu ne semblais pas saisir ce que ces cornes, ces dents, ces griffes, ces oreilles et cette queue signifiaient. Un être du mal, un être du malin, du diable, voilà comment nous étions décrits, comment nous étions considérés. Et toi, comment me considéras-tu?

À nouveau, je rigolai alors que tu tirais mes cornes, ma tête se penchant sur le côté. Il ne fallait pas être un devin pour deviner ce que tu pensais et je répondis alors à ton questionnement silencieux : « Oui, elles sont rattachées à mon crâne. Ce n’est pas une décoration. » Tu étais mignon, à réagir ainsi. Ce n’était pas quelque chose de si fréquent, cet émerveillement. Ça me plaisait, énormément, et j’étais content de constater que tu les trouvais jolies, qu’elles étaient à ton goût. J’aimais sentir tes doigts dans mes cheveux, j’aurais presque pu en quémander des caresses, sauf que je ne le fis pas. Plutôt, je m’émerveillai à mon tour de ce sourire qui s’élargissait. Il te seyait bien, il était ensorcelant. J’arquai légèrement les sourcils quand tes doigts glissèrent jusqu’à mes lèvres encore une fois. Je les ouvris et les accueillis chaudement, amoureusement. À nouveau, j’enroulai ma langue autour de tes phalanges, les taquinant. Je te mordillai doucement de ces nouvelles canines, t’observant te pourlécher les lèvres. Savais-tu seulement ce que ce geste insinuait? Je ne le croyais pas, cependant, il m’encourageait dans mes désirs. Je te toucherai un peu plus, je parcourrai ton corps de mes mains, de ma bouche. Je le ferai, c’en était une promesse.

De toi-même, tu retiras tes doigts, des rougeurs venant valser sur ces joues. Ha, à croquer, à croquer. Tu l’étais. C’en était presque criminel. J’avais un peu l’impression d’être nargué, c’était un peu comme offrir un morceau de viande fraîche à un carnivore et l’empêcher de le déguster. C’était cruel, mais je patientais. Je te cueillerais lentement. M’approchant, je vins glisser mes lèvres à l’une de tes oreilles, y susurrant de ce ton suave et mielleux à souhait : « Voulez-vous que je vous montre ce qu’est ma race ou n’en voulez-vous que le nom? » Je t’avais dit être un démon, sauf qu’il y en avait plusieurs types. Les connaissais-tu tous? En connaissais-tu même seulement certains ou m’étais-tu tout dans le même sac? Qu’en était-il? Mes mains descendirent, venant empoigner tes fesses pour te ramener un peu plus contre moi. Tu t’étais rapproché, seulement, ce n’était pas assez. Je voulais que tu te presses contre moi, je voulais sentir ta virilité contre mon bas ventre. Je fis attention de ne pas t’entailler de mes ongles, ce n’était pas mon objectif. Je ne voulais pas te blesser, je ne voulais pas te faire souffrir. Je voulais certes te faire pleurer, te faire crier, mais ce n’était pas dans un but malsain, vilain. C’était simplement pour te procurer ce plaisir si grisant et je ferais en sorte que tu le ressentes, fais-moi confiance là-dessus mon petit Donovan.
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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mar 10 Nov - 17:07









Les démons... N'étaient-ce pas ces créatures terrifiantes dictées dans les contes ? J'en avais beaucoup entendu, alors que je travaillais à cet endroit, l'endroit qui m'avait chassé sans plus de manières. Ils disaient qu'ils étaient horribles, défigurés. Je penchais ma tête, l'observant alors que plein de questions me venaient en tête. Elles n'arrêtaient pas de fuser, mais j'avais peur de les lui poser. Je ne voulais pas l'ennuyer et c'était mal, de surcharger les gens de questions. Je le savais, on me l'avait beaucoup trop répété à mon goût.

Ses lèvres, sa bouche était chaude. Elle me réchauffait en même temps que ma fourrure, en même temps que mon corps. Tiens, je n'avais plus froid ? C'était bizarre, mais ça ne me déplaisait en rien. Alors je me rapprochais de lui, fermant l’œil à son contact si délicat, au baiser sur le bout de mon nez. Qu'avait-il à faire cela ? Est-ce que j'étais bon ? Voulait-il me dévorer ? J'en doute. Peut-être était-ce une manière de communiquer, comme les chiens le font en se reniflant le derrière. Je souriais, rigolant doucement, difficilement. Je n'avais jamais rit, mais là, je trouvais cela amusant. En quoi ? Je ne sais rien, mais c'était tendre. Il me faisait rire, sourire, chose que j'avais oublié de faire. Depuis que j'étais sortit de cette maison, je n'avais plus osé approcher quelqu'un. J'avais trop peur qu'on me traite de monstre, de sac à puces. Lui semblait différent, intéressant. J'avais l'impression de me voir dans le reflet de ses yeux, ceux qui voulaient me transpercer de toutes parts. C'était joli, cette lueur. J'aimais son visage, son expression. Me rapprochant un peu de ce dernier, je plongeais la prunelle du mien pour essayer d'y voir plus profondément. Les gens ne disaient pas qu'ils étaient la porte de l'âme ? C'est étrange. Je ne semblais pas tout voir, pas son âme. Juste quelque chose de brillant, de profond, mais pas trop. Je sentais son souffle contre ma peau, alors que mes lèvres étaient encore plus proches des siennes. Il n'y verrait pas d'objection, hein ?

« Un démon ? Pourtant, vous êtes bien plus joli que ce que je pensais. »

Mes mains étaient descendues au niveau de ses épaules, pour m'y accrocher, pour m'y suspendre. Je levais mes yeux en l'écoutant, jetant à nouveau un coup d’œil à ses cornes qui étaient si grandes, puissantes. Je me sentais en sécurité, attiré par lui. On aurait dit quelqu'un de fort, de protecteur, ça me plaisait.

« Elles sont vraiment belles. »

Et je reportais mon attention sur sa bouche, puis sur ses lèvres. Elles étaient douces. Trop douces. Alors je me penchais, un peu hésitant. Remuant le bout de mon nez, je l'humais, pas tellement à l'aise. Après un instant d'hésitation, je venais l'embrasser comme il l'avait fait, tout doucement, tout tremblant. Je comprenais pourquoi les gens le faisaient. C'était agréable, tout doux. C'était comme se coucher dans son lit sous une tonne de couvertures. Je m'y sentais au chaud, bercé par ses bras qui me tenaient. J'hésitais encore, tremblant, avant de passer ma langue sur cette bouche. C'était sucré. Des idées germaient dans ma tête, oubliant presque la réalité et c'est en passant ma main sur la commissure de ses lèvres que je vint les écarter, lui ouvrant la bouche et fixant ses crocs. Ça faisait quoi, d'avoir des dents aussi effilées ? N'avait-il pas de mal lorsqu'il fermait sa mâchoire ? Je les fixais, avant de passer ma langue entre ses lèvres. C'était encore plus chaud. Humide ? C'était bizarre. Je ne m'en préoccupais pas, avant de la passer sur sa dent. Elle était lisse, longue, j'aimais bien. Pressant ma chair contre la pointe, pour ensuite me retirer. C'était pas pareil. Bon, j'aurais essayé. Puis, je penchais la tête sur le côté, me demandant une chose. Pourquoi les chiens se reniflaient la truffe et que des fois, les personnes trouvaient ça dégoûtant ? Il se léchaient des fois les babines, juste pour se nettoyer ou autre. Personne n'en faisaient tout un plat, alors qu'en réalité, chez les humains, ils trouvaient ça répugnant de le faire en face des autres. Les différences de race, je ne comprenais pas. Sauf que lui semblait différent. Il ne semblait pas être dégoûté, il semblait comprendre. Il me mettait à l'aise et me réchauffait, alors il devait être gentil.

« Oh, il y a d'autres choses à savoir ? »

Je redressais mes oreilles sur mon crâne, avant de le regarder avec émerveillement. Eh ? Mon corps réagissait bizarrement. Je ne le comprenais pas, des fois. J'avais chaud, un peu comme le matin quand je me retrouvais... étrange. Fronçant un peu les sourcils, je fixais le bas de mon ventre. C'était assez frustrant, de ressentir ça près d'un inconnu. Enfin, maintenant que je connaissais son nom, en était-ce vraiment un ? Je pouvais lui en parler ? C'était bizarre, pourtant je savais encore aller aux toilettes correctement. L'interrompant, je lui adressais un regard, un peu inquiet. C'est que c'était bizarre, ces choses là.

« .. ça recommence. Vous n'avez pas une idée de ce qu'il se passe ? Ça m'arrive... des fois. J'ai un peu peur, j'espère que ce n'est pas grave... Vous avez déjà eu ça, vous ? »

Certes, il n'était pas médecin, mais j'espérais avoir une réponse, qu'il me rassure. C'était une situation gênante et parfois, ça faisait mal. C'était super dur et ça se dressait, parfois ça se voyait sous les vêtements. J'espérais juste que ça ne me fasse pas une... Une infection ? Oui, c'est ça. Je ne voulais pas être malade et j'avais peur des médecins. Ils avaient cet outil bizarre, en métal froid. Puis il fallait ouvrir la bouche et dire « ah »... J'aimais pas. Je ne les connaissaient pas. Lui, il avait l'air gentil, plus que les médecins et leur robes blanches.

Je semblais un peu mal à l'aise, alors que mes oreilles se baissaient. Au moins, je n'avais plus froid, mais j'espérais que la chaleur ne monte pas comme elle le faisait d'habitude. À certains moments, c'était intense. Ça faisait vraiment mal et je me tordais de douleur, en me roulant en boule dans mon lit. Pas sous les couvertures, car la chaleur était trop importante. C'en était frustrant, alors je n'allais pas travailler. Mais, non, je ne voulais pas voir de médecins. Ils étaient trop angoissants.


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Worcestershire Mathias

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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mar 17 Nov - 11:59


Tes questions, qu’elles étaient-elles? Tu vois, je n’avais cessé d’y penser, et ce à chaque fois que j’en voyais l’étincelle dans ta prunelle bleutée. Tout s’y laissait, tout s’y décelait. Tu étais si pur, si adorable. En devenais-je charmé? Peut-être. Mes petites attentions, mes petits baisers sur ta bouche, sur ton nez, ils n’attisaient qu’un peu plus de questions, devaient certainement te perdre qu’un peu plus. Je ne sais pourquoi, mais je me doutais. L’affection, tu ne connaissais pas. Une affection tendre et chaleureuse, de celle qui ravit et qui réconforte. T’en avait-on seulement donné? Si ce n’était pas le cas, alors je le ferai. Je le ferai pour toutes ces années de vie où tu aurais dû en avoir et où tu avais pu en avoir. Il est triste de penser qu’un enfant, qu’un si jeune être, ne puisse être bercé, ne puisse être dorloté par son entourage. Tu es bien trop jeune pour ne connaître que des moments de solitude. Je t’ai toujours vu seul, n’adressant la parole qu’à peu de personnes ou, même, à personne. À mon tour, je me posai une question. Pourquoi? Fuyais-tu les autres ou n’avais-tu aucun intérêt en eux? Que ce soit l’un ou l’autre, que ce soit même une toute autre raison, je le redis et te le redirais, il est triste d’être seul. C’est un lourd fardeau et, aujourd’hui, portons-le à deux, qu’en dis-tu?

Le rire que tu me fis la joie d’entendre, tandis que tu t’étais rapproché de moi, m’arracha un sourire attendrie. C’était magique, que je pourrais dire. Il emplit un instant l’endroit, coupant le silence et la musique des grillons. Oh, la tentation qu’il engendrait! Si mignon que j’avais envie de t’embrasser à nouveau, de voler pour une seconde fois tes lèvres, pour une troisième, et une quatrième, et encore bien d’autres. Faible, maladroit, cela paraissait, savais-tu? Que tu ne rigolais pas souvent. Cela ne faisait que le rendre plus précieux et je serrai davantage mon bras autour de toi, comme protecteur. Tu étais un fin trésor, l’un des plus merveilleux que le monde n’ait jamais porté. Ton compliment me fit à mon tour rire. Croyais-tu que les démons étaient hideux? Pourquoi le seraient-ils? Si c’était le cas, jamais ils ne pourraient prendre des victimes, de jolies proies, dans leurs filets. La tâche en deviendrait bien trop ardue. « Dans ce cas, je vous remercie. » Je ne fis aucun commentaire qui, au fond, aurait pu s’avérer désobligeant. Tu n’avais pas besoin de savoir que, en réalité, tu étais assez ignorant. À nouveau, je soufflai : « Merci, mais elles ne sont pas aussi jolies que vos oreilles ou votre queue. » À ces mots, je vins caresser ladite queue canine, la longeant avec tendresse du bout des doigts. Ton pelage était doux, si agréable au toucher que j’aurais pu la caresser pour l’éternité si le cœur m’en disait. Seulement, je savais bien qu’il faudrait un jour rentrer au manoir, soit pour dormir, soit pour retourner à nos postes respectifs.

À nouveau, tu me surpris et je t’observai effectué ton petit manège, m’humant avant de m’embrasser. J’en arquai quelque peu les sourcils, mais je ne rechignai pas. Au contraire! Je fus ravi que tu prennes l’initiative, et je te laissai explorer sans me complaindre. J’ouvris quelque peu la bouche à l’arrivée de ta langue, hésitant à venir la cueillir de la mienne jusqu’à ce que tu ne descelles un peu plus mes lèvres de ton pouce, observant mes canines. Te fascinaient-elles? Alors que ton doigt longeait la dent, je viens le lécher. Pas beaucoup, seulement pour lui souhaiter le bonjour, et ce jusqu’à ce que tu le retires. Adorable, sérieusement, ce mot te convenait bien. Y avait-il même plus adorable que ta personne? Impossible à savoir, sauf que je commençais à en douter. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas croisé une âme si pure! Étais-je la tentation du Diable ou était-ce toi?

À ta question, je souris davantage. Un sourire un peu mielleux, un peu suave, alors que mes mains descendaient quelque peu, restant tout de même sur le haut de ton fessier. Je te ramenai contre moi, laissant ma voix enchanteresse voguer jusqu’à tes oreilles : « Oh oui, il y a beaucoup d’autres choses à savoir et je vous les montrerai, si vous le voulez bien. [/b]» Tes oreilles se dressaient, à l’affut de la suite et je ne pus m’empêcher de rigoler. Ce n’était pas moqueur, au contraire, c’était attendrie, simplement. Si mignon, si précieux et j’étais si absorbé que je ne remarquai pas immédiatement cette érection contre mon ventre – tu m’ensorcelais, je n’y pouvais rien. Sauf que l’odeur de l’excitation vint vite me remettre à l’ordre et je baissai les yeux, tes mots m’interpellant. Tu… Étais-tu si innocent? Ne t’avait-on jamais expliqué ce que c’était? Un instant, je ne sus comment réagir. J’étais peut-être une créature perverse, une création des lubies charnelles, seulement jamais au grand jamais je ne m’en étais pris à un enfant, eux qui n’avaient pas encore ces désirs. Mais, toi, c’était un peu ce que tu étais. Un enfant qui découvrait son corps jour après jour. Souriant, je vins t’embrasser, je ne pus m’empêcher de le faire. Tu étais si candide.

« Ne vous en faites pas » Que je commençai d’une voix doucereuse, tout pour te mettre en confiance, voire peut-être un peu plus en confiance que tu ne l’étais déjà. « C’est tout à fait normal, tous les hommes, passé un certain âge, subissent ceci.» Une de mes mains remonta, replaçant une mèche derrière ton oreille, à nouveau. La brise était toujours bien présente et se faisait un malin plaisir de balloter les cheveux. « Ça s’appelle une érection et, si on ne s’en occupe pas, c’en est douloureux. » Je te fixai, je plongeai mon regard dans le tien, cherchant à m’en accaparer. « Voulez-vous que je vous aide à vous soulager?» Ces derniers mots étaient à double-sens, mais, certainement, tu ne le comprendras pas. Comment le pourrais-tu?

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Donovan Michael

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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Jeu 3 Déc - 16:05









Quelle angoisse, d'ainsi découvrir de nouvelles choses qui nous sont inconnues. Je ne savais pas comment m'y prendre, que faire alors que je me retrouvais aussi proche d'une personne que je connaissais à peine. Je voyais son nez se retrousser, remuer un instant. Lui aussi possédait un fort odorat ? Je n'étais donc pas le seul ? Cette créature était étrange, mais fascinante. Je m'émerveillais devant cette personne qui ne prenait pas peur en me voyant, jusqu'à m'en lier d'amitié et d'affection. Peut-être pourrais-je à nouveau faire confiance à quelqu'un ? Peut-être que je pourrais essayer de tisser des liens avec lui ? Je tremblais un peu, alors que je me crispais à la douceur de ses mains. J'avais l'impression d'être dans un cocon, juste lui et moi. Souriant bêtement, simplement, je rabattais une mèche de cheveux en face de mon œil invalide, n'appréciant pas trop le fait qu'il puisse être observé.

Tous les hommes ? Réellement ? Je n'étais donc pas le seul à avoir ça ? Je penchais la tête sur le côté, ses lèvres caressant les miennes. Il aimait réellement m'embrasser là, hein ? Je trouvais ça chaud, agréable. Je prenais ça pour une marque d'affection, un peu comme quand les chiens et les loups se disaient bonjour. Frottant le bout de mon nez rougit contre le sien, je lui montrais ma gratitude, un petit signe d'affection comme les autres. Puis je penchais à nouveau la tête, dans l'autre sens. Il voulait réellement me voir, apparemment. Détournant le regard, je me retrouvais un peu mal à l'aise. Était-ce réellement ça, la gêne ? Je ne me sentais pas mal, mais un peu incertain. Je n'osais pas toujours croiser son regard, voulant un peu me cacher.

« Une érection ? »

Je jetais un coup d’œil à mon bas ventre qui semblait tendu. Une légère douleur se faisait ressentir, alors que je l'observais à nouveau, tout aussi incertain qu'auparavant. Comment pouvait-on soulager ceci ? Ce n'était pas de la même manière que d'aller aux toilettes, j'avais déjà essayé. Mathias, comment pouvez-vous m'aider pour ce problème ? J'étais un peu dans le flou, alors que je me mettais à me trémousser sur ses jambes, à cause de la position délicate, puis de mes jambes qui s'endolorissaient. J'étais souvent en mouvement, alors rester sans bouger me perturbait quelque peu.

« Vous êtes sûr, ça ne vous dérange pas ? »

Je le demandais d'un air léger, bas. Je le murmurais presque, me demandant seulement comment il pourrait arranger ce problème. Il n'empêche que ça devait être ennuyant, pour tout ceux qui ont ça. Enfin, s'il y avait un moyen de le « soulager » comme il le disait, ça me faciliterait la vie de tous les jours. J'espérais juste que ça ne ferait pas mal. Une brise revenait, me rabrouant l'échine. Un long frisson, alors que je me rapprochais de lui encore un peu, en fonction de la pression de sa main.

Bizarrement, son regard se faisait plus intense. Je plissais le mien, essayant de comprendre le pourquoi du comment.

« Après, ça fait mal, oui … Est-ce que ça va faire mal, ici ? »

Je n'aimais pas la douleur. D'ailleurs, je ne me battais jamais, préférant me plier au règne animal. Souvent, j'évitais les ennemis. J'étais plus fort dans la fuite que pour autre chose. Enfin, ici, c'était un tout autre domaine. Mais je me demandais réellement de quelle façon il pourrait arranger ça. J'avais déjà essayé de le serrer, mais ça ne faisait qu'aggraver, me procurant une grimace. Je préférais le laisser ainsi, me demandant si ce n'était pas bouché quelque part. Après quelques heures, pourtant, ça se calmait. Comment est-ce que ça pouvait durcir aussi violemment et d'un seul coup ? Je replaçais la mèche qu'il avait positionné derrière mon oreille, préférant me retrouver camouflé de quelques cheveux blonds. J'ai toujours préféré me retrouver avec les cheveux en bataille, les coiffer ne m'intéressait pas. Je me sentais pas très à mon aise, plutôt figé en ayant peur de les démêler. Il n'y avait rien de plus désagréable, alors pourquoi le faisait-il ?

« Je vous laisse faire, dans ce cas... Je... Vais vous faire confiance. »

C'est après avoir réfléchit que je préférais m'avancer, oser pour une fois, me fier à cet être. Tout le monde ne pouvait pas être méchant, hein ? Il était comme moi, alors pourquoi devrais-je me méfier ? Après tout, nous étions plus ou moins de la même race. Je le regardais, essayant de lui sourire un peu, ce dernier étirant mes lèvres en un coin.


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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mer 13 Jan - 14:58


Ha cette tendre innocence! Si rare et si précieuse! Et, pourtant, je m'apprêtais à la souiller, et ce sans aucun remord. Bien sûr, je ne te causerais aucun tort, je serai doux et ton corps en frémira. Tu m'avais donné la permission, t'assurant même que cela ne me dérange pas. Comment, dites moi diables et démons, cela pourrait-il me déranger? N'était-ce pas le plus beaux des cadeaux d'apprendre le plaisir charnel à un être si candide? Combien, en cet instant précis, d'êtres sombres devaient-ils me jalouser au point de s'en mordre les lèvres? D'enfoncer leurs propres crocs dans leur propre chair ou de se ronger les ongles? Mon petit Donovan, tu étais si délicieux, ton odeur me taquinait le nez, enivrait mes sens. Certes, tu n'étais pas humain, pourtant, mon appétit se réveillait et ma vraie nature suivait. Je voulais te dévorer. Je ne voulais pas prendre qu'une mince et délicate bouchée. Non, tu me donnais de ces envies dites inavouables. Le parfum des roses devenait souvenir du passé, ton odeur prenant le pas sur toutes autres. Ô mon cher, allais-tu me rendre fou? Ce mot, érection, à la résonnance normalement si perverse, si obscène, mais qui, contre toute attente, devenait bien pure sous le son de ta voix avait le don de m'émoustiller. « J'en suis certain. Si cela me dérangeait, je ne vous l'aurais pas proposé. Ne croyez-vous pas? »

Malgré tous mes désirs pour le moins lubriques, je gardai cette façade de gentilhomme, celle qui te plaisait et ne t'effrayait pas. Je ne voulais pas que tu me fuis, je ne voulais pas te voir détaler tel un lapin. J'en serais blessé, tu sais? J'étais bien décidé à te garder contre moi et à t'apprendre le monde des adultes, ce monde que tu aurais du rejoindre depuis un moment. Au fond, c'était aussi une lourde responsabilité. Je me devais de faire en sorte que tu aimes, que tu en jouisses, et pas seulement physiquement. Et c'était bien ce que je comptais faire. Ton plaisir passera avant le mien, je veux te voir haleter, épris de ces sensations grisantes que, probablement, tu ne comprendras pas. C'était l'objectif que je me fixais pour cette soirée. Crois-moi, je l'accomplirai. Tu étais inquiet de la douleur, c'était compréhensif. Une érection, jusqu'à sa délivrance, était bien un étrange mélange. « Il est possible que cela soit un peu douloureux. Je ferai de mon mieux pour que ce ne soit pas le cas. Mais, si ce l'est... » Je laissai un instant en suspend mes mots, agrippant tes petites mains - je pouvais les englober des miennes, soudain bien grandes - et les déposant sur mes larges épaules. Mes lèvres se rapprochèrent des tiennes, y murmurant d'un souffle chaud, fiévreux : « Accrochez-vous à mes épaules et venez m'embrasser.»

Jouais-je de ton innocence? Peut-être. Mais, en réalité, n'était-ce pas pour ton bien? Les baisers font oublier bien des choses. Douleur, incompréhension, incertitude. Ils ont tendance à plonger dans l'excitation, à rendre complètement dingue. Et je voulais que tu te perdes dans ce si exquis moment. Mes yeux ne quittaient plus ta prunelle, s'ancrant dans ce bleu dont les cieux auraient été jaloux. J'apercevais du coin de l'œil ce petit geste qui vint remettre en bataille tes cheveux. Si tu aimais être débraillé, je te promets donc qu'à la fin de notre soirée en tête à tête, tu le seras complètement, au point où tes mèches blondes partiront dans tous les sens. Enfin! Enfin, tu acceptas mes bons soins, m'accordant cette confiance que tu ne devais pas. Tu tombais entre mes paumes et tu y valserais sous le plaisir. Je saurais m'occuper de toi comme nul autre. Un fin sourire creusa mes promettes. J'étais heureux, j'étais ravi. Allez, mon petit Donovan, jouons toute la nuit, veux-tu? « Je ne vous décevrais pas, c'est une promesse. »

Je ne sus me retenir et je me pourléchai les lèvres, passant méticuleusement ma langue sur mes canines. Ô si délicieux! Your body is calling, I wanna answer you. J'avais l'impression que chaque fibre de ton corps m'appelait, me désirait. Elle voulait que j'éteigne ce feu dont, pourtant, je ferai de mon mieux pour alimenter. J'y mettrais de l'huile, je l'enflammerai. Mes yeux délaissèrent finalement ton regard, longeant ton corps jusqu'à nos bas-ventres. Ton membre était pressé au mien. Dur, adorable, un gland rosi sous le froid et la brise. Qu'avais-je envie de le réchauffer! Lentement, mes prunelles remontèrent à nouveau. Je ne voulais manquer aucune de tes expressions. J'étais certain qu'elles vaudraient le détour. Doucement, une de mes mains glissa vers le bas de tes fesses, l'empoignant et te soulevant quelque peu afin de te rapprocher. Sois près de moi, partage mon souffle. Mes doigts cherchèrent à se glisser près de ton intimité, ils voulaient tant la toucher, la pénétrer, se mettre au chaud. Cependant, je les retins. Bien sûr, cela viendrait. Mais pas tout de suite. Ce serait trop pour le premier coup et je ne voulais pas t'effrayer. Peut-être avais-tu commencé à me faire confiance, toutefois,  je pouvais aussi aisément la perdre. Ce n'était pas infaillible, je ne pouvais me reposer sur un sentiment si éphémère dont de simples gestes et de simples paroles suffiraient à le briser. Tu n'avais besoin que d'avoir peur, trop peur, et tu m'échapperais comme les grains de sable s'écoulent entre les doigts. Il en était tout bonnement hors de question. Je t'enfermerai dans une cloche en verre s'il le fallait.

Mon autre main, quant à elle, serpenta un flanc, puis une hanche. Elle s'approcha avec lenteur de ton anatomie, caressant et effleurant du bout des doigts ta peau laiteuse. C'était avec une délicatesse exagérée que je vins l'étreindre, mon pouce se pressant doucement sur ton gland. Ma prise se resserra au fur et à mesure que j'entamai un va et vient langoureux. C'était un rythme lent, mais soutenu. Je ne voulais pas t'engager tout de suite dans des mouvements trop brusques, je voulais prendre mon temps. Nous avions toute la soirée pour ce faire, n'est-ce pas?

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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Lun 15 Fév - 16:14









Cet homme était gentil. Tout du moins, une petite voix dans ma tête ne cessait de me le dire, de me chuchoter que je devais lui faire confiance. Cet homme, je le laisserais m'approcher. J'aimais son odeur, autant que de son regard. Il était comme... Hypnotique. Penchant la tête sur le côté, je semblais réfléchir alors qu'il continuait de parler de cette voix si douce, si angélique. Mais n'était-ce pas un démon ? Est-ce qu'un démon pouvait être angélique ? Des questions, encore des questions. D'ailleurs, pourquoi m'appelait-il ainsi ? On m'avait toujours dit « tu » et non pas « vous »... Cette façon de s'adresser à moi était assez préoccupante, du fait que jamais ni personne n'avait prit la peine de m'en honorer. Puis après tout, ce n'était pas que pour les grandes personnes, ça ? Alors pourquoi est-ce qu'il ne me disait pas simplement « tu » ? Quelle drôle d'homme. Subitement, mon coeur s'accélérait. Ses paroles me mirent mal à l'aise. Est-ce que ça pourrait réellement faire mal ? Non, je ne voulais pas ! Je n'avais jamais aimé aller chez le docteur, ni le médecin. Sauf que lui, est-ce qu'il était médecin ? Ou peut-être qu'il s'y connaissait ? Il m'avait déjà apprit un nouveau mot, donc je suppose que je pouvais lui faire confiance. Je l'espérais. Mes mains tremblantes, je l'entourais, regardant ses poignets qui avaient l'air si grands par rapport aux miens.

« Douloureux ? Au... Au moins je ne risque pas de la perdre, hein ? Sinon, ça serait ennuyeux pour aller faire pipi... »

Ma voix se faisait anxieuse, tandis que je me tassais. Me faisant tout petit, je m'agrippais à ses épaules, lui qui était si grand. Moi aussi, je voulais être grand comme ça ! Mais non, j'étais loin d'y arriver. On m'a toujours appelé « petit » ou « nabot »... Tous ces synonymes que je semblais connaître par coeur, comme une de ces leçons que m'apprenait les nobles, à l'époque. Ou un peu comme les règles de ce manoir que je devais savoir... Même si ce n'était pas le cas.

Je ravalais ma salive, pensant à cette chose qui durcissait... Ce n'était pas normal, j'avais peur. Je me rapprochais de lui, n'osant pas regarder. Et si quelque chose de bizarre en sortait ? Je sentais que ça poussait, que ça se réchauffait. C'était difficile de ne pas remuer un peu les jambes de bas en haut, l'une après l'autre. C'était désagréable et je n'aimais pas du tout cette sensation de malaise. J'espérais qu'il allait vite me guérir, car là, ça faisait mal. Ça tirait, poussait et je me mangeais l'intérieur de la bouche. Il avait promit, hein ? Les grands, quand ça promettait ils devaient tenir parole. Mais souvent, ils mentaient, disaient ça juste pour me faire plaisir avant de rire. Je n'aimais pas les paroles en l'air.

« Vous... Vous avez promis, hein ? Alors j'espère que vous tiendrez promesse... Certains adultes préfèrent mentir. »

Je bafouillais un peu. Pourquoi ? Je ne savais pas. C'était bizarre. Est-ce que la timidité, c'était ça? Plus Mathias se faisait doux, plus j'avais l'envie de me lover dans des couvertures, m'y enfoncer et ne plus jamais en sortir. Qu'il... Ne me regarde pas. Pourquoi je pensais ça ? En quoi est-ce que je voulais me cacher ? Et comment allait-il guérir cette chose ? Ih ! Je sursautais en le sentant m'agripper, me resserrant encore plus contre son corps. La brise n'était plus qu'un mauvais souvenir car, maintenant, j'avais chaud. Enfin, à demi chaud. Presque chaud ? Ou juste à l'intérieur, car ma peau était froide. Il y avait ces petites choses granuleuses qui apparaissaient lorsqu'il y avait du vent, mais cette fois-ci je ne pouvais pas mettre ma fourrure. Je devais d'abord le laisser me soigner avant toute chose.

Néanmoins, ça n'avait pas prit plus de temps à disparaître. Sous sa main brûlante, je me réchauffais, soupirant doucement en me lovant contre lui comme à un énorme nounours, laissant ses caresser me bercer. Il était doué, pour ce genre de doudouces. J'avais de la chance. C'était comme les papas que je pouvais voir de temps en temps. Ils caressaient amicalement leur enfants, sans que je ne sache pourquoi. D'ailleurs, pourquoi n'avais-je jamais pu avoir ça, moi ?

« H-hn. »

Qu'est-ce que c'était ? J'ouvrais l'oeil, alors que je me redressais en frissonnant. Ce n'était pas à cause du froid, mais à cause de ses caresses. Pourquoi est-ce que je grelottais alors qu'il m touchait ? P... Pourquoi est-ce qu'il me touchait là?Peut-être qu'il examinait simplem- ... Nh. Un autre soupir, plus fluide, alors que je m'abaissais un peu plus, ma tête rentrant entre mes épaules. C'était agréable, j'avais comme l'impression qu'il me retirait cette barrière m'empêchant de faire sortir quelque chose... Je ne savais pas réellement ce qu'il se passait, mais c'était loin d'être douloureux. J'aimais bien, ça me berçait. Encore... Encore un peu. Ma queue avait disparu en même temps que mes oreilles ou ma fourrure, n'est-ce-pas ? Je n'avais pas encore franchement fait attention, vu que le corps de Mathias me réchauffait. Il faisait office d'une grande fourrure ou plutôt, une couverture câline. Souriant, je riais de ma propre vision, de l'imaginer en couverture.

Un autre frisson. Pourquoi est-ce qu'il répétait le mouvement ? D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'il frottait mon... Enfin ma ... Pourquoi ? Est-ce qu'il fallait le réchauffer ? J'y jetais un coup d'oeil, paniquant un peu. Le bout... Il était tout rouge et humide ! Qu'est-ce qu'il faisait ?! Je n'osais rien demander, de peur de le déconcentrer alors qu'il était bien gentil de m'aider. Mais je devais avouer avoir peur, le trac, le coeur qui battait vite. Alors je m'étais agrippé à nouveau et avait posé ma bouche sur la sienne pour l'embrasser. J'aimais bien, il sentait bon. Ses lèvres étaient chaudes et les miennes plutôt froide, à cause de ma bouche qui était restée entre-ouverte. Elles étaient un peu gercées, alors je voulais les mettre au chaud. Puis, il avait eu l'air de bien apprécier de petits câlins du genre, alors... J'essayais de lui faire plaisir. Mais c'était difficile, vu à quel point je me concentrais sur sa main. Elle montait et descendait dans un rythme hypnotique, alors que je déglutissais.

« C'est.. Vraiment chaud. C'est normal ? J'ai le coeur qui bat vite... »

Je bougeais à nouveau les jambes, plutôt gêné de ces sensations. J'avais l'impression que ça rongeait mon corps, que j'étais incapable de m'en défaire. Mathias, j'ai un peu peur. Est-ce que c'est grave ? J'espérais que non, car je ne voulais pas mourir, pas maintenant. Si ça se trouve, c'était mortel ! Si ça se trouve, il se trompait ? J'espérais que non, alors que je revenais lui offrir des bisous, vu qu'il semblait les apprécier. Même ma voix était bizarre... Elle était un peu plus grave, alors que ma respiration devenait folle. Je n'arrivais pas à la retenir, à la contrôler comme d'habitude. Elle semblait n'en faire qu'à sa tête et décider d'elle même, alors que je griffais doucement la peau de l'homme sans faire exprès.


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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mer 17 Fév - 13:53


Personne n'aime la douleur, ni toi ni moi. Seulement, j'avais décidé de ne pas te mentir et de te dire vérité, tout du moins, en ce qui concernait ton membre dressé. Je ne voulais pas que tu me fuis et je savais que, pour ça, je devais te mettre en confiance, t'embobiner sous de belles paroles. Souvent, elles étaient entre le mensonge et la vérité, flottant entre la mince frontière qui les séparait. Vois-tu, certes, cela pouvait s'avérer douloureux, mais ce serait d'une douleur à te rendre fou, de celle qui exalte et fait perdre ses moyens. Ce ne serait pas une souffrance répugnante, de celle qui révulse et terrifie. Non, ce serait de celle qui envoûte, de celle qu'on souhaite même ressentir davantage. Ai-je dit que personne ne l'aimait? Pardon, je mentais. Certaines, parfois, se révèlent étrangement grisantes et ce serait le cas ce soir. À nouveau, tu prononças ces mots innocents et, pour une unième fois, je dus me retenir de pouffer. C'était un petit rire de tendresse qui cherchait à s'évader, rien de bien méchant. Sauf que je ne voulais pas t'offusquer. Tu étais si frêle, si naïf. Si je le désirais, je pouvais te leurrer et t'emmener à croire des inepties. Toutefois, j'avais assez de décence pour contenir mes envies de misère tout comme de démon. Ne me jouais-je déjà pas assez de ta candeur?

« Ne vous en faites pas, vous ne la perdrez pas. » Et un sourire étirait mes lèvres, un qui se voulait attendri, doux et compatissant, un peu comme celui d'un père. Je n'étais pas dupe. Je ne croyais pas, au fond, que tu connaissais réellement autre chose que l'amour familiale qui, probablement, n'était que fantaisie à tes yeux. Je n'avais pas l'impression que tu en avais été choyé. On aurait plutôt dit que tu en avais été privé. Bien que je pouvais te donner réconfort et un semblant d'amour, ce ne serait, en définitive, jamais celui d'un père ou d'un frère. Je ne pouvais que te câliner et te prendre dans tes bras de la façon dont le ferait un amant, une amourette. Je ne pouvais que me glisser dans tes draps et je ne saurai que t'y border d'une comptine ou d'une berceuse. « Ce n'est pas une douleur très vive, mais j'aime mieux vous prévenir. » Rajoutai-je d'une voix emplie de tendresse. C'était des murmures, de vilaines palabres. Cependant, je savais qu'elles pourraient plus ou moins t'apaiser. Je ne voulais pas t'effrayer, et ce même si je me retrouvais sous mon apparence d'incube. Les éclats ambrés de mes iris se mêlant à ceux des rubis, se perdant de plus en plus dans des teintes rougeâtres. Ha, sérieusement, je m'excitais un peu trop, tu m'excitais un peu trop de par ta gêne, ton inconfort et tes gestes. Toi qui étais si pur, te voilà qui se tassait, se recroquevillait contre moi, contre le méchant loup que tu ne connaissais pas encore.

« Je ne vous mens pas, je vous le jure. Cela peut prendre un peu de temps, mais vous serez bientôt soulagé. La réaction de votre corps est naturelle, n'en soyez ni outré ni effrayé. » Susurrai-je à tes oreilles, amusé de constater que tu savais au moins que l'on pouvait te mentir, que les adultes étaient tout sauf des saints. Même les anges n'étaient pas exemptés de la noirceur des désirs et de la vilénie des mensonges, ne serait-ce que ceux de politesse. Seulement, pouvais-tu reconnaître le vrai du faux? Savais-tu différencier les gentils des méchants? Ça, j'en doutais fortement, la preuve étant que tu étais dans mes bras, que tes petites mains s'agrippaient à mes épaules imposantes. Ta fourrure avait disparu, signe que tu te réchauffais. Les chaleurs montaient, me trompais-je? C'était l'excitation. L'excitation qu'aucun homme ne pouvait renier. Elle venait et partait sans demander son reste. C'était un tyran qui, une fois présente, prenait le contrôle. Allez, mon petit Donovan, il ne te reste plus qu'à te laisser bercer par elle, laisse-toi envoûter, laisse-toi piéger par le moment. Je peux te garantir que tu ne le regretteras pas.

Tes réactions étaient plus délicieuses les unes que les autres et cette envie de te mordre, de prendre une bouchée, devenait si forte. Mes crocs me démangeaient et, pour les calmer, j'y passais ma langue. Allons bon, mes instincts se réveillaient un peu trop. Il fallait les calmer et, pour ça, je me concentrai sur mes gestes, sur toi, sur tes réactions. Je voulais que tu frisonnes davantage, je voulais que tu laisses passer ta douce voix un peu plus, je voulais, en fin de compte, te voir épris du plaisir. Ma main enlaçait ta verge, épousait ses courbes à merveille, et je m'étais mis à bouger, à cajoler ce membre si longtemps délaissé. Le pauvre, il avait du souffrir. Comme je t'avais appris, comme je t'avais dit, tu vins m'embrasser. Je ne crois pas que ce soit sous la douleur, car tu aimais ça, ton corps en frémissait, mais plutôt sous une certaine peur. C'était, après tout, l'inconnu. Pour toi, ces sensations relevaient du mystère. Tu ne les avais jamais ressenties et il était de mon devoir de faire en sorte qu'elles te plaisent, qu'elles enlisent tes sens et que, après cette soirée, tu en deviennes dépendant. Car oui, je voulais que tu le deviennes, que tu deviennes dépendant de mes baisers et de mes caresses, que tu ne saches, désormais, te passer de ma chaleur. N'était-elle pas réconfortante et agréable? Bien plus qu'une maigre couverture?

« Ne vous en faites pas, c'est normal. C'est l'excitation. Elle vient souvent de paire avec une érection, surtout lorsque l'on s'en occupe. » Je devais avouer que ce n'était pas très romantique ainsi dit. Cependant, je ne croyais pas que tu t'en préoccupais. Je crois, plutôt, que d'autres choses te taraudaient l'esprit, des choses probablement plus importantes. Que crois-tu qu'il adviendra dans les minutes qui suivent? À vrai dire, j'aimerais pousser plus loin ma chance et le vice, mais je savais que je ne le ferai pas. Aujourd'hui, nous nous contenterons des bases, je ne ferai que te masturber. Toutefois, demain ou après demain ou le jour qui viendra à sa suite, lorsque tu reviendras me voir, car je te dis que tu reviendras vers moi, mon adorable Donovan, là, je te montrerai un peu plus. J'irai à petits pas, je prendrais mes précautions et même si ma main s'agrippe avec envie à l'une de tes fesses, mes doigts se crispant autour de l'amas de chair, je me contiendrais. Tout vient à qui sait attendre.

J'augmentai légèrement le rythme, enserrant davantage ton anatomie. Mon étreinte était forte, bien qu'elle était loin de devenir désagréable. Je ne faisais que mettre une petite pression, de celle qui te forcerait à jouir et, pour ma part, je tairais ce fait gênant. Le savais-tu? À mon tour, je réagissais et mon pantalon devenait bien étroit, une vraie prison de tissu. À chaque fois que tu bougeais tes jambes, tu t'y pressais quelque peu et j'en frissonnais. Tu alimentais mes désirs encore et encore. Tes bisous, lentement, je venais les changer en baiser. Lentement, je venais dévorer ta bouche, tes lèvres. Lentement, ma langue s'introduisait et cherchait la tienne afin de l'engager dans un langoureux ballet.          
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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Jeu 3 Mar - 13:50









Je pouvais sentir son souffle brûlant contre moi. Mais il n'y avait pas que ça. Tout son être, même sa peau était en train de me réchauffer. Petit à petit, elle me consumait, m'anéantissait. Je me mordillais la lèvre alors que les siennes me semblaient si attirantes. Tremblant, je m'en rapprochais, écoutant ses paroles comme celles d'un sage. Il était beau. Il semblait tellement protecteur. Je n'avais plus envie de quitter ses bras. Peut-être que c'était ça, se sentir comme dans une famille ? À vrai dire, je ne savais pas trop. Mais en tout cas, j'avais le même sentiment heureux que ces personnes, celles que je voyais aller et venir, parler et rire, enlacer leur partenaire. Est-ce qu'il aimait lui aussi m'embrasser ? Tout du moins, il en semblait ravi. Rassuré de ses paroles, je souriais un peu plus, bienveillant. Mais tu sais, Michael, ce n'est pas réellement ce que tu penses. Tu ne connais pas grand chose à l'attirance, n'est-ce-pas ? Avoir envie de quelqu'un et avoir envie d'être avec quelqu'un n'était pas la même chose, mais tu t'en fichais. Tu n'as jamais eu de fortes émotions et encore moins, du contact avec les gens. Alors tu cherchais refuge chez lui, chez cet incube qui avait réussi à capturer ton regard. Tu étais naïf, Mich. Terriblement naïf. Mais c'est certainement ce qui t'allait le mieux. Là, tes yeux pétillaient, ton iris semblant plus vive et ta pupille plus attendrie.

« Je pense que j'ai connu pire... En douleurs. »

Mon oeil m'avait fait atrocement mal, ce jour là. Pourtant, je m'y étais fait. Alors je ne faisais plus trop attention à ce qui était douloureux, préférant me rappeler et me dire qu'il y avait toujours pire. La façon dont cet homme parlait était tellement ... Incroyable ! C'était le mot. On aurait dit un médecin, il semblait tellement bien s'y connaître ! Je m'y sentais bien, alors que je me racrapotais contre son torse. Un frisson, puis un deuxième. Que m'arrivait-il réellement ? C'était nouveau, désagréable mais si addictif. Puis, je sursautais, avant de baisser le regard vers sa main qui semblait doucement bouger. Pourquoi le frottait-il comme ça ? Encore ces frissons. Ils n'arrêtaient pas, ils allaient et venaient. Tu ne t'entendais même pas soupirer, tu te rends compte ? Ton souffle commençait à se faire difficile, alors que tu jetais un coup d'oeil à cette main qui cajolait ton anatomie, la flattant sans plus de manières. Il semblait savoir s'y faire, vu qu'il était à l'aise avec la tienne.

Sans savoir ce qu'il faisait, je reportais mon attention à lui. Son entrejambe semblait aussi mal en point ? Est-ce que c'était contagieux ? Je m'en inquiétais un peu, avant de sentir qu'il était aussi devenu dur. Un sentiment de gêne venait, alors que je m'en voulais. Ce n'était pas mon but de lui rendre à son tour cette chose, alors j'espère qu'il ne m'en voudra pas et qu'il guérira vite.

« Alors... Vous avez aussi une érection ? C'est... C'est douloureux ? »

Tu avais posé cette question tellement naturellement que c'en était adorable. Puis, de ton oeil, tu le fixais tel un petit chat, le regard plein de malice et de désir. Tu ne te contrôlais pas, mais tu étais bien accroché à lui, échappant un autre soupir entre sa main calleuse. Mais son autre main, tu ne la sentait pas arriver, alors tu faisais un bond, sursautant fortement. Je ne comprenais pas pourquoi il massait mes fesses, mais ça devait être... Un peu agréable. Sa main était chaude et j'aimais sa proximité.

« Ah...Hn. »

J'étais obligé de me pencher vers l'avant, m'agrippant à lui alors que je soupirais. Mais d'où sortaient tout ces sons ? J'étais un peu paniqué, déboussolé. Je ne savais pas pourquoi j'avais si chaud et encore moins, pourquoi cette odeur me rendait fou. J'avais envie... J'avais envie de... Tu t'étais bizarrement jeté sur les lèvres du démon, lorsqu'il s'était lui aussi approché pour t'embrasser. Lui s'y connaissait et semblait vouloir sortir le grand jeu alors que c'était ta première à tout. Il t'avait volé ce french kiss, alors que toi aussi, tu sortais la langue pour aller caresser la sienne, frissonnant car tu n'avais pas l'habitude.

Elle était si chaude. Si agréable. Je caressais sa langue avec la mienne, sans savoir réellement pourquoi je le faisais. Mais en tout cas, je me sentais rassuré. Là, au moins, je ne me sentais pas seul et j'évitais de pousser ces horribles geignements. Alors que me serrais à lui, tout en quittant ses lèvres pour reprendre un peu d'air.

« Et vous... ça va aller ? »

Je m'inquiétais pour lui. Il semblait si dur et je ne pouvais rien faire, mis à part l'imiter ? Mais je n'étais pas fort en médecine, moi. Alors que je venais poser ma main entre ses jambes, je le touchais, semblant ennuyé.

« J'ai l'impression que c'est...pire que moi. »

Elle était grosse, bizarrement trop grosse. Avait-elle gonflé ? Est-ce-que moi aussi j'allais devenir aussi gros ? C'était bizarre, cette taille. Alors je voulais enfin faire quelque chose et lui faire plaisir. Je voulais le soigner et qu'il soit un peu plus décontracté, même si son odeur, pour le moment, était tout bonnement horriblement enrichissante.

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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Mar 5 Avr - 7:17


Pauvre enfant! À tes mots, j’étrécissais le regard, l’air compatissant tout comme inquiet. Dire que tu as connu pire, c’en était attristant, si déprimant. Toi qui étais si jeune et qui avais connu tant de misères. Même si une petite sympathie rôdait, j’avais pourtant l’intention de jouer au bourreau, de t’apporter davantage de ces tendres misères et de t’entrainer dans une déchéance dont tu ne te relèverais pas. Je n’étais pas un ange, mon adorable Donovan, je n’étais qu’un vulgaire démon. Et l’incube que je suis souhaitait t’enliser dans le plaisir, tant et si bien que tu ne sauras jamais y échapper, que, jour après jour, l’envie de passer sous mes draps, de profiter de ma chaleur et de mes bons soins, grandira jusqu’à devenir une drogue.  Plus addictif que l’alcool, plus addictif que l’opium; tes pensées s’orienteront vers mon unique personne. Aux premiers abords, lentement, puis de plus en plus fréquemment. Il n’y aura plus que moi pour hanter ton esprit; savais-tu que les incubes étaient avides? Avares et égoïstes? Je le suis aussi parfois, je ne fais pas exception à la règle, et, dès lors que je t’ai emprisonné dans mes filets, dès lors que je me suis présenté dans le jardin, j’avais décidé de te faire mien. Tu étais trop pur; je te voulais. Si je me laissais bercer par les gamineries, je dirais que c’est de ta faute. Si candide que j’ai besoin de t’entacher.

« Alors, dorénavant, je ferai en sorte que vous ne subissiez pas pire; que la douleur du passé reste celle du passé et que votre futur soit beaucoup plus agréable, loin des souffrances. » Murmurais-je tout en déposant un doux baisé contre ta paupière blessée, fermant les yeux un instant. Ha, si fragile. Sursaut et soupir, tout attisait mes désirs et je devais me contenir. Je ne voulais pas accélérer le rythme, car s’il devenait plus rapide, ne viendrais-tu pas rapidement? Tu étais jeune, inexpérimenté, je doutais que tu saches te retenir et je voulais profiter longuement de cette soirée. Alors, les mouvements redevenaient lents, langoureux et pesés. Mon pouce caressait ton gland doucement, pressant par moment l’urètre. Frémis, frissonne, perds la tête. Veux-tu?

« Ce l’est un peu, je l’admets, mais pas assez douloureux pour que je me sente souffrant. C’est que je suis moi aussi excité. » Soufflais-je, le regard mielleux. Que feras-tu si je te disais que j’avais mal? Je croyais que tu chercherais à atténuer ma douleur. Tu étais si gentil, si innocent, comment pourrais-tu ne rien faire? Tu répondais à mon baisé, docile, emmenant ta langue à la mienne. Elles tournoyaient, dansaient, et ce même si ce n’était pas tout à fait gracieux. Ta maladresse était attendrissante, plus que je ne l’aurais cru. Ne t’en fais pas, je t’apprendrais. Je t’apprendrais tout. Seulement, il fallut reprendre notre souffle, respirer un bon coup, et tu en profitas pour glisser ces quelques mots. Tu t’inquiétais pour moi, pour le démon que je suis. Ne sois pas si naïf, ça me donnait envie de te croquer, de te dévorer tout cru. Comment résister?

« Je suis plus grand que vous, c’est normal que ce soit plus gros lorsque j’ai une érection. Il n’y a pas lieu de s’inquiéter. »Riais-je tendrement, un sourire aux lèvres. Je te laissais me toucher sans me plaindre. Pourquoi m’aurais-je plains alors que tu m’enchantais, me faisais si plaisir? Rien que de prendre l’initiative était quelque chose qui remontait ma bonne humeur. Elle touchait des sommets. Tu voulais m’imiter, mais, pour ce faire, il faudra détacher mon pantalon. « Je connais une façon de nous soulager à deux. Vous permettez? » Que j’avançai, sachant que la réponse de ta part serait probablement positive. Les rennes étaient miennes et tu ne cherchais pas à prendre le contrôle de la situation. Comment aurais-tu pu? Tu ne connaissais rien et, malveillant que je suis, j’en profitais. Ma main délaissa tes fesses, si rondes et chaudes, et vint se porter à mon propre pantalon. Là, je délogeai avec délicatesse ta main, la tassant un peu sur le côté, et je sortis mon propre membre. Plus gros, plus imposant que le tien, certes, mais tout aussi excité.

« Rapprochez-vous un peu. » Te susurrais-je chaudement. J’attrapai nos deux verges presqu’aussitôt, les appuyant l’une contre l’autre et les enlaçant de ma large main. L’autre repris sa place désigné sur tes fesses, te soutenant un peu mieux contre mon corps, tandis que je relançais les mouvements de vas et viens d’une étreinte un peu plus forte. Plus rapide pour monter et plus lent pour descendre, mes gestes étaient habiles, atrocement précis et délicieux. Ma queue de diable fouettait l’air, la battant furieusement sous la joie, le désir, le plaisir, alors que je me mordis un instant la lèvre inférieure de mes canines. Je te disais que je me contiendrais, j’étais bien assez vieux pour mettre un frein à mes envies charnelles, cependant, c’était difficile. C’était une torture de me montrer sage et ne pas te dévorer. J'étais une bête. Il n’y a rien de mieux qu’un âme innocente, charitable, généreuse, gentille, douce… Je veux la marquer de ma présence. Je veux te marquer; te marquer suffisamment pour que l’on sache que tu es à moi et que je suis le seul à pouvoir te toucher comme je l’entends. Aucun autre n’est alloué à t’approcher et, Donovan, tu ne seras pas alloué de te toucher autrui, de te souiller et de te salir. Cela faisait longtemps, je t’avoue, que ma possessivité avait montré le bout de son nez. Seulement, une fois présente, elle ne déroge pas. J’espère que tu sauras l’apprécier, ne serait-ce qu’un peu.
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MessageSujet: Re: Une froide soirée d'été. { Feat Mathias ♥   Jeu 23 Juin - 1:35









J'étais soucieux. Alors que la chaleur avait fait office de foyer à l'intérieur de mon corps, je ne ressentais désormais plus ce froid qui amenait la nuit. Néanmoins, je me plaisais à me retrouver auprès de sa peau, elle qui était si chaude. Ses paroles me semblaient comme celles d'un protecteur, celle d'un homme qui pourrait me garder auprès de lui sans me forcer à obéir à telle ou telle chose. Est-ce que j'avais enfin trouvé un maître, quelqu'un rien que pour moi ? Si ça se trouve, je me trompe peut-être. Mais bizarrement, son regard me disait le contraire. Il voulait que je crois en lui, comme lui croyait en moi. Son regard semblait si doux, si chaud, si tendre... Un peu comme le parfum d'une fleur, à la rosée du matin du printemps. Il était gentil, attendrissant et voulait juste mon bien... Au final. Alors, je me laissais faire. Ce baiser, ces lèvres me semblaient familières, comme celles d'une maman, de quelqu'un qui souhaite en protéger un autre. C'était agréable, j'aimais bien. Mais déstabilisé par ses gestes, je ne pouvais que suivre peu le sens de ses paroles. Était-ce la fièvre qui me mettait dans un tel état ? Ravalant ma salive, j'essayais de l'écouter. Lui aussi avait un peu mal, non ? Est-ce que cette maladie se transmettait ? Sa voix me semblait bouillante et je prenais plaisir à sentir ce souffle contre ma peau. Mais ce sourire lui allait bien. Il rendait son visage radieux, même avec ses attributs de démon. J'aimais beaucoup cette dentition qui se rapprochait de la mienne, tout comme ces cornes qui ornaient le haut de sa tête. N'étaient-elles réellement pas trop lourdes ni trop gênantes ? C'est vrai que tout était grand, chez lui. Ou peut-être que c'était moi, qui était trop petit ?

« D'accord... »

J’acquiesçais et je déplaçais mes mains, observant à mon tour son entrejambe. Bizarrement, j'eus le réflexe de rougir. C'était le sexe de quelqu'un d'autre, celui qu'il utilisait pour faire ses besoins. C'était étrange, mais en quoi est-ce que ça pouvait me mettre mal à l'aise ? Après tout, le mien aussi était en dehors de ses vêtements. Il bougeait et moi aussi. Je me rapprochais comme à sa demande, avant de sentir un grand frisson. Est-ce qu'il avait mal à la main, à vouloir économiser du temps ? C'était peut-être plus pratique, mais je me sentais un peu plus ... Mal à l'aise. Ma peau se frottait à la sienne. Nos sexes étaient collés l'un à l'autre, pourquoi est-ce que ça me semblait bizarre? Est-ce que ça se faisait réellement ?

« Je... Je me sens bizarre... »

Je plissais les yeux, alors que mon corps tremblait. Je n'arrivais plus à le retenir et le voilà qui partait dans la folie, me donnant des coups de chaleur, des frissons que je ne pouvais pas contenir. Puis voilà que je m'agrippais à ses épaules, me serrant contre son corps pour plus de soutiens. Je le prenais dans mes bras, lui qui me semblait si grand, si protecteur... Et je soufflais contre son oreille, les joues rouges. C'était comme s'il cherchait à me vider de mes forces, à avoir quelque chose. Quelque chose voulait sortir, mais quoi ? Je devais aller aux toilettes ? Pas maintenant, non ! Je me retenais, mes doigts s'agrippant à sa chevelure.

C'était agréable, mais je ne pouvais pas lui dire que je devais faire pipi, si ? Je ne devais pas faire sur lui, non ! Puis, j'essayais de me concentrer sur autre chose et je ne pu qu’apercevoir sa queue qui semblait énervée, allant de droite à gauche. Est-ce que ça lui faisait si mal que ça ? Moi, ce que j'aimais bien, c'était qu'on me caresse la mienne. Ça avait le don de m'apaiser. Alors, en tendant la main, j'essayais d'attraper tendrement celle qui se balançait, de mes doigts. Je ne serrais pas, juste pour la prendre et pour la caresser avec douceur. Peut-être que ça pourrait le calmer à son tour ?

« Elle semble énervée... »

Que je soupirais, même si ma voix peinait à sortir, à prononcer le moindre mot. Je gémissais bizarrement, alors que mon pouce se frottait contre la drôle de texture noire, l'autre main effleurant à peine la base. J'espérais ne pas lui faire mal, car je sais que ce genre d'appendice était délicat... Je me rappelle souvent, des fois où on s'amusait à tirer sur la mienne. Je n'aimais pas, ça faisait mal dans tout le corps. Alors j'essayais d'être doux, tout comme lui l'était avec moi.

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